1733 à 1735 | L'été '44 des Coenraets de Rosières (VIII)

VIII. De l'efficacité de l'Armée Secrète

rosières,armée secrète

juillet 1944 - Conciliabule au sommet à Rosières. De gauche à droite :
Jean del Marmol, général Pire, J van der Bruggen, major De Ridder, Pierre Stasse (1)

L’important service de sabotage de l’Armée Secrète (1) est dirigé par le major du génie De Ridder. Fonctionnaire aux Travaux publics, celui-ci est aux premières loges pour obtenir les renseignements nécessaires à sa mission. L'efficacité des destructions opérées, fera l'admiration du major général Sir Collin Gubbins, chef de SOE (2). Sont détruits : 95 ponts-rails, 12 ponts-routes, 15 écluses, 17 tunnels, 116 déraillements, 285 locomotives, 1.365 wagons, de nombreux câbles aériens et souterrains ainsi que des centraux téléphoniques, destruction d'un train d'essence à Spontin et de dépôts de munitions, mise à sec du canal de Charleroi …

1734. L'été '44 des Coenraets c Pascal Van Goethem 13.jpg

Malheureusement limité par le manque d'explosifs, en raison des retards dans les parachutages, cette « opération sabotage » est néanmoins un franc succès, comme en témoigne la lettre datée du 12 juillet 1944, que le général Eisenhower fait parvenir au général Pire par émissaire spécial parachuté.

On peut y lire : « … Je suis entièrement satisfait des résultats obtenus par l'Armée Secrète en Belgique durant les premières semaines d'action ; ces résultats ont eu une influence considérable sur les transports ennemis. A vous-même ainsi qu'à vos officiers et à vos hommes, j'adresse mes sincères félicitations ... »

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Jean-Pierre Coenraets qui, en juillet '44 fêta ses 18 ans, témoigne : « Les Allemands avaient décidé que c’étaient les habitants du village qui devaient monter la garde le long de la Nationale 4 … pour éviter que le Résistance ne vienne saboter les lignes téléphoniques. Papa, mon frère Guy et moi avons été réquisitionnés par le bourgmestre de Rosières pour assurer cette garde : de nuit de 20h30 à 6h30. Nous étions une équipe de 4 hommes et avions un kilomètre à surveiller (Km 20 à 21). La nuit était longue, d’autant que nous avions déjà notre ‘boulot’ pour l’Armée Secrète. C’était assez paradoxal, mais je crois que les Allemands cherchaient des otages à prendre en cas de sabotage ».

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(1) VAN HAUTE-PIRE Pierre (Ambassadeur honoraire), Armée Secrète 1940 - 1944 (Le Cheval de Troie),  p. 14, février 2008
(2) Special Operations Executive

... lisez la suite le 4 août prochain.

Collection | COENRAETS Michel, VAN GOETHEM Pascal Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017

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