CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART

  • La Perche couverte, unique en Wallonie

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    1925/1928 | Construction de la Perche couverte à Genval
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l'idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s'adonner à ce sport plutôt qu'aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d'une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

    L'entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c'est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d'une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s'y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l'abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s'écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des 'Trois Colonnes', qui disparaîtra en 1945, et la perche 'semi-ouverte' à proximité de la gare de La Hulpe.

    Genvaloise, la dernière perche couverte de Wallonie surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l'arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l'arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d'un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d'archers, et j'en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l'époque cela valait une fortune. (1)

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    (1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995 

     

    G5 Genval Panorama.jpg

    coll. Philippe Godin

    Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

     

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    mai 1951 © Dominique Delbrassinne

    Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l'avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l'horizon la rue de l'Institut et le château d'eau de Rixensart. A l'avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits. 

     

     

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    1990 | La Perche couverte, vue depuis la Colline du Glain
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Cette photo montre également le carrefour des Papeteries (rue de Rixensart, avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt) avant la création du rond-point Yvonne Londoz (Gailly).

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    4.2015 © Monique D'haeyere

    996. La Perche avant rénovation juillet 1995 Collection Cercle d'Histoire de Rixensart (40).jpg

    juillet 1995 | La Perche couverte
    coll. Cercle d'Historie de Rixensart

    Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte - seule à subsister encore en Wallonie, devait être remise en état. 

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    4.2013 © Monique D'haeyere

     

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    avant 1998 | La Perche couverte avant rénovation
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd'hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d'équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d'Eternit qui la recouvrent à l'extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

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    (2) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995 

     

    453. La Perche © Michel Wautot (1).jpg 

    1999 | La Perche après rénovation
    coll. Hommes et Patrimoine

    Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l'aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.



    Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

     

    genval,rond-point,londoz,perche 1999 © Josette Verbois-Thonnard

    Le rond-point Yvonne Londoz et la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

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    (3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17

       

    genval,auguste lannoye,percheLa Perche, vue depuis la rue Auguste Lannoye à Genval
    2008 © Eric de Séjournet

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    février 2013 © Christian Petit

    Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l'arc ou tir à l'oiseau. Cette construction se situe à l'arrière d'une petite maison villageoise occupée par le local du 'Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix' et par le musée du Tir à l'Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d'ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

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    (4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart

    ◼︎ OBJECTIF RIXENSART | La Perche

    ◼︎ VISAGES DE RIXENSART | Musée du Tir à l'arc

  • Bornes-fontaines à Bourgeois, ressources communes

    Le Coin perdu de Bourgeois c JCR1.jpg

    après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois
    (à Rixensart et non à Genval)
    coll. Jean-Claude Renier

     

    Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu (1) ... et à sa borne-fontaine.

    En 1873, un réseau de pompes et de puits publics fut installé à Rixensart, afin d’améliorer l’hygiène de la population. Chaque point collectif d’approvisionnement en eau potable fut surveillé par un responsable du conseil communal. En effet, le conseil constata la négligence des habitants et certains abus des enfants, qui par jeu, gaspillèrent l’eau en pompant inutilement.

    Le réservoir d’eau potable, relais et complément du château d’eau de Rixensart, rue du Plagniau, fut érigé au Bourgeois en 1901. Ce réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 113. Il eût mieux valu, à cette époque, construire le château d’eau au Bourgeois dont la cote d’altitude est de 113 m plutôt qu’à Rixensart qui se trouvait à la cote 96, une pression plus forte eût été atteinte.

    En 1905, la commune fut entièrement desservie en eau et les anciennes pompes furent remplacées et même multipliées par des bornes-fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (1). 

    En 1996, Paul Buffin écrit : Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et 'pichintes' en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, 'le coin perdu' que les lotisseurs ont épargné (1).

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    (1) Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et 'pichintes' en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, 'le coin perdu' que les lotisseurs ont épargné (2).
    (2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996

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  • Vue aérienne de Rosières village

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    après 1980 | Rosières Saint-André

    Très belle vue aérienne de Rosières village. On distingue nettement l'église Saint-André, la Cure, la Ferme de l'Église et la Maison Rosiéroise. Quant à l'E411, la troisième bande de circulation fut construite entre 1977 et 1980, signale un lecteur.

