RÉTRO RIXENSART

  • 1724 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (VI/5)

    1720 L'été '44 des Coenraets c Pascal Van Goethem 20.jpg

    Quatre des sept enfants de Paul et Marthe Coenraets posent avec les chèvres devant la maison familiale,
    ‘Chez Coen’ rue de Tombeek à Rosières. Au centre, Michel en culotte courte.

    Josette Pire, épouse de Pierre van Haute et fille du général Pire : 

    "Pour ceux qui n'ont pas connu les restrictions alimentaires, il est malaisé de se figurer les problèmes que posait à cette époque le ravitaillement d'un nombre toujours croissant de convives jeunes et affamés. Peu d'entre nous oublieront les séances de traite de la chèvre récalcitrante et comment Jean-Pierre s'y prenait pour remplir à demi son pot à lait. Comment, un à un les moutons furent abattus, le dernier en date nous avait été offert par un voisin complaisant. Il fallait le ramener sur un parcours de 15 kilomètres. Ce fut Jacqueline qui se chargea de la besogne, et je la vois encore soufflant et tempêtant contre l'animal qui ne voulait pas avancer. Annette elle, avait une main de fée pour tout ce qui concernait la couture. Liliane, une âme d'artiste. Monique, la plus jeune, était curieuse en diable. Il y eut des leçons de flamand et de maths qu'un aîné donnait à Michel, et les longues discussions durant lesquels Guy prenait la parole et ne la lâchait plus.

    L'après-midi seulement nous apportait un peu de répit, et nous allions prendre un bain dans la piscine privée d'une villa voisine. Le temps à cette époque était radieux et nous suivions un petit chemin dans les bois, tous à la queue leu leu, aussi inoffensifs en apparence qu'un pensionnat en promenade. Dieu sait pourtant de quels secrets nous étions tous dépositaires! Ce sont ces soucis qui empêchaient souvent les parents de dormir, mais jamais ils ne se plaignirent que c'était trop, que nous les compromettions, qu'il valait mieux aller ailleurs.

    Le soir, bien tard, la vaisselle rangée, quand nous n'attendions plus personne, nous chantions sur le seuil de la porte, tous, petits et grands, avant de nous séparer pour la nuit". 

    Collection | VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1723 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (VI/4)

    1723 L'été 44 des Coenraets de Rosières (L'Armée Secrète et l'or du silance) c Pascal Van Goethem8 (1).jpg

    La Maquis House

    Michel Coenraets poursuit :

    « Nos agents de liaison arrivaient à tout heure, maman mettait une place en plus à table, parfois deux puis trois ... et le soir, attention le couvre-feu, plus question de circuler, on leur offrait à loger dans notre petite maison dans le haut de la propriété (la Maquis House) où, par sécurité, logeaient déjà mes grands frère et soeur. Après quelques semaines, la fille du général Pire arriva chez nous à la recherche de son père. La charmante Josette fut bientôt rejointe par son frère Jean, tous accueillis chaleureusement et mis à loger dans notre ‘petite’ maison ».

    Josette Pire, épouse de Pierre van Haute et fille du général Pire, fait le récit :

    « Au moment du débarquement allié en Normandie. J'étais alors seule chez une tante. Mon Père commandait l'Armée Secrète Belge et avait pris le maquis. Comment je parvins à retrouver ses traces serait bien trop long à dire ici, mais je me rappellerai toujours qu'un matin, je pris mon vélo et décidai d'aller le retrouver; je connaissais le nom du patelin qui l'hébergeait, mais il était évident que la moindre question aurait suscité la curiosité intempestive du village et aurait été de plus très dangereuse. Tout ce qu'on m'avait dit était ceci : « Vous trouverez bien ... une famille de sept enfants dans une propriété avec des serres à raisins, elle vous renseignera.... ». Je dois vous avouer que c'était un peu vague, mais pendant la guerre on ne regardait pas de si près et le fait est que je trouvai assez facilement. Le bruit et les cris qui sortaient de la maison m'y aidèrent quelque-peu.

    Je fus accueillie comme une sœur aînée et adoptée d'emblée. Je retrouvai là mon jeune frère qui avait également pris le maquis.

    La maison des Coenraets n'était pas trop vaste, et ce fut pour moi un problème constant de savoir comment toute la famille y trouvait place la nuit. Et il y avait quatre filles et trois garçons de 6 à 21 ans. Le jour nous étions tous dehors. Je dis tous, car à ces enfants venaient s'ajouter une foule de convives impromptus et plutôt compromettants. Ces invités, dont j'étais, ainsi que mon frère, avaient élu domicile dans une minuscule cabane au fond du parc. Il n'y avait qu'une pièce pavée au rez-de-chaussée, une petite échelle et un grenier avec quelques paillasses.

    En ma qualité de fille, j'avais reçu en partage la pièce du rez-de-chaussée qu'on avait munie d'un lit pour la circonstance ! Ce lit de fer, dont les ressorts entreprenaient le soir une danse syncopée! Au premier logeaient les garçons. Ils m'envoyaient toutes leurs poussières par les fentes du plancher. Il y avait quelquefois 6, 7 garçons qui arrivaient tard le soir et repartaient tôt le matin. Des travaux et des missions dont ils étaient responsables, on en parlait dans les coins, car cette maison servait de couverture à une activité qui se poursuivait jour et nuit.

