de SÉJOURNET Eric

  • Forge de Rosières, au travail les écoliers

    23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
    années '80 | Ancienne Forge de Rosières

    Située rue de La Hulpe 17 à Rosières, il subsista fin XXème siècle un 'travail' ou 'travail à ferrer'. C'est un bâti qui permettait au maréchal-ferrant d'entraver, à l'aide de sangles, les chevaux plus difficiles.

     

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    1995 | Ancienne forge, après rénovation du mur
    Photo © Cercle d'Histoire de Rixensart

     

    Rue de La Hulpe 20090413 Forges de Rosières © Eric de Séjournet (2).JPG

    2009 | Ruines de la Forge de Rosières
    Photo © Eric de Séjournet

    En 2014, elle fit place nette pour permettre l'extension de l'Ecole Communale de Rosières.

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    8.2015 © Christian Petit

  • Monument des Combattants

    Monument aux Morts inauguration à Rixensart c Ugent.jpg

    1924 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent

    A l’angle de l’ancienne voie du tram et de la rue de la Gare, avait été érigé en 1924 le Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 (1).

    Dans un bref compte-rendu paru dans la presse locale, on apprit à propos de la cérémonie d’inauguration : La coquette cité brabançonne de Rixensart a inauguré, dimanche, ce monument à ses quