BLOMME Joséphine

  • 1128 | La forge Socquet

    112x. La forge Socquet rue de l'Institut c Joséphine Blomme (via JCR).jpg« Vers 1960/61, alors que j’étais en 3ème ou 4ème année primaire à l’Ecole du Centre à Rixensart, notre classe visita la forge Socquet, sise rue de l’Institut 14 à Rixensart », raconte Jean-Claude Renier. « Préparée par mon instituteur Paul Gilson, cette visite m’avait beaucoup impressionné : la chaleur du four et le tintamarre qui régnait dans l’atelier … Plus de cinquante ans plus tard, je suis parti pour Rétro Rixensart sur les traces de cette famille qui exploita cette forge artisanale et fabriqua des outils en acier trempé ».

    Selon Paul Buffin (I, p. 26), « deux frères forgerons, installés depuis le début du 20ème siècle, décident de se reconvertir, leur métier de forgeron semblant menacé par l’expansion de l’automobile. Ils commencent la fabrication de bêches et de pelles en 1919. L’affaire, de très locale au début s’étend en Belgique ainsi que le renom de leur marque “Le Moulin”. En 1946, le successeur, le fils, modernise l’outil et exporte au Congo Belge, l’entreprise est prospère.

    Jean Socquet (1923-2013), le petit-fils d’Arthur, et Jean Francis, travaillèrent également dans l’entreprise familiale. Jean Socquet cessa ses activités à 71 ans en 1994. Son épouse était la fille d’un forgeron qui confectionnait des fers à cheval. Joséphine Blomme, l’épouse de feu Jean Socquet, habite rue de l’Institut dans une maison se situant à côté de l’atelier. Ce dernier abrite aujourd’hui une ferronnerie. Elle raconte : « Nous fabriquions notamment des pelles sous le nom ‘SOCQUET FRERES’ marqués d’un logotype représentant un moulin à vent. Elles étaient munies de manches provenant de la fabrique ‘Donnay’ de Couvin. Nous fabriquions également des bêches de différents types, des pelles à sable, des courbets, et des machettes destinés pour le Congo. Nous avons même fabriqué des pelles à neige en aluminium. Nous achetions l’acier chez Cockerill, par la suite il provint d’Angleterre. Nous fournissions e.a. les quincailleries ‘Moucheron’ et ‘Jadouille’ de Wavre ».

    Un autre atelier à Rixensart assura une saine concurrence, à savoir ‘Les Ateliers Thomas’, appartenant à la quincaillerie Dedeyn. La forge (1890) se transforma en fabrique d’outils, tels que bêches, pelles, pioches, houes … qu’un marteau pilon façonnait à grand fracas. Cette activité cessa en 1951 (I, p. 40).

    Rétrospectives

    ◼︎ DOSSIER RR | La forge Socquet | reportage photographique réalisé par Paul Gilson vers 1990 + brochure présentant les outils fabriqués par la forge Socquet Frères.

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