• 1695 | Route Provinciale

    1694. Route provinciale Un groupe de Villas c Anne-Marie Delvaux.jpg

    Un groupe de villas rixensartoises, le long de la Route Provinciale.

    Paul Buffin relate l'histoire de ce tracé : "Le projet initial prévoyait, vers 1910, de relier La Hulpe à Villers-la-Ville par une route de grande communication. La gestation fut longue. Les hésitations, les délais étaient surtout d’ordre financier. La trésorerie communale espérait limiter son intervention dans un projet provincial, selon une pratique déjà éprouvée dans le passé. En 1914, le conseil communal émettait des réserves sur l’utilité de cette voie. Néanmoins les premiers travaux du tracé commencèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. La route fut déjà subsidiée de 1917 à 1920. En 1919, la commune fit un emprunt de 80.000 francs pour continuer le chantier. Quelques rails et des carcasses de wagonnets Decauville achevèrent de rouiller au fond de la Bruyère pendant les années trente. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante.

    Cependant Genval, vers 1935, avait déjà créé l’avenue Albert Ier, pavée depuis le bas de la rue de la Bruyère (Marie Pouli) jusqu’à Maubroux et les Papeteries. En 1951, le projet est repris et sera mis en oeuvre par tronçons jusqu’à la limite de la commune. La route Provinciale est devenue l’avenue du 9 Mai (1) avant d’être l’avenue John Kennedy" (I, pp. 94 et 95).

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Route Provinciale, un projet de 30 ans

    __________
    (1) Beaucoup de Rixensartois se sont posé la question de savoir ce que représentait ce 9 Mai. Le 8, tout le monde savait qu’il s’agissait de la reddition de l’armée allemande aux alliés occidentaux. Le 10, personne n’avait oublié l’invasion du 10 mai 1940. Moins nombreux étaient ceux qui se souvenaient que la capitulation des Allemands devant les armées soviétiques était datée du 9, jour qui n’avait pas de signification majeure pour l’occident. Croire qu’il s’agissait d’une moyenne arithmétique était simpliste (I, p. 95).

    Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1694 | Excursion du Boerinnenbond de Reningelst (Poperinge)

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    1965 - Les dames du Boerinnenbond de Reningelst (1), - entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

    Histoire d’un jumelage belgo-belge

    Le 16 septembre 1988, la section belge du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE)(2) organisa à Rixensart sa réunion statutaire. Marc Mahieu, alors bourgmestre de Poperinge, y rencontra des représentants de la commune de Rixensart. Ce fut le début de contacts répétés qui aboutirent en 1990 à la décision de jumeler les deux entités. Le Conseil communal de Rixensart, dirigé à l’époque par Paul Hanin, en décida le 7 février, celui de Poperinge le 5 avril 1990.

    Poperinge est une ville située dans la province de Flandre Occidentale qui compte 20.000 habitants. Au cours de la Première Guerre Mondiale, elle fut, avec Furnes, la seule ville belge à ne pas être occupée par les Allemands. Le général britannique Douglas Haig y installa son quartier général. La ville fut, par la route ou par le train, un incontournable point de ralliement. Camps d'instruction, dépôts, hôpitaux surgirent au milieu des houblonnières. Fuyant les combats, les réfugiés d’Ypres y affluèrent (3).

    La ville est également connue pour sa Fête du houblon. Organisée tous les trois ans, en septembre, elle donne lieu à un pittoresque cortège. Les houblonnières se distinguent, dans le paysage légèrement vallonné, par leurs hauts poteaux servant d'attache à la plante grimpante (3).

    Le 26 juin 2010, les bourgmestres Christof Dejaegher (Poperinge) et Jean Vanderbecken (Rixensart) renouvelèrent la charte de jumelage signée 20 ans auparavant. Christian Bergiers, président du comité de jumelage rappela « l’importance de l’amitié entre les communes (4) » et insista sur « la nécessité d’associer les jeunes, via les écoles et les clubs sportifs ».

    « Er zijn uitwisselingsprojecten tussen de onderwijsinstellingen van beide steden, kunsttentoonstellingen en naar aanleiding van officiële manifestaties zoals de Hoppefeesten in Poperinge en Rixensart en Fête zijn er delegaties van beide steden aanwezig », peut-on lire sur le site officiel de la ville de Poperinge.

    Une rue de Rixensart est dédiée à la ville de Poperinge. Elle relie l’avenue Boulogne-Billancourt à la Mare aux Loups.

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    (1) Westhoek verbeeldt
    (2) Le Conseil des Communes et Régions d'Europe (CCRE) défend les intérêts des collectivités territoriales européennes et leurs associations dans plus de 40 pays. Il promeut la citoyenneté et l'échange entre élus. Le CCRE est particulièrement fier de son réseau de jumelages unique en Europe. Il existe environ 26 000 jumelages entre villes de toute l’Europe (3)
    (3) Wikipedia
    (4) Rixensart est officiellement jumelée avec les villes et communes de Le Touquet, France (depuis 1970), de Winterberg, Allemagne (depuis 1975), de Birstall-Wanlip, Royaume-Uni (depuis 1981), et de Poperinge, Flandre Occidentale (depuis 1990)

    Collection | WESTHOEK verbeeldt Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1690 | Ravin du Belloy

    1690. Ravin du Belloy à Bourgeois 1921 c JCR Martin.jpg

    1921 - Beloi, Baillois ou Belloy ? Voilà une orthographe bien controversée, écrit Marcel Ginion (1). D’après certaines anciennes cartes postales, on écrivait ‘Beloi’. Pour l’administration communale, c’est ‘Baillois’. Mais d’après les historiens, dont feu M. Monefeld - l’orthographe exacte est ‘Belloy’, c’est aussi l’avis de nombreux anciens du Bourgeois.

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    (1) GINION Marcel, D'un siècle à l'autre, in Les feuillets historiques N°11, mai 1997

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1689 | Poste de haute tension

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    1930 - Située route de Malaise à Rosières, cette station de la "Compagnie Auxiliaire d'Electricité abritait un poste de 36000 volts (1). Ce poste de transformation sert à abaisser la tension électrique, et à distribuer l'électricité aux utilisateurs. Le matériel vétuste du poste HT (2) se trouvant dans un bâtiment ancien, la configuration des lieux (sur deux étages) rendait les manœuvres dangereuses. D'importants travaux y ont été réalisés depuis 2008 (3), tels que le renouvellement progressif d'équipements HT en postes d'injection d'énergie.

     

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Rue de Malaise, sous haute tension

    ◼︎ OBJECTIF RIXENSART | Poste de haute tension

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    (1) Cercle d'Histoire de Rixensart
    (2) haute tension
    (3) SEDILEC,
    Evaluation annuelle du plan stratégique 2008-2010, in Conseil d'administration du 4 novembre 2008

    1689B. Poste de haute tension Elia 8.2008 © Eric de Séjournet-008.JPG
    2008 © Eric de Séjournet

    Collection | GODIN Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1688 | Madeleine Gausset, première aérostière belge

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    5 juillet 1913 - Premier vol solitaire en ballon effectué par Madeleine Gausset, habitant la Villa Josette drève des Aubépines (actuellement avenue des Magnolias) à Genval.

    Michel Coryn (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart explique : "Le 5 juillet 1913, elle décolla de Koekelberg seule à bord du ‘Fleurus’ (2). Après avoir traversé la capitale, survolé la forêt de Soignes, elle aperçut Genval et pensa y atterrir mais elle fut entraînée vers Wavre. Elle se posa à 16h25 à Céroux-Mousty, village qui deviendra un haut lieu de l’aérostation à partir des années septante".