    Cliquez sur la photo-légende pour l'agrandir.

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    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Chemin du Tilleul, foudroyé ... saccagé

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    avant 1979
    Photo © Cercle d'Histoire de Rixensart (1)

    A quelque 185 m de la Verte Voie ce vieux tilleul bordait le chemin du Tilleul à Rosières … jusqu’en 1962, quand il fut touché par la foudre. Suivant les archives paroissiales cet Arbre Remarquable a été planté en 1693.

    Le Cercle d'Histoire de Rixensart nous apprend que suivant la légende, ce tilleul aurait été planté à l’époque de Charles Quint, vers 1535. Les archives paroissiales, quant à elles, situent son origine en 1693 tandis que J. Tarlier et A. Wauters (2) mentionnent la date de 1787. Ces derniers ajoutent que, vers 1860, l'arbre mesurait 3,70 m de circonférence à un mètre du sol et qu’il était orné d'une petite image de la Vierge. L'année de sa plantation est donc sujette à trois hypothèses mais, compte tenu des dimensions renseignées en 1860, la date évoquée par les archives paroissiales – 1693 – paraît assez probable.

    Cet arbre majestueux était surnommé l'Arbre Ballon ou le Gros Tilleul. Classé par la Commission des Monuments et Sites, il fut malheureusement étêté par la foudre en 1962. En 1979, il ne subsistait plus qu'un tronc creux à l'intérieur tout noirci par les feux qui y étaient fréquemment allumés. Malgré cela, il gardait toujours quelques branchettes qui reverdissaient avec entêtement à chaque printemps jusqu'au jour où il disparut pour de bon, presque tricentenaire si l'on en croit les archives paroissiales.

    En Belgique, notamment, beaucoup de tilleuls font l’objet de cultes et de croyances diverses. Souvent isolés dans la campagne, leur masse touffue sert de borne et de point de repère. Le tilleul peut, en effet, atteindre 30 à 40 m de hauteur et une longévité de plusieurs centaines d’années n’est pas exceptionnelle.
     

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    Cliquez sur la carte pour l'agrandir !

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    (1) Rixensart Info 172, décembre 1997
    (2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne - Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873

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  • Ferme Leblicq, en voiture

    171124 Ancienne Ferme Leblicq Collection Cercle d'Histoire de Rixensart.jpg

    1911 | Intérieur de ferme

    Cette ancienne ferme Leblicq, sise à l’actuel n° 45 de l’avenue Gevaert à Genval, était tenue par Adolphe, dit ‘El Machuré’. A gauche de cette ferme, se trouvait la ferme J.B. Hulet. Cette ferme a été entièrement démantelée et reconstruite début des années 60. Les caves sont par contre toujours d'époque, raconte Claude Romal, descendant des Leblicq.

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Forge de Rosières, extinction des feux

    23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
    années '80 | Ancienne Forge de Rosières

    Située rue de La Hulpe 17 à Rosières, il subsista fin XXème siècle un 'travail' ou 'travail à ferrer'. C'est un bâti qui permettait au maréchal-ferrant d'entraver, à l'aide de sangles, les chevaux plus difficiles.

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  • L'Ecole des filles, rue de La Hulpe

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    vers 1910 | Rue de La Hulpe
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Vue prise à partir du chemin du Grand Cortil et de l'actuelle rue de La Hulpe, à hauteur de l'Ecole des Filles. Dans le fond passe ... aujourd'hui l'E411.

    En Roman Pays, Rosières-Saint-André (étymologiquement ‘Le Champ de Roseaux’) a attiré de nombreuses familles citadines à venir 's’installer au milieu des verdoyantes campagnes, où elles retrouvent la quiétude dont elles ont besoin à notre époque agitée' (1). 

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    (1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972

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    7.2015 © Monique D'haeyere

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  • Le pont du Vicinal, trait d'union entre Braine-l'Alleud et Wavre

    Le pont du Vicinal c Ugent.jpg

    après 1917 | Le pont du Vicinal
    coll. Universiteitsbibliotheek Gent

    Le vicinal, qui relie Braine-l’Alleud à Wavre, fait de la place de la Gare son principal arrêt à Rixensart en 1898. Un pont métallique est jeté à hauteur du n°13 de l'actuelle rue de la Gare, et franchit la profonde tranchée ferroviaire de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg.

    Le chemin de fer avait été un des éléments de progrès du siècle et le vicinal en devint le complément nécessaire. Les lignes reliant les grandes villes et desservant des localités sur leur passage avaient négligé les campagnes, le vicinal les rattacha au monde. Avec sa locomotive ferraillante et brinquebalante, ses coups de sifflet stridents, lorsque traversait les villages, ce tortillard fit bientôt partie de la vie rurale. Il régla la journée paysanne mieux que ne le faisait l’angélus et les hameaux situés hors de son parcours, furent considérés comme arriérés: ceux, chez qui le tram ne passait même pas!

    En 1917-1918, les Allemands déboulonnèrent les rails pour en récupérer l’acier (1).
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    (1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, p. 44 et 45, 1966

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    8.2016 © Monique D'haeyere

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  • Le vieux cimetière et le Reposoir du Saint-Sacrement

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    Situé sur un coin de parcelle du vieux cimetière qui entourait l’église primitive de Genval, du Mahiermont, le Reposoir du Saint-Sacrement, dit chapelle Corbisier. Destiné à servir de reposoir pour les processions, Lambert Corbisier (1714-1779) le fit édifier au bas de la Grand-Place de Genval, en 1776. En 1853, il quittera cet emplacement suite à la construction d’un puits au même endroit. Il sera alors installé près du mur ouest du presbytère, lieu qu’il devra à nouveau quitter lors de la construction de la nouvelle église et, c’est seulement à ce moment, vers 1873, qu’il rejoindra l’emplacement actuel : à l’extrémité ouest de la rue Jean-Baptiste Stouffs. Cette niche en pierre bleue, d’époque Louis XVI, est propriété communale (1).

    L’église primitive se trouvait en un site escarpé dominant la vallée de la Lasne. Elle est citée déjà au même l'endroit, dès 1218, mais nul ne sait depuis combien de temps ni de quand date sa construction (...). L'église était entourée de son cimetière et le presbytère n'en était séparé que par une petite ruelle qui permettait aux habitants voisins de l'église de descendre à la fontaine en contrebas. La ruelle est à présent disparue et l'endroit est (ndlr. jusqu’en octobre 2016) un bois d'épicéas à l'angle des rues JB Stouffs et Mahiermont que les Genvalois de souche appellent encore 'le vieux cimetière'. Ce site est qualifié par le Schéma de Structure d'élément archéologique d'intérêt, car cette (première) église constitue le cœur du vieux Genval (2), explique Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart.

    Le vieux cimetière de Genval a encore servi jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, avant d’être fermé. A l’époque, les monuments funéraires ont été retirés, certaines tombes ont été vidées à la demande des familles et les corps transférés vers d’autres cimetières de la commune. Mais la plupart des dépouilles sont restées sur place et la végétation a pris le dessus au fil des décennies.

    En octobre 2016, la Commune de Rixensart a entrepris le déboisement de ce terrain pour y aménager un potager collectif. Les arbres ont été coupés et c’est apparemment lors de l’arrachage des souches que les premiers ossements ont été découverts. Les engins sont repartis et le chantier a été interrompu (3). Cette situation désola Jean-Pierre Herpigny, président du Cercle de Généalogie de Rixensart. Natif de Genval, il se souvient très bien de ce cimetière où il venait jouer dans son enfance, et où son arrière-grand-père a été enterré. "C’est un lieu de recueillement où tout le monde venait dans le temps même s’il était désaffecté. Je n’étais pas prévenu qu’on voulait y faire un potager. La façon dont c’est fait me rend un peu triste" (3).

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(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, pp. 18 et 19, 2000
    (2) Schéma de structure, commune de Rixensart, CREAT, 1991
    (3) VAN PEEL Hugues, Genval : des ossements humains sur le lieu d’un futur potager collectif, RTBF, 22 octobre 2016

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    12.2008 © Eric de Séjournet

  • La Cure de Rosières Saint-André

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    début XXème siècle | La Cure de Rosières Saint-André
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Située rue Bois du Bosquet 2, « la bâtisse remaniée date de 1765 par les ancrages de la façade. Deux niveaux en briques et pierre bleue. Porte et fenêtres du XIXème à linteau droit. Annexe avec épis et oreilles aux pignons », détaille Hommes et Patrimoine (1).

    Longeant le rue du Bois du Bosquet et en contre-haut de la rue de l’Église Saint-André, le presbytère se compose d’un logis prolongé d’une dépendance plus basse et d’une ancienne remise à voiture en retour, servant aujourd’hui de garage. Le noyau primitif du logis, en brique anciennement chaulée, remonte au 18ème siècle, ce qui est précisé par les ancres « A 1765 » en façade avant. D’un seul niveau à l’origine, le logis a été surélevé dans la 2e moitié du 19è siècle, comme en témoignent les traces d’épi au pignon droit, où deux ouvertures sont visibles, et les trois fenêtres du rez-de-chaussée dont les piédroits sont chaînés de calcaire gréseux et creusés d’une battée (seuils et linteaux remplacés). Quatre fenêtres soulignées d’un seuil et d’une porte principale encadrée de fenêtres, elle se termine à gauche par un pignon débordant. Sous une bâtière de tuiles en S, l’ancienne remise à voiture, plus basse encore, s’ouvrait jadis par quatre arcades en plein cintre, dont une a disparu et deux sont rebouchées, écrit Bénédicte de Ghellinck (2).

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    (1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 62, 2000
    (2) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, IPA Dossier : 25091-INV-0017-0, 20 octobre 2009  

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    4.2016 © Francis Broche

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  • Des thermes genvalois au Musée de l'Eau et de la Fontaine

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    Bureaux de la Sté Coopérative 'Arutan' à Genval (Parc)

    Datant d'environ 1900, le lieu servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l'usine Schweppes. Une partie de ce bâtiment fut occupée à partir de 1988 par le Musée de l’Eau et de la Fontaine.

    Au début des années 80, réalisant que les fontaines constituaient un patrimoine autrefois d'utilité publique mais laissé à l'abandon, Jean-Pierre Courtois se mit à rêver d'un musée. « Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l'eau et aux fontaines furent chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers » (1).

    Lorsqu'en mars 1989 fut lancée par le Ministère de la Région Wallonne une 'Année des Fontaines', pour la mise en valeur de celles-ci, la Fondation Roi Baudouin y apporta sa collaboration. Le terme 'fontaine' fut pris au sens large d'amenée d'eau et recouvre par conséquent à la fois les sources, les pompes, les bornes, les puits, les lavoirs, les bassins et autres abreuvoirs. Un appel aux projets de restauration fut diffusé en vue d'accorder une aide financière à ceux qui seraient sélectionnés. Les projets devaient envisager le nettoyage, la réparation ou le remplacement d'éléments abîmés, la réalimentation en eau, l'aménagement des abords et la mise en valeur.  L'initiative prise par le 'Musée de l'Eau et de la Fontaine' s'inscrivit on ne peut mieux dans la mise en valeur du patrimoine que constituent les points d'eau et leurs superstructures. C'est pourquoi la Fondation Roi Baudoin fut heureuse d'encourager le musée, de contribuer à la fois à son accessibilité et à sa notoriété.

    L'homme d'affaires John C. Martin (Château du Lac), proposa ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvèrent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. « Il s'agit donc d'un lieu symbolique en ce qui concerne l'eau », souligna Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac - artificiel - mais aussi d'une nappe aquifère qui va jusque Louvain » (1).