    Collection | VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1722 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (VI/3)

    1722. 19440606 To the beaches of Normandy © US Navy.jpgDès l'annonce du débarquement, chez les Coenraets, la journée du 6 juin fut des plus rudes. À ce sujet, Michel Coenraets relate les activités que lui-même et ses frères et sœurs ont vécues en ce 6 juin 1944 :

    « Il faisait un temps à ne pas mettre un chat dehors. Bien entendu, les messages furent nombreux ce jour et mes frères et sœurs ont dû à plusieurs reprises sortir (remplir une mission). Cette journée fut d'ailleurs le point de départ d'une intense activité du QG de l'Armée Secrète. La mobilisation avait été ordonnée quelques jours auparavant. Le général Pire avait à préparer la libération de la Belgique. »

    C'était aussi le stress de tous les jours, hurlements des sirènes, bombardements qui n'épargnent pas les civils proches des cibles, Allemands vindicatifs sentant venir la défaite et multipliant les rafles, les exécutions, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l'envoi de jeunes gens en Allemagne. Les greniers sont pleins de ces jeunes réfractaires qui s'y cachent, faute d'avoir pu rejoindre les maquis (1).

    __________
    (1) VANDER CRUYCEN Yves, in Vers l’Avenir, 6 juin 1994
    (2) Photo | US NAVY, To the beaches of Normandy, June 1944

    Collection | COENRAETS Michel Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1721 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (VI/2)

    C'est, en règle générale, par la BBC que nos concitoyens apprennent le débarquement du 6 juin 1944 : « Les sanglots longs des violons blessent mon coeur d’une langueur monotone ». L'annonce du débarquement provoque en Belgique une joie unanime - à quelques exceptions près bien sûr - et tous nos compatriotes sont tendus vers les nouvelles venant de Normandie (1).

    1720. L'été '44 des Coenraets c Pascal Van Goethem 5.jpg

    Chez les Coenraets, route de Tombeek, « une voiture arrive … bourrée de salopettes en toile de lin, toutes destinées aux Résistants. La voiture est aussi vite vidée et disparaît avant que n'apparaisse celle du Feldgendarme-Chasseur », raconte Michel Coenraets. « Nous terminons le dîner à 15 ou 18 à table. La radio annonce les "Messages personnels"et puis un, deux, ...

    « Le Roi Salomon a chaussé ses gros sabots ». Voilà qu'éclate autour de notre table un grand « Bravo, ils arrivent... ils vont débarquer ! ».

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  • 1720 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (VI/1)

    QUAND SONNE L'HEURE DE LA DÉLIVRANCE

    rosières,armée secrète

    « Chez nous, les visiteurs se faisaient de plus en plus nombreux, échangeaient avec Papa qui ensuite traversait la vallée de la Lasne pour y déposer message ou autre colis précieux. Le trafic s'accéléra et mes grands frères et soeurs vinrent en appui puis prirent le relais ».

    Aussi, Michel Coenraets raconte-t-il l’histoire du champêtre Deskeuvre :

    « Durant la guerre, les gardes-champêtres étaient comme tous policiers, soumis aux instructions de l’autorité occupante. A la base, ils n’aimaient pas les ennuis, donc pas trop les résistants non plus ».

    « A Rosières, le garde-champêtre venait souvent chez nous contrôler les surfaces de culture (2 ares d’orge pour le café (1), 10 m2 de tabac, …), voir si ‘la’ truie avait mis bas … pour, comme requis, en tenir compte dans la distribution de timbres de ravitaillement.

    Mais début juin 1944, Deskeuvre se posait des questions sur le nombre de personnes, de véhicules allemands et autres, venant ‘Chez Coen’. Pour calmer son inquiétude et éviter qu’il ne parle ‘ailleurs’ Paul Coenraets, mon père, l’a informé que nous faisions de la ‘Résistance’ et que nous serions bientôt libérés des Allemands.

    Il restait perplexe … Pour le convaincre mon père lui dit : « Ecoutez la Radio de Londres, dans les 3 au 4 jours, le soir, vous entendrez un message spécial pour vous » (2).

    Deskeuvre ne pouvait pas le croire, mais il écouta chaque soir. Et le jeudi soir, il n’en crût pas ses oreilles : Ici Londres, voici quelques messages personnels ‘Le garde-champêtre est courageux’, nous répétons ‘Le garde-champêtre est courageux’. Papa avait trouvé un appui de plus dans la région ».

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(1) tisane d’orge grillée, à base de grains d’orge pillés et torréfiés. Héritage des deux guerres mondiales, cette boisson ne contient aucune caféine, ni théine et se rapproche du goût du véritable café.
    (2) En effet, entre le 1er et le 5 juin 1944, le QG de l’Armée Secrète installé à Rosières envoie à Londres le message portant le n° 78 (3) : « Prière de faire passer BBC les 10 et 11 juin : ‘Le garde champêtre est courageux’ ».
    (3) ARMÉE SECRÈTE BELGE COMMANDEMENT, Relevé des messages envoyés ‘Bruxelles-Londres’ et ‘Londres-Bruxelles’ entre mai et septembre 1944, p 2 sur 41 pages dactylographiées.

    Collection | VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1696 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (I)

    1. Badge de l'Armée Secrète c Pascal Van Goethem.jpgAvant-propos

    Les habitants de Rosières sont fiers d’avoir parmi eux une famille qui s’est illustrée durant la Seconde Guerre mondiale. En effet, les Coenraets ont, sous l’occupation allemande, rendu de fiers services à l’Armée Secrète et à la Belgique.

    « J'ai une énorme admiration pour l'esprit de résistance de mon père qui, déjà en 1914, passa à l’âge de 17 ans la frontière hollandaise pour s'engager comme volontaire. Je vénère également ma mère qui a toujours fait équipe avec mon père pour mener à Rosières la résistance aux côtés de la famille Pire, de Pierre van Haute et tant d'autres depuis le printemps 1944 », souligne Michel Coenraets, fils de Paul.

    Après « Genval libérée ! du débarquement à la libération » (1), que j’ai édité en septembre 2016 sur Rétro Rixensart, je publie de mai à septembre 2017 une série d’articles dédiés à la famille Coenraets. Durant l’été 1944, celle-ci a fait preuve d’exemplarité et de courage pour aider le Quartier Général de l’Armée secrète à fonctionner depuis Rosières.

    Mes remerciements vont à la famille Coenraets, à toutes les sources citées et, en particulier, à Pascal Van Goethem, cameraman, chef opérateur, chef technique multicaméra, stéréographe et … habitant de Rosières. Il est l’arrière-petit-fils du général Jules Pire, commandant de l’Armée Secrète (2). Sur base des archives familiales et du Musée Royal de l’Armée, de photos et témoignages, il a réalisé un documentaire vidéo sur l’Armée Secrète, entre 1940 et 1945. Les trois épisodes de « L’Armée Secrète et l’or du silence » peuvent être visionnés sur secretarmy.net (3)(4)(5).

    Ce dossier de Rétro Rixensart est dédié à tous ceux qui, dans notre commune de Rixensart, ont courageusement donné leur vie ou leur sang pour la liberté.

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie.jpgEric de SÉJOURNET

     

     

     

     

     

     

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    (1) de SEJOURNET Eric, Genval libérée !, in Rétro Rixensart, septembre 2016
    (2) photo badge Armée Secrète, collection Pascal Van Goethem
    (3) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : le contexte de l'occupation, novembre 2016 | Episode 1 (55 min) : Après une brève introduction, cet épisode aborde l’univers militaire et familial du général Pire ainsi que la débâcle de 1940, autrement dit la défense de la Belgique avec ses alliés. Il est question aussi du parcours de la famille du général et d’autres jeunes tandis que les militaires sont au front. Chacun trouve sa voie dans une société qui explose au propre comme au figuré.
    (4) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : la guerre secrète, décembre 2016 | Episode 2 (48 min) : Les débuts difficiles de l’Armée Secrète sous l’occupation. Propagande, famine, collaboration, journaux clandestins, intrigue politique et plus encore…
    (5) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : double jeu, janvier 2017 | Episode 3 (51 min) : Après de lourdes arrestations (épisode 2), l’armée secrète semble affiner sa voie dans la clandestinité, le baratin  et surtout le double jeu. Néanmoins, ce dernier coûte souvent cher. Le général Jules Pire installe son QG à Rosières et renforce l’Armée de Belgique en vue d’aider les forces alliées à la reconquête.

    Collection | de SÉJOURNET Eric, VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1697 à 1707 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (II)

    PRÉSENTATION DE LA FAMILLE COENRAETS : PAUL COENRAETS2. Paul Coenraets aviculteur © Michel Coenraets 2.jpg

    Paul Coenraets, fils de Ferdinand Coenraets et d’Hélène Moerman, naquit le 27 juillet 1896 à Rixensart.

    Depuis l’enfance, il peignit et joua du violoncelle. En 1913 et 1914, il fit partie de la Garde Civique à Cheval, dont la mission était de veiller au maintien de l'ordre, à l'observation des lois, ainsi qu’à la conservation de l'indépendance et à l'intégrité du territoire.

    Puis, arriva la guerre. Il partit pour la Hollande, pays neutre à l’époque. Il s’engagea comme « volontaire de guerre » et fut affecté au 4ème Chasseurs à Cheval. Sur le Front de l’Yser, il commanda une batterie dans l'Artillerie de campagne. Ayant survécu aux gaz et à la guerre, il fut très pressé d'obtenir un diplôme universitaire : 'licencié en sciences financières'. Il travailla pendant un an dans une banque sise sur la Grand-Place de Bruxelles, puis annonça à sa jeune épouse Marthe de Coninck vouloir se lancer dans l’élevage de poules à la campagne.

    Paul épousa à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le 16 décembre 1921, Marthe de Coninck, fille de Louis de Coninck, née à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le 8 juillet 1899.

    Paul Coenraets aviculteur © Michel Coenraets 4.jpg

    Paul Coenraets et Marthe de Coninck s’installèrent à Rosières et, sur un champ de pommes de terre de 5 ha, construisirent un élevage de qualité de poules de races, le « Pavillon de Rosières » : 2.000 poules, poulettes, poussins, oeufs à couver, vendus avec certificat et garantie de fécondité. A cette époque, Paul Coenraets fut donc « aviculteur ».

    rosieres,armée secrète
    1925 | Couverture du catalogue, édité en 1925 (12 pages) 
    Élevage avicole du Pavillon de Rosières 
    Propriétaire : P. Coenraets, membre de la Scientific Poultry Breeders Association

    1700. Le pavillon de Rosières 1925 © Michel Coenraets 5.jpg

    1925 - Poussinière pour 2000 poussins équipée d'éleveuses au charbon.

    Dans son catalogue, le Pavillon de Rosières fait sa publicité : "Les coquelets améliorateurs que nous vous offrons étant uniquement issus de nos meilleurs reproducteurs sont tout désignés pour élever la moyenne de ponte des troupeaux médiocres. Nous livrons également des coquelets de nos bons parquets, et tout aussi bien choisis que les précédents".

    Et à la rubrique POUSSINS D'UN JOUR, on peut lire : "Nous les expédions par express avec garantie d'arrivée en vie. Tout poussin mort en route est remplacé ou remboursé. Nous attirons l'attentions de nos clients qu'il y a à nous commander des poussins plutôt que des oeufs".

