• 683 | Ferme Delpierre

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    années 1960 - Cette photo est prise d’un coin de la place de la Vieille Taille, vers la ferme Delpierre. « On remarque », commente Jean-Claude Renier, « que la place est décorée pour des festivités : ‘Villes Vacances’, organisées par la RTB. A cette occasion, les chanteurs Tonia (1er prix Eurovision 1966 Belgium - Un peu de poivre, un peu de sel) et Robert Cogoi étaient venus chanter ».

    « A l’angle de la place et de l’avenue Alphonse Collin, juste derrière le garçon coiffé d’un chapeau clair, on voit l’épicerie Courtheoux, qui ne restera pas longtemps en place. Le commerce fut ensuite remplacé par le coiffeur Robert ».

    « L’immeuble à 3 étages qui se trouve entre le magasin Courtheoux et la ferme Delpierre appartenait à la BBL. Au bas de l’immeuble on aperçoit une affiche indiquant : STUDIO RTB VIL’VACANCES ».

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    4.2014 © Monique D'haeyere

    Collection | DELPIERRE Maxime Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 681 | Etienne Gailly

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    7 août 1948, Jeux Olympiques de Londres

    "Genvalois d’adoption, Etienne Gailly est né à Beringen le 26 novembre 1922", écrit Philippe Jacquet (1). "Dès l’âge de 16 ans, il est affilié à l’Union-Saint-Gilloise, où il trouve un entraîneur d’une envergure exceptionnelle en la personne de Marcel Alavoine. Ce dernier décèle de suite en lui des qualités de coureur de grand fond. Il le dirige vers le marathon, dans le dessin de préparer les Jeux Olympiques de Helsinki en 1952".

    "La première expérience d’Étienne en tant que marathonien a lieu aux Jeux Olympiques de Londres, en 1948, et cette expérience le fait entrer dans la légende. En tête pendant les trois quarts de la course, il pénètre, seul, sur la piste du stade de Wembley, mais les derniers mètres de l’épreuve lui sont fatals".

    "Hélas, en effet, en traversant le tunnel froid et humide qui mène à la piste, il a le coup de grâce. Au bord de la défaillance et avançant comme un automate, il se fait dépasser par l’argentin Cabrera et le gallois Richards. Il ne remportera donc ce jour là qu’une médaille de bronze, mais il acquiert une popularité qui dépassera largement les frontières de la Belgique. Un auteur allemand prendra même, paraît-il, cette tragique aventure comme sujet de roman".

    "Dès l’année suivante, il se prépare pour les Jeux Olympiques de 1952. Mais la guerre de Corée en décide autrement…. Commandant de la 1ère Compagnie au 1er Bataillon Para, le capitaine Étienne Gailly part en effet pour la Corée en juin 1951. Trois mois plus tard, le 13 octobre 1951, il est blessé au pied, une mine folle (trip-flare) lui arrachant plusieurs os. La course à pied, la carrière de sportif militaire qu’il envisageait, c’est terminé pour lui. En 1953, il quitte l’armée pour s’installer au Congo. Le 2 juillet 1955, il épouse à Kindu (Congo) Josée Degive".

    "Il revient ensuite au pays, mais retourne, comme officier de réserve et volontaire, en 1960 pour assurer la protection et le rapatriement de nos compatriotes, aux heures de l’indépendance congolaise. Il entame ensuite une troisième carrière dans une société de financement dont il est administrateur avec son oncle par alliance, Édouard Bolly, à Genval", précise Philippe Jacquet.

    "Le 22 octobre 1971, fauché par une voiture à Baulers alors qu’il traverse la route qui va de Nivelles à Manage, Étienne Gailly nous quitte. Il allait avoir 49 ans. Il repose au cimetière de Genval".

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    (1) avec l'assentiment de Pierre Gailly, fils d'Etienne Gailly

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017