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    (1) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008

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    2017 © Monique D'haeyere

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  • R.I.T., Recherche et Industrie Thérapeutiques

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    vers 1955 | Bureaux et nouvelle Usine où est fabriqué la Pennicilline (sic) (1),
    sis rue du Tilleul à Genval

    En 1939, la société SOPROLAC (Société des Produits Lactés) fut créée à la rue des Combattants à Genval. En 1945, les premières recherches sur les antibiotiques furent réalisées dans des locaux des Papeteries de Genval. L'usine antibiotique R.I.S.T. (Recherche et Industrie de Synthèses Thérapeutiques) fut fondée par Jacques Lannoye le 28 juin à la rue des Combattants à Genval. En 1947, débuta la production de différents antibiotiques par fermentation et par synthèse : pénicilline, streptomycine, auréomycine, tétracycline (2).

    En 1951, l'usine antibiotique fut transférée à la rue du Tilleul à Genval, en partie dans les bâtiments de l'ancien Grand Hôtel des Familles. R.I.S.T devint R.I.T (Recherche et Industrie Thérapeutiques) (2).

    ‘Elle a été pionnière dans la production des antibiotiques avant de trouver, dans les années 50, sa vocation dans la recherche et la production de vaccins, dont celui contre la polio. Cette voie-là, elle l’a suivie tout au long de sa croissance, au fil des acquisitions et fusions qui ont successivement fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Elle est devenue SmithKline-RIT en 1969.

    En 1989, SmithKline (US) fusionna Beecham Biologicals (UK). Et en 2000, SmithKline Beecham Biologicals fusionna avec GlaxoWelcome pour former la société actuelle, GlaxoSmithKline Biologicals.

    DOCUMENT EN LIGNE | SA Recherche et Industrie Thérapeutiques, 21 février 1962 (articles parus dans La Dernière Heure et Le Soir à l'occasion de la visite du Roi Baudouin)

    __________
    (1) PHOTO 1 | L'éditeur de cette photo écrit 'fabriqué' sans e, et 'pennicilline' au lieu de 'pénicilline'. Et Liliane Brion de préciser : C'est le vaccin antipolio qui fut développé à Genval, et non la pénicilline. Quant à Roger Goossens, il reconnaît sur la photo une Studebaker, une Renault 4cv et une Chevrolet Bel-Air.
    (2) BOURGEOIS Jacques, L'usine antibiotique de Rixensart, Première époque : 1945 à 1970 , in Calameo

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    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Le Verger

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    1914 | Villa Le Verger, rue de l'Augette à Rixensart,
    à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont.
    coll. Francis Broche 

    La rue de l’Augette, très ancienne, relie Froidmont à Bourgeois. Elle a aussi connu de nombreuses vicissitudes orthographiques, chemin de Brame en 1651, Hauzette en 1732, tienne Guéraude et Huigette en 1756, l’Hauzette en 1780, Lauzette en 1784, puis Lozette, Laugette, Logette, chemin de Renipont et, d’après Popp, chemin de Bourgeois. Une logette serait un chemin creux dont les arbres des talus se rejoignaient en formant une voûte de feuillage. Cette définition correspond bien à la rue étroite et sinueuse. L’aquarelliste Guy Bertrand y réside au n° 66 (I, p.61).

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    Collection | BROCHE Francis, CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Rue du Moulin

    Site de l'ancien Moulin de Genval encore bordé de son mur (on reconnaît l'église Saint-Sixte) (à noter l'absence de maisons à flancs de colline) 1925 C CHR coll A. Degryse.jpg

    1925 | Vue depuis Bourgeois sur la rue du Moulin, le Mahiermont et la Manteline

    Le site de l'ancien Moulin de Genval encore bordé de son mur. Sur la crête on reconnaît à gauche le Couvent de Genval et au centre l'église Saint-Sixte.

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • L'été '44 des Coenraets

    1. Badge de l'Armée Secrète c Pascal Van Goethem.jpgAvant-propos

    Les habitants de Rosières sont fiers de compter parmi eux une famille qui s’est illustrée durant la Seconde Guerre mondiale. En effet, les Coenraets ont, sous l’occupation allemande, rendu de grands services à l’Armée Secrète et à la Belgique.

    « J'ai une énorme admiration pour l'esprit de résistance de mon père qui, déjà en 1914, passa à l’âge de 17 ans la frontière hollandaise pour s'engager comme volontaire. Je vénère également ma mère qui a toujours fait équipe avec mon père pour mener à Rosières la résistance aux côtés de la famille Pire, de Pierre van Haute et tant d'autres depuis le printemps 1944 », souligne Michel Coenraets, fils de Paul.

    Après « Genval libérée ! septembre 1944 » (1), que j’ai édité en septembre 2016 sur Rétro Rixensart, je publie ici une trentaine de notices illustrées, consacrées à la famille Coenraets qui, durant l’été 1944, a fait preuve d’exemplarité et de courage pour aider le Quartier Général de l’Armée secrète à s'installer à et fonctionner depuis Rosières.

    Afin de contextualiser ce reportage, je retrace les événements du débarquement sur les plages de Normandie en juin 1944 à la libération de nos communes en septembre 1944. L’accent est mis sur les acteurs de cet épisode de la Seconde Guerre mondiale : l’Armée Secrète au QG de Rosières, l’avancée de la 2ème Division blindée US, la retraite de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 102, la libération du Brabant wallon.

    Mes remerciements vont à la famille Coenraets et à toutes les sources citées qui, « à l’écoute des témoins, deviennent témoin à leur tour » (Elie Wiesel). Et en particulier à Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart qui, en 1994, publia une série d’articles à l’occasion du « 50ème Anniversaire de la Libération », mais également à Pierre van Haute-Pire, ambassadeur honoraire qui, dans son essai « Armée Secrète 1940-1945 », met en exergue le courage de la Résistance en Belgique. Enfin et surtout, j'adresse mes remerciements à Pascal Van Goethem, cameraman, chef opérateur, chef technique multicaméra, stéréographe et … habitant de Rosières. Il est l’arrière-petit-fils du général Jules Pire, commandant de l’Armée Secrète (2). Sur base des archives familiales et du Musée Royal de l’Armée, de photos et témoignages, il a réalisé un documentaire vidéo remarquable sur l’Armée Secrète, entre 1940 et 1945. Les trois épisodes de « L’Armée Secrète et l’or du silence » peuvent être visionnés sur secretarmy.net (3)(4)(5).

    « L'ÉTÉ '44 DES COENRAETS » est dédié à tous ceux qui, dans notre commune de Rixensart, ont courageusement donné leur vie ou leur sang pour la liberté.

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie.jpgEric de SÉJOURNET (6)

     

     

     

     

     


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    (1) de SEJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart, septembre 2016
    (2) photo badge Armée Secrète, collection Pascal Van Goethem
    (3) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : le contexte de l'occupation, novembre 2016 | Episode 1 (55 min) : Après une brève introduction, cet épisode aborde l’univers militaire et familial du général Pire ainsi que la débâcle de 1940, autrement dit la défense de la Belgique avec ses alliés. Il est question aussi du parcours de la famille du général et d’autres jeunes tandis que les militaires sont au front. Chacun trouve sa voie dans une société qui explose au propre comme au figuré.
    (4) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : la guerre secrète, décembre 2016 | Episode 2 (48 min) : Les débuts difficiles de l’Armée Secrète sous l’occupation. Propagande, famine, collaboration, journaux clandestins, intrigue politique et plus encore…
    (5) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : double jeu, janvier 2017 | Episode 3 (51 min) : Après de lourdes arrestations (épisode 2), l’armée secrète semble affiner sa voie dans la clandestinité, le baratin  et surtout le double jeu. Néanmoins, ce dernier coûte souvent cher. Le général Jules Pire installe son QG à Rosières et renforce l’Armée de Belgique en vue d’aider les forces alliées à la reconquête.
    (6) de SÉJOURNET Eric | officier du Corps de la Logistique (1974-1987), chef du Service de Presse des Forces armées belges (1987-1993), concepteur de Mediascore © (outil d’évaluation des retombées médiatiques), conseiller de presse de la Défense (1993-2007) et du Chef de la Défense (2003-2007), conseiller communal à Rixensart (2012-2016), conseiller de la Zone de Police Lasne, La Hulpe et Rixensart (2012-2016), coprésident de Proximité (depuis 2017). Depuis 2008, éditeur de sites Internet participatifs mettant en valeur la vie associative (Visages de Rixensart), l'histoire locale (Rétro Rixensart) et le patrimoine naturel, architectural et paysager rixensartois (Objectif Rixensart, primé en novembre 2009 par la Région Wallonne et la Fondation Roi Baudouin). Cofondateur de l'association citoyenne Arborescence.



