Accueil de réfugiés français

2005. Institut Ste Elisabeth Rixensart c Anne-Marie Delvaux.jpg

L’Institut médico-pédagogique Dr Pierre Borremans de l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE) hébergea en 1917 des réfugiés français (1). Sur cette photo, prise en hiver, observez les enfants dessinant au sol de grandes figures, ornées de drapeaux aux couleurs françaises, britanniques et américaines. A l'arrière-plan, la grande tente blanche laisse supposer une extension pour répondre aux besoins de logement. 

A la recherche de documents du passage de réfugiés de la commune française de Montigny-en-Gohelle à Rixensart, Rulkin Philippe (2) contacta Rétro Rixensart. En effet, le 16 avril 1917, l'Armée française lança une grande offensive en Picardie sur le ‘Chemin des Dames’. De nombreux réfugiés français furent à leur tour accueillis dans notre région et à Rixensart … en attendant un retour en France par Evian.

A ce propos, le Cercle d’Histoire de Rixensart publia en 2014 l'information suivante (3) : « Aussi mal lotis que soient nos concitoyens, ils connaîtront plus malheureux encore au printemps de 1917. Des réfugiés issus de municipalités proches de la ligne de front dans les départements français du nord, Hénin-Liétard, St-Vaast, Anzin, Montigny en Gohelle ... seront accueillis chez nous. Certains ne seront que de passage, évacués via la Belgique et la Suisse vers des départements du sud, tels que le Gard. Du fait que les hospices ou hôpitaux de ces localités sont également vidés, on compte parmi les déplacés résidant dans nos communes, des infirmes, aveugles, amputés, grabataires, . . . qui, parfois, trouveront chez nous leur dernière demeure.  

La commune de Genval, déjà "honorée" d'une garnison, n'hébergera pas de réfugiés mais, si l'on en croit une invitation de la ville d'Hénin-Liétard, adressée à Rosières-St-André, 17 communes belges hébergeront près de 8.000 Français. Une seconde lettre précisera que les communes de Nivelles, Waterloo, Genappe, Ittre, Virginal, Bousval, Oisquerc, La Hulpe, Wavre et Rixensart ont promis de se faire représenter à une fête du "Souvenir et de la Reconnaissance franco-belge" qu' Hénin-Liétard*organisera les 28 et 29 juin 1931.  

Différentes listes, la plupart de 1917, existent dans les archives communales de Rixensart : des 253 rapatriés par la Suisse, des 103 personnes provenant d'un hospice, des 42 malades issus d'un hôpital, des 24 évacués décédés à Rixensart avant le 4 juillet 1917, des 343 titulaires d'une carte de contrôle .... S'y ajoutent des listes de lieux d'hébergement avec, en premiers, l'Institut Ste-Elisabeth et le patronage St-Joseph, qui abriterait 7 religieuses, 6 fillettes, 19 garçons, et 35 femmes dont 11 étrangères. De nombreuses habitations, dans tous les quartiers de la commune, sont également citées.

Il apparaît, d'autre part, qu'en janvier 1919, 290 évacués auraient quitté l'Institut Ste-Elisabeth ».

___________
(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996

(2) RULKIN Philippe (responsable du Musée municipal de Montigny-en-Gohelle, Pas-de-Calais, France), Courriel à Rétro Rixensart du 24 juin 2017.
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014, p. 49 et 50.

rixensart,1914-1918,institut sainte-elisabeth,rue du plagniau

10.2015 © Monique D'haeyere

Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017

Les commentaires sont fermés.