    Un client, P. Hemeleers, avocat à la Cour d'Appel, habitant 16 rue Souveraine à Bruxelles écrivit le 16 novembre 1924 à Paul Coenraets : "Cher Monsieur, ... Les poulettes pondent admirablement, 3 oeufs en moyenne par jour pour les quatre. Je regrette que vous n'ayez pu me livrer le nombre de poulettes que je vous commandais. Si tous les élevages à grande réclame, qui vendent trois fois plus de bêtes et d'oeufs qu'ils n'en produisent, faisaient comme vous, il y aurait moins de déconvenues en aviculture".

    rosières,armée secrète,rue de tombeek

    Pour l’arrivée de leur quatrième enfant, ils firent agrandir leur maison, rue de Tombeek à Rosières (en face de l’actuelle entrée du Beauséant).

    1702. Paul Coenraets viticulteur © Michel Coenraets 1.jpg

    Paul Coenraets se diversifia et se lança dans la construction d'une première « serre à vigne », avec chauffage pour avancer le temps des récoltes. Et puis une seconde, et puis une troisième. 

    1703. Serres rue de Tombeek à Rosières © Pascal Van Goethem 1.jpg

    Michel Coenraets raconte : « Je me souviens qu’après l’école, j’aidais mon Papa à fermer les 16 fenêtres de chacune des 24 serres (numérotées de 1 à 20 pour les serres à vignes, avec souvent des légumes aux pieds et en plus 4 grandes serres à tomates et à melons) ». Paul Coenraets devint 'viticulteur'.

    1704. Paul Coenraets aviculteur © Michel Coenraets 3.jpg

    « Nous avions toujours des poules, chèvres, vaches pour le ménage mais bientôt aussi une grande troupe de moutons de race », poursuit Michel Coenraets.

    La rue de Tombeek dessine un virage en s marquant la sortie du village de Rosières vers Tombeek.

    1705. Serres rue de Tombeek à Rosières © Pascal Van Goethem 2.jpg

    « Durant la pénurie de la première année de la Seconde Guerre mondiale, le grand verger fut transformé en potager et en champ de blé, ce qui permit de nourrir toute la grande famille, mais également des dizaines de gens du village.

    Durant toute la durée de la guerre, nous avions des chasseurs, des militaires allemands, qui se baladèrent chez nous et dans les bois voisins. Ils terminaient régulièrement leur périple par un tour à la maison, demandant à se réchauffer ou à acquérir des raisins. Leurs voitures se garaient sur le chemin d'accès à la maison. Ce sont ces voitures allemandes, garées devant notre porte, qui nous ont permis d'être à l'aise pour recevoir l'Armée Secrète au printemps 1944 ! » (Michel Coenraets)

    1706. Collines à Rosières pinxit Paul Coenraets.jpg

    Collines à Rosières pinxit Paul Coenraets

    Après la guerre, Paul Coenraets se remit à peindre. Il vendit toute l'exploitation, il réalisa un de ses rêves, construire une belle grande maison sur le haut de la propriété. Après plusieurs expositions et de beaux succès, il devint 'artiste-peintre'.

    rosieres
    Paul Coenraets décéda à Rixensart le 30 juin 1964, et son épouse Marthe de Coninck décéda à Pepinster en 1984.

    Collection | COENRAETS Michel, VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1708 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (III)

    PRÉSENTATION DE LA FAMILLE COENRAETS : LES ENFANTS

    rosières,armée secrète

    1942 - Les parents Coenraets, entourés de leurs 7 enfants, tous futurs ‘enfants résistants’ pour l’Armée Secrète.

    Michel Coenraets présente la famille, de gauche à droite : Liliane (habitant encore sur une parcelle des terres familiales de la rue de Tombeek, épouse de Robert van Oost, †), Jacqueline (†), Paul (le père), Anne-Marie, dite Annette (habitant toujours Rosières, épouse du lieutenant-colonel aviateur Yves Bodart, † 1962 en Corse)(1), Monique (habitant Sprimont, épouse Simon †), Guy (†), Marthe (la mère), Michel (né à le 26 septembre 1932 à Rosières, 1 Route de Tombeek, époux de Suzanne Duquesne, ils eurent cinq filles)(2), Jean-Pierre (Wezembeek).

    __________
    (1) Yves Bodart, lieutenant-colonel aviateur, Flight Commander de la 4e Escadrille à Beauvechain (1955-1957), alors équipée de Meteor. Juste après sa nomination comme commandant du Groupement de vol des nouveaux F104, il disparut le 26 juillet 1962 en Corse alors qu'il était en service aérien pour effectuer une campagne de tir au large de l'île Rousse. Il avait 38 ans.
    (2) Michel Coenraets a marqué la vie politique rixensartoise, - il y participe depuis 1964, et la vie entrepreneuriale du Brabant wallon et de Wallonie.

    Collection | VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1709 à 1713 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (IV)

    L’ARMÉE SECRÈTE SE PRÉPARE

    rosières,armée secrète

    L’Armée Secrète est la seule formation strictement militaire de la Résistance. Elle est, en effet, dirigée par des officiers de carrière et de réserve. A l’automne 1943, l’A.S. possède cinq groupements en Brabant wallon. Ces 'refuges' portent des noms de fauves. Le refuge Panthère, par exemple, est organisé au coeur du triangle Nivelles-Genappes-Villers-la-Ville (…). Le Lynx dispose dans la région wavrienne de quatre compagnies totalisant près de 1500 hommes (…). Toutes ces équipes sont, en fait, spécialisées dans les parachutages. Les missions sont cependant périlleuses. Les rafles et autres arrestations sont nombreuses. Le sang de résistants coule à Genval, à Waterloo, à Ittre, à Nivelles. Mais les actions ne cessent de se succéder (1).

    Missions assignées à l’A.S. par le commandement allié :


    - Au jour J moins 10 disloquer le trafic ferroviaire et routier. Cette tâche est essentielle, car la Belgique est la plaque tournante des voies de communications entre l'Allemagne et la France.
    - Harceler clandestinement les troupes allemandes.
    - Engager la lutte ouverte, étant entendu que les combats ne doivent être engagés que si les circonstances tactiques laissent aux unités engagées de larges possibilités de survie.
    - Assister les troupes alliées dans leur progression
    Empêcher les destructions destinées à couvrir la retraite des Allemands.

    1710. Général Pire c Pascal Van Goethem 1.jpg

    Le 27 février 1944, Londres confie au général Jules Pire le commandement de l’Armée Secrète. A près de 66 ans, il a pour mission de coordonner l’action de tous les mouvements de résistance armée.


    Le Dr. P. Loodts (2) écrit : « Sa modestie est sans doute à l'origine du fait que bien peu de Belges connaissent encore son nom. Il fut cependant un homme remarquable »,. Il combattit quatre années sur le Front de l’Yser et conduisit le 23ème Régiment de Ligne pendant l'offensive finale de septembre 1918. Pensionné à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, « il reprend volontairement du service pour assurer le commandement de la 10ème Division d'infanterie. Durant la campagne des 18 jours, sa division se révèlera une des meilleurs de notre armée ! En 1941, il rejoignit la Résistance ».

    rosières,armée secrèteA Rosières, tout comme d’autres familles patriotes, la famille Coenraets écouta la radio de Londres (3). Michel Coenraets, qui avait 11 ans à l’époque, raconte: « Comme c’était strictement interdit d’écouter « Ici Londres », dès qu’une voiture entrait, - c'était le plus souvent des officiers de la Feldgendarmerie (4) qui venaient chasser, nos parents criaient « Attention, la radio ! ». Et, on essayait en vitesse de changer le réglage vers un poste accepté par les Nazis. Parfois, on retombait à nouveau sur une autre longue d’ondes de la BBC, et puis une autre … la panique !.

    'Ici Londres' nous proposait, jour après jour, de préparer l'arrivée de nos futurs libérateurs en repérant les petits chemins, les caches, les bâtiments abandonnés, pour les guider avec le minimum de danger; de même pour aider les aviateurs abattus à retourner vers leurs bases, éventuellement de les fournir en provisions alimentaires. Nous sentions chez nos parents ce besoin de répondre à cet appel.

    1712. L'été 44 des Coenraets de Rosières (L'Armée Secrète et l'or du silance) c Pascal Van Goethem4 (1).jpg

    Michel Coenraets raconte : « Mes parents étaient amis du colonel d’artillerie Hippolyte Joostens qui, avec son épouse Sidonie, étaient installés en face de chez nous, sur les hauteurs de la colline, dans une vaste propriété comprenant château, ferme, garages et surtout de nombreuses écuries abritant leurs magnifiques chevaux de concours hippique. Lorsqu'une des juments a donné le jour à un beau petit étalon, le soir de Pâques 1931, mais avec la cheville cassée, c'était le drame … mais Papa a proposé à Hippolyte d'essayer de le récupérer, de le soigner … et quelques semaines plus tard, ‘Soir de Pâques’ marchait. Après quelques années, il fut acquis par le Major Poswick qui en fit un champion, qui gagna le Concours Hippique de Berlin. Cette anecdote pour donner l'image de la confiance entre les Joostens et mes parents. Veuve, Sidonie avait repris l'élevage et le gérait d'une main de fer ! Elle gardait aussi tous les contacts avec les hauts cadres de l'Armée et … les fondateurs ou responsables de l'Armée Secrète ».

    1713. Rue de Tombeek QG Armée Secrète 1944 © Michel Coenraets.jpg

    « Et lorsqu’il fallut organiser et structurer l'A.S. et installer son Grand Quartier Général, c'est tout normalement que Papa accepta de participer au dispositif. Notre maison natale, la seule de la rue de Tombeek fut désignée comme point de ralliement et centre de liaison entre l'Etat-Major réparti dans les propriétés Joostens d'une part, et de l'autre côté, les Etats-Majors des cinq zones couvrant la Belgique ainsi que les liaisons avec les spécialistes radio pour les communications avec Londres », précise Michel Coenraets.

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    (1) VANDER CRUYSEN Yves, Un siècle d’histoire en Brabant wallon
    (2) LOODTS P., Le général Pire, commandant de l’Armée secrète
    (3) Radio Belgique était une radio clandestine belge qui émettait depuis Londres durant la Seconde Guerre mondiale. Radio Belgique était placée sous l’égide du Gouvernement belge en exil et était rattachée aux services européens de la BBC (source photo Wikipedia/RTBF)
    (4) Cette police militaire allemande fut notamment chargée des missions d'occupation des territoires sous contrôle de la Wehrmacht. Elle poursuivit et exécuta des résistants et des soldats ennemis isolés, contrôla la chasse, la pêche, …

    Collection | COENRAETS Michel, VAN GOETHEM Magguy Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1714 à 1719 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (IV)

    LE QG DE L'ARMÉE SECRÈTE S'INSTALLE À ROSIÈRES

    1714. Ferme du Pré Maillard QG Armée Secrète 1944 © Michel Coenraets.jpg 

    1er juin 1944 - « Message pour la petite Berthe : La frondaison des arbres vous cache le vieux Moulin ». Ce message de la BBC donne à l'Armée Secrète (1) l’ordre de mettre en place ses postes de commandement endéans les 48 heures ».

    « Le 3 juin, le Q.G. du général Jules Pire est installé à Champles-Rosières, au lieu-dit Pré Maillard » (2).

     

    1716. Le Pavillon Maquis House rue de Tombeek © Michel Coenraets.jpg

    Chez les Coenraets, rue de Tombeek, le pavillon ‘Chez Coen’ (aussi appelée ‘Maquis House’) sert de boîte aux lettres à l’Armée Secrète. "Les jeunes gens des familles Coenraets et Pire assuraient une liaison discrète et permanente avec le Quartier Général" (3).  