    Sommaire 


    I | Présentation de la famille Coenraets

    II | L'Armée Secrète se prépare

    III | Le QG de l'Armée Secrète s'installe à Rosières

    IV | Quand sonne la délivrance

    V | Sabotages dans le Brabant wallon

    VI | De l'efficacité de l'Armée Secrète

    VII | La guerre du renseignement militaire bat son plein

    VIII | Les Belges recouvrent leur liberté

    X | Genval libérée !

    XI | L'après Libération

    XII | La reconnaissance de l'Armée Secrète

     

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  • 1688 | Madeleine Gausset, première aérostière belge

    genval,ballons

    5 juillet 1913 - Premier vol solitaire en ballon effectué par Madeleine Gausset, habitant la Villa Josette drève des Aubépines (actuellement avenue des Magnolias) à Genval.

    Michel Coryn (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart explique : "Le 5 juillet 1913, elle décolla de Koekelberg seule à bord du ‘Fleurus’ (2). Après avoir traversé la capitale, survolé la forêt de Soignes, elle aperçut Genval et pensa y atterrir mais elle fut entraînée vers Wavre. Elle se posa à 16h25 à Céroux-Mousty, village qui deviendra un haut lieu de l’aérostation à partir des années septante".

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    (1) CORYN Michel, La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
    (2) Ballon de 900 m3, du nom de la Bataille de Fleurus de 1794 où fut employé pour la première fois un ballon pour l’observation des mouvements de troupes 

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    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1686 | Arrêt Choppe

    Arrêt Shoppe à la limite de Rixensart début années 60 B c CHR.jpg

    1960 - Arrêt Choppe à Bourgeois. 

    Le lieu-dit 'Le tienne choppe' (1) se trouve entre le Quai du Tram et la chaussée de Lasne à Bourgeois. « S’y trouvait un estaminet, chez Choppe, qui permettait aux charretiers de se désaltérer afin, disaient-ils, de laisser souffler les chevaux » (I, p.122)

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    (1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
    (2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

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  • 1661 | Presbytère Sainte-Croix

    1661. Presbytère Sainte-Croix rue de l'Eglise à Rixensart c Cercle d'Histoire de Rixensart.jpg

    En 1996, Paul Buffin (I) écrivit : « La cure, après l’incendie de 1678, ne fut reconstruite qu’en 1779, sur l’emplacement d’un cabaret tenu par J.B. Fievez. Elle vient d’être remise en état et a retrouvé ainsi tout le charme de son époque bien identifiée par sa très belle porte d’entrée ».

    « En Brabant, nombreux sont les presbytères construits dans la seconde moitié du 18ème siècle », écrit Colette Pinson, présidente du Cercle d'Histoire de Rixensart (1). « Contemporaine de l'ancien presbytère de Genval, cette belle construction à étage, en briques et pierre bleue, possède elle aussi, une élégante porte de style Louis XV surmontée d'un larmier avec clé décorée. On ne peut, dès lors, qu'admirer ces diverses réalisations d'architecture locale traditionnelle et rendre hommage aux tailleurs de pierre, qui, influencés par les modèles inspirés des styles dits 'classiques', ont donné la touche élégante à ces bâtiments aujourd'hui témoins précieux d'un passé révolu ».

    En 1997, le CHIREL BW (2) soulignait que « ces bâtiments constituent un pan de la mémoire collective de nos cités et villages ... Dépositaires éphémères d'un patrimoine qui nous relie à la fois au passé et à l'avenir, nous avons le devoir de mieux considérer ces témoins, de les cultiver avant de les promouvoir »

     

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Presbytère Sainte-Croix, en cure

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    (1) Note sur les presbytères en Brabant - Histoire genvaloise d'un portail, de deux presbytères et de trois églises, C.H.R., 2000, annexe 1
    (2) Comité d'histoire, religieuse du Brabant Wallon - Colloque 'Cures et vicairies en Brabant Wallon', 1997

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    4.2017 © Monique D'haeyere

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  • Route Provinciale

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    1949 | Papeteries de Genval, une Grande Entreprise belge (1)

    La construction de la Route Provinciale (actuellement avenue Franklin Roosevelt) est imminente. Elle reliera Genval à Rixensart. 