    __________
    (1) CORYN Michel, La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
    (2) Ballon de 900 m3, du nom de la Bataille de Fleurus de 1794 où fut employé pour la première fois un ballon pour l’observation des mouvements de troupes 

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    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1686 | Arrêt Choppe

    Arrêt Shoppe à la limite de Rixensart début années 60 B c CHR.jpg

    1960 - Arrêt Choppe à Bourgeois. 

    Le lieu-dit 'Le tienne choppe' (1) se trouve entre le Quai du Tram et la chaussée de Lasne à Bourgeois. « S’y trouvait un estaminet, chez Choppe, qui permettait aux charretiers de se désaltérer afin, disaient-ils, de laisser souffler les chevaux » (I, p.122)

    __________
    (1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
    (2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1684 | Entrée du Parc et Hôtel Bigaré

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    début XXème - A deux pas de la gare, l'entrée du Parc de Genval-les-Eaux est marquée par « un grand portique en fer forgé, symbole de la propriété privée » (Roger Ghyssens, II). En entrant, les visiteurs découvraient sur leur droite l'Hôtel Bigaré qui, après la construction d'une extension, s'appellera Grand Hôtel Bigaré. Sur la façade nord, un panneau publicitaire : RESTAURANT avec les inscriptions DÎNER A PRIX FIXE (à gauche) et DÎNER A LA CARTE (à droite).

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Hôtel Bigaré, casino-kursaal

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    3.2017 © Monique D'haeyere

    Collection | GODIN Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1683 | Un bombardier Lancaster s'écrase à Rixensart

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    ‘Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), un Lancaster (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasait dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il avait été abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’, l’actuelle agence de la SNCI, place de la Vieille Taille’, écrit Paul Buffin (3) en 1996.

    Un autre membre de l’équipage était ‘tombé sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci avait aidé l’aviateur à descendre de son perchoir et l’avait confié ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin. ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

    ‘Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant AS, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l'avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il est alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans’ (5).

    Equipage : Bruce Cunningham, A. Winterford, Robert John Ramsey, Fred Brown, Bleddyr Roberts, Reginald Brailsford et John Stone (6)

     

    TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

    Roger MELOTTE (7) : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur.

    Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci.

    Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles.

    Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie.

    *

    Marcelle DUPUIS : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises

    *

    Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d'ailleurs été rendu. Des photos ont-elles été prises lors de cette visite ?

     

    __________
    (1) Extrait du journal du Bomber Command : ‘126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost’

    (2) Armstrong Lancaster Mk II, LL739, JI-M

    (3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996

    (4) Reginald Brailsford

    (5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète

    (6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock

    514 Squadron - Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven

    The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo

    (7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

    Collection | PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1681 | Léon Brion

    1681. Léon Brion garde du Parc communal devant la sa maison avenue Grimberghe c Liliane Brion 1.jpg 

    Léon Brion et son chien Berger Diane posent devant la maison familiale, sise avenue Grimberghe à Rixensart. A la retraite, cet ancien inspecteur de police à Ixelles, fut le garde du Parc communal et responsable de la conservation de l’étang Gillet. Il succéda à M. Puttevilles et accomplit cette tâche jusqu'en 1964.

    Collection | BRION Liliane Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1679 | Monument des Fusillés et des Résistants

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    1940-1945 - Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté. Sur cette carte postale commémorative, leurs noms sont publiés par ordre alphabétique, accompagnés d’un portrait.

    Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

    A gauche, les fusillés :

    Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (I, p 74), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

    Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (I, p.140). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (I, p.134) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1).

    Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

    Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (I, p.90). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (1)

    A droite, les résistants morts :

    Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

    Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : "Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu'au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi".

    Craps Albert

    Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

    Georis Roger

    Mathy Camille

    Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

    Luyckx Louis

    Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

    Paquet Jules

    Pirsoul Joseph

    La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

    - dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

    - devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

    - autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (« anciennement rue Neuve dans les années trente ») (I, p.134), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

    - dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere

     

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Monument des Résistants, morts pour la Patrie

    rixensart,monuments,résistance,fusillés,cimetière,déportés

    2012 © Eric de Séjournet

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017