     

    1715. La Renaudière à Rosières II Collection Cercle d'Histoire de Rixensart.jpg

    « Il manquait encore une maison dans les bois pour installer le service du chiffre, chargé du codage et décodage des messages. Maman téléphona à Madame Renaud à Bruxelles, pour lui demander si sa villa de campagne, aussi sur la colline d'en face, ne serait pas libre pour la saison d’été. Elle invoquait que sa cousine Hélène Leclerc avait fort peur des bombardements en ville et souhaitait protéger sa famille en s'installant à la campagne. Et la famille Leclerc avec filles et beau-fils Terry s'installa à La Renaudière (4)(5)(6)», précise Michel Coenraets.

     

    1717. 19440606 Dispositif de l'AS à Rosières c Pascal Van Goethem.jpg

    Photo | Panneau d’information réalisé par Pascal Van Goethem

    (source L’Armée Secrète et l’or du silence)

    Autour de cet ensemble, tout un dispositif a également été prévu pour établir les liaisons avec les commandants des 5 zones du pays.


    - major Leurquin : Zone I, Hainaut et Entre Sambre et Meuse
    - major de réserve Gaston Mesmaekers : Zone II, Anvers et Limbourg
    - major Auguste Haus : Zone III, les deux Flandres
    - colonel BEM Liebrechts arrêté le 17 août 1944, puis le colonel Cuvelier : Zone IV, le centre du pays
    - major Albert Bastin : Zone V, tout l'est de la Meuse
    - la ‘Réserve Mobile’, à la disposition du commandant de l'AS, est dirigée par le colonel L. Deleuze ;
    - l'escadron "Brumagne" préposé à la protection de l'état-major général.

    Toutes ces unités ont chacune leur histoire, leurs lots d'arrestations, leurs exploits, et seront des exécutants disciplinés du commandement.

    1718. L'été 44 des Coenraets de Rosières (L'Armée Secrète et l'or du silance) c Pascal Van Goethem22 (1).jpg

    Depuis Rosières, le général Pire et son état-major travaillent donc discrètement à la libération du pays … grâce à la complicité de la famille Coenraets dont les enfants ne cesseront de transmettre les messages.

    « Dans cet état-major l’on retrouve, outre le général Pire, Jean del Marmol (dit ‘l’Ami Jean’), Pierre Stasse, le colonel De Ridder (dit Chevalier), le Chanoine Dessain (aumônier de l’A.S.), Bob (chargé du sabotage) et son fils Bobby, les chifferettes Claire, Betty, Jacqueline et Monsieur et Madame Leclercq et leur fille May Thery et son mari », confie Jean-Pierre Coenraets.

    1719. L'été 44 des Coenraets de Rosières (L'Armée Secrète et l'or du silance) c Pascal Van Goethem19 (1).jpg

    La Résistance, appliquant les plans conçus au préalable, intensifie ses actions et met à mal les moyens de communication et les possibilités de déplacement de l’ennemi.

    __________
    (1) VAN HAUTE-PIRE Pierre (Ambassadeur honoraire), Armée Secrète 1940 - 1944 (Le Cheval de Troie),  p. 14, février 2008
    (2) GHYSSENS Roger (Cercle d’Histoire de Rixensart), 50ème anniversaire de la Libération, in Rixensart Info de juin 1994, p. 18
    (3) GHYSSENS Roger, 50ème Anniversaire de la Libération, Cercle d’Histoire de Rixensart, 1994
    (4) sans 'l' suivant le Cercle d'Histoire de Rixensart (voir la légende de la photo)
    (5) Les plans de la villa La Renaudière furent dessinés en 1925 par l’architecte Henry Lacoste pour le Dr Renaud à Rosières-Saint-André. Henry Lacoste (1885-1968) signa quelques-unes des réalisations les plus originales de l’Art Déco belge (RÉTRO RIXENSART, Villa La Renaudière à Rosières, édition Eric de Séjournet, 2010-2016)
    (6) La Renaudière fut rachetée après la guerre par Joseph Moreau de Melen qui y construisit ensuite le Domaine de Beauséant

    Collection | COENRAETS Michel, VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1695 | Route Provinciale

    1694. Route provinciale Un groupe de Villas c Anne-Marie Delvaux.jpg

    Un groupe de villas rixensartoises, le long de la Route Provinciale.

    Paul Buffin relate l'histoire de ce tracé : "Le projet initial prévoyait, vers 1910, de relier La Hulpe à Villers-la-Ville par une route de grande communication. La gestation fut longue. Les hésitations, les délais étaient surtout d’ordre financier. La trésorerie communale espérait limiter son intervention dans un projet provincial, selon une pratique déjà éprouvée dans le passé. En 1914, le conseil communal émettait des réserves sur l’utilité de cette voie. Néanmoins les premiers travaux du tracé commencèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. La route fut déjà subsidiée de 1917 à 1920. En 1919, la commune fit un emprunt de 80.000 francs pour continuer le chantier. Quelques rails et des carcasses de wagonnets Decauville achevèrent de rouiller au fond de la Bruyère pendant les années trente. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante.

    Cependant Genval, vers 1935, avait déjà créé l’avenue Albert Ier, pavée depuis le bas de la rue de la Bruyère (Marie Pouli) jusqu’à Maubroux et les Papeteries. En 1951, le projet est repris et sera mis en oeuvre par tronçons jusqu’à la limite de la commune. La route Provinciale est devenue l’avenue du 9 Mai (1) avant d’être l’avenue John Kennedy" (I, pp. 94 et 95).

     RÉTROSPECTIVE   > Route Provinciale, un projet de 30 ans

    __________
    (1) Beaucoup de Rixensartois se sont posé la question de savoir ce que représentait ce 9 Mai. Le 8, tout le monde savait qu’il s’agissait de la reddition de l’armée allemande aux alliés occidentaux. Le 10, personne n’avait oublié l’invasion du 10 mai 1940. Moins nombreux étaient ceux qui se souvenaient que la capitulation des Allemands devant les armées soviétiques était datée du 9, jour qui n’avait pas de signification majeure pour l’occident. Croire qu’il s’agissait d’une moyenne arithmétique était simpliste (I, p. 95).

    Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1694 | Excursion du Boerinnenbond de Reningelst (Poperinge)

    HEU004505125.jpeg

    1965 - Les dames du Boerinnenbond de Reningelst (1), - entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

    Histoire d’un jumelage belgo-belge

    Le 16 septembre 1988, la section belge du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE)(2) organisa à Rixensart sa réunion statutaire. Marc Mahieu, alors bourgmestre de Poperinge, y rencontra des représentants de la commune de Rixensart. Ce fut le début de contacts répétés qui aboutirent en 1990 à la décision de jumeler les deux entités. Le Conseil communal de Rixensart, dirigé à l’époque par Paul Hanin, en décida le 7 février, celui de Poperinge le 5 avril 1990.

    Poperinge est une ville située dans la province de Flandre Occidentale qui compte 20.000 habitants. Au cours de la Première Guerre Mondiale, elle fut, avec Furnes, la seule ville belge à ne pas être occupée par les Allemands. Le général britannique Douglas Haig y installa son quartier général. La ville fut, par la route ou par le train, un incontournable point de ralliement. Camps d'instruction, dépôts, hôpitaux surgirent au milieu des houblonnières. Fuyant les combats, les réfugiés d’Ypres y affluèrent (3).

    La ville est également connue pour sa Fête du houblon. Organisée tous les trois ans, en septembre, elle donne lieu à un pittoresque cortège. Les houblonnières se distinguent, dans le paysage légèrement vallonné, par leurs hauts poteaux servant d'attache à la plante grimpante (3).

    Le 26 juin 2010, les bourgmestres Christof Dejaegher (Poperinge) et Jean Vanderbecken (Rixensart) renouvelèrent la charte de jumelage signée 20 ans auparavant. Christian Bergiers, président du comité de jumelage rappela « l’importance de l’amitié entre les communes (4) » et insista sur « la nécessité d’associer les jeunes, via les écoles et les clubs sportifs ».

    « Er zijn uitwisselingsprojecten tussen de onderwijsinstellingen van beide steden, kunsttentoonstellingen en naar aanleiding van officiële manifestaties zoals de Hoppefeesten in Poperinge en Rixensart en Fête zijn er delegaties van beide steden aanwezig », peut-on lire sur le site officiel de la ville de Poperinge.

    Une rue de Rixensart est dédiée à la ville de Poperinge. Elle relie l’avenue Boulogne-Billancourt à la Mare aux Loups.

    __________

    (1) Westhoek verbeeldt
    (2) Le Conseil des Communes et Régions d'Europe (CCRE) défend les intérêts des collectivités territoriales européennes et leurs associations dans plus de 40 pays. Il promeut la citoyenneté et l'échange entre élus. Le CCRE est particulièrement fier de son réseau de jumelages unique en Europe. Il existe environ 26 000 jumelages entre villes de toute l’Europe (3)
    (3) Wikipedia
    (4) Rixensart est officiellement jumelée avec les villes et communes de Le Touquet, France (depuis 1970), de Winterberg, Allemagne (depuis 1975), de Birstall-Wanlip, Royaume-Uni (depuis 1981), et de Poperinge, Flandre Occidentale (depuis 1990)

    Collection | WESTHOEK verbeeldt Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1692 | Villa Le Verger

    1692. Villa Le Verger à Rixensart (rue de l'Augette à proximité du Chemin du Meunier à Froidmont) 1931 c JCR Martin.jpg

    Villa Le Verger, sise rue de l'Augette, à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont (Rixensart). 

    La rue de l’Augette, très ancienne, relie Froidmont au Bourgeois. Elle a aussi connu de nombreuses vicissitudes orthographiques, chemin de Brame en 1651, Hauzette en 1732, tienne Guéraude et Huigette en 1756, l’Hauzette en 1780, Lauzette en 1784, puis Lozette, Laugette, Logette, chemin de Renipont et, d’après Popp, chemin de Bourgeois. Une logette serait un chemin creux dont les arbres des talus se rejoignaient en formant une voûte de feuillage. Cette définition correspond bien à la rue étroite et sinueuse. L’aquarelliste Guy Bertrand y réside au n° 66 (I, p.61).

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1690 | Ravin du Belloy

    1690. Ravin du Belloy à Bourgeois 1921 c JCR Martin.jpg

    1921 - Beloi, Baillois ou Belloy ? Voilà une orthographe bien controversée, écrit Marcel Ginion (1). D’après certaines anciennes cartes postales, on écrivait ‘Beloi’. Pour l’administration communale, c’est ‘Baillois’. Mais d’après les historiens, dont feu M. Monefeld - l’orthographe exacte est ‘Belloy’, c’est aussi l’avis de nombreux anciens du Bourgeois.

    __________
    (1) GINION Marcel, D'un siècle à l'autre, in Les feuillets historiques N°11, mai 1997

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1689 | Poste de haute tension

    rosières,rue de malaise,poste de haute tension
    1930 - Située route de Malaise à Rosières, cette station de la "Compagnie Auxiliaire d'Electricité abritait un poste de 36000 volts (1). Ce poste de transformation sert à abaisser la tension électrique, et à distribuer l'électricité aux utilisateurs. Le matériel vétuste du poste HT (2) se trouvant dans un bâtiment ancien, la configuration des lieux (sur deux étages) rendait les manœuvres dangereuses. D'importants travaux y ont été réalisés depuis 2008 (3), tels que le renouvellement progressif d'équipements HT en postes d'injection d'énergie.

     RÉTROSPECTIVE   > Rue de Malaise, sous haute tension

     OBJECTIF RIXENSART   > Poste de haute tension

    _____________
    (1) Cercle d'Histoire de Rixensart
    (2) haute tension
    (3) SEDILEC,
    Evaluation annuelle du plan stratégique 2008-2010, in Conseil d'administration du 4 novembre 2008

    1689B. Poste de haute tension Elia 8.2008 © Eric de Séjournet-008.JPG
    2008 © Eric de Séjournet

    Collection | GODIN Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1688 | Madeleine Gausset, première aérostière belge

    genval,ballons

    5 juillet 1913 - Premier vol solitaire en ballon effectué par Madeleine Gausset, habitant la Villa Josette drève des Aubépines (actuellement avenue des Magnolias) à Genval.

    Michel Coryn (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart explique : "Le 5 juillet 1913, elle décolla de Koekelberg seule à bord du ‘Fleurus’ (2). Après avoir traversé la capitale, survolé la forêt de Soignes, elle aperçut Genval et pensa y atterrir mais elle fut entraînée vers Wavre. Elle se posa à 16h25 à Céroux-Mousty, village qui deviendra un haut lieu de l’aérostation à partir des années septante".

    __________
    (1) CORYN Michel, La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
    (2) Ballon de 900 m3, du nom de la Bataille de Fleurus de 1794 où fut employé pour la première fois un ballon pour l’observation des mouvements de troupes 

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    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1686 | Arrêt Choppe

    Arrêt Shoppe à la limite de Rixensart début années 60 B c CHR.jpg

    1960 - Arrêt Choppe à Bourgeois. 

    Le lieu-dit 'Le tienne choppe' (1) se trouve entre le Quai du Tram et la chaussée de Lasne à Bourgeois. « S’y trouvait un estaminet, chez Choppe, qui permettait aux charretiers de se désaltérer afin, disaient-ils, de laisser souffler les chevaux » (I, p.122)

    __________
    (1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
    (2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1684 | Entrée du Parc et Hôtel Bigaré

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    début XXème - A deux pas de la gare, l'entrée du Parc de Genval-les-Eaux est marquée par « un grand portique en fer forgé, symbole de la propriété privée » (Roger Ghyssens, II). En entrant, les visiteurs découvraient sur leur droite l'Hôtel Bigaré qui, après la construction d'une extension, s'appellera Grand Hôtel Bigaré. Sur la façade nord, un panneau publicitaire : RESTAURANT avec les inscriptions DÎNER A PRIX FIXE (à gauche) et DÎNER A LA CARTE (à droite).

     RÉTROSPECTIVE   > Hôtel Bigaré, casino-kursaal

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    3.2017 © Monique D'haeyere

    Collection | GODIN Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1683 | Un bombardier Lancaster s'écrase à Rixensart

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    ‘Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), un Lancaster (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasait dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il avait été abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’, l’actuelle agence de la SNCI, place de la Vieille Taille’, écrit Paul Buffin (3) en 1996.

    Un autre membre de l’équipage était ‘tombé sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci avait aidé l’aviateur à descendre de son perchoir et l’avait confié ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin. ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

    ‘Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant AS, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l'avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il est alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans’ (5).

    Equipage : Bruce Cunningham, A. Winterford, Robert John Ramsey, Fred Brown, Bleddyr Roberts, Reginald Brailsford et John Stone (6)

     

    TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

    Roger MELOTTE (7) : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur.

    Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci.

    Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles.

    Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie.

    *

    Marcelle DUPUIS : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises

    *

    Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d'ailleurs été rendu. Des photos ont-elles été prises lors de cette visite ?

     

    __________
    (1) Extrait du journal du Bomber Command : ‘126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost’

    (2) Armstrong Lancaster Mk II, LL739, JI-M

    (3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996

    (4) Reginald Brailsford

    (5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète

    (6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock

    514 Squadron - Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven

    The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo

    (7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

    Collection | PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1681 | Léon Brion

    1681. Léon Brion garde du Parc communal devant la sa maison avenue Grimberghe c Liliane Brion 1.jpg 

    Léon Brion et son chien Berger Diane posent devant la maison familiale, sise avenue Grimberghe à Rixensart. A la retraite, cet ancien inspecteur de police à Ixelles, fut le garde du Parc communal et responsable de la conservation de l’étang Gillet. Il succéda à M. Puttevilles et accomplit cette tâche jusqu'en 1964.

    Collection | BRION Liliane Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1679 | Monument des Fusillés et des Résistants

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    1940-1945 - Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté. Sur cette carte postale commémorative, leurs noms sont publiés par ordre alphabétique, accompagnés d’un portrait.

    Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

    A gauche, les fusillés :

    Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (I, p 74), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

    Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (I, p.140). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (I, p.134) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1).

    Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

    Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (I, p.90). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (1)

    A droite, les résistants morts :

    Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

    Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : "Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu'au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi".

    Craps Albert

    Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

    Georis Roger

    Mathy Camille

    Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

    Luyckx Louis

    Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

    Paquet Jules

    Pirsoul Joseph

    La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

    - dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

    - devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

    - autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (« anciennement rue Neuve dans les années trente ») (I, p.134), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

    - dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere

     RÉTROSPECTIVE   > Monument des Résistants, morts pour la Patrie

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    2012 © Eric de Séjournet

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

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