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    (1) Cette photo illustra un article, consacré aux Papeteries de Genval en mai 1949. Intitulé "Une Grande Entreprise belge", l'article paru dans Les Vétérans Coloniaux, une revue congolaise.

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    2017 © Monique D'haeyere

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  • 1584 | Accident sur la ligne vicinale

    20170122 Voie du tram entre le Bourgeois et Renipont 22.1.1942 accident qui coûté la vie du boxeur Albert Robbe 1942 c CHR.jpg

    mercredi 7 (1) ou 21 (2) janvier 1942 - Deux trams de la ligne vicinale Waterloo-Wavre se télescopent entre Bourgeois et Renipont.

    « Près de la rue de la Bassette, dans le virage de la voie du tram vicinal, un tragique accident se produisit le 7 janvier 1942 (1). Les signaux réglant le trafic sur la voie unique défaillirent et deux trams se trouvèrent face à face. Les avants des plates-formes se chevauchèrent. Deux passagers décédèrent dans la journée, d’autres furent blessés, un des conducteurs perdit une jambe. Les secours furent rendus difficiles par la neige en cet endroit peu accessible », raconte Paul Buffin (I, p. 116 et 117).

    « Le choc fut si important qu’un des wagons dérailla et se renversa dans le fossé », écrit le journal alostois De Volksstem le 24 janvier 1942 (3). « Les riverains portèrent rapidement secours aux passagers blessés. Entre-temps les médecins de la région furent alertés, ainsi que les hôpitaux bruxellois, qui dépêchèrent plusieurs auto-ambulances sur place. Dix-huit personnes furent gravement blessées et évacuées vers différents hôpitaux. Plusieurs d’entre elles seraient dans un état critique. Une douzaine d’autres voyageurs furent moins touchés, et reçurent les premiers soins sur place et furent ramenés chez eux. Parmi les blessés graves se trouvait le jeune boxeur, Albert Robbe, de Rixensart ». Selon le journal, « il succomba à ses blessures le soir même dans la clinique de la rue Jourdain, où il fut évacué souffrant d’une fracture du crâne et d’un bras arraché. Albert Robbe appartenait à nos jeunes espoirs en boxe poids lourds ».

    Albert Robbe, alias Lolo, naquit le 15 février 1916 et habita à Rixensart. En 1936, il s’aligna en boxe dans la catégorie des poids lourds aux Jeux Olympiques de Berlin. Il y fut battu le 11 août 1936 par le Hongrois Ferenc Nagy (4).

    Les funérailles du boxeur rixensartois eurent lieu en l’église Sainte-Croix. Il fut inhumé à Rixensart (5).

    Un journal francophone titre le 22 janvier 1942 "Deux tramways vicinaux se télescopent à Bourgeois-Rixensart" et publie les noms des huit personnes gravement atteintes et hospitalisées à Bruxelles : "MM. Verspeten, Omer; Bovenisty, Jean; Dellens, Pierre; Robbe, Albert; et Mme Delpierre, tous de Rixensart. En outre, M. Moeremans, Charles, sous-chef de station de et à Lasne; M. Valentin, Simon, et Mlle Roth, tous deux de Lasne".

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    (1) 7 janvier, selon Paul Buffin
    (2) 21 janvier, selon le Cercle d'Histoire de Rixensart. Qui plus est, les extraits de presse 
datent du 22 (pour la presse francophone) et du 24 (pour De Volksstem)
    (3) DE VOLKSSTEM, Trambotsing te Rixensart, 24 janvier 1942, p. 2
    (4) BOXREC, Albert Robbe
    (5) PALLAS, Photos des funérailles d’Albert Robbe (« Frei gegeben durch Zensur »), 2 février 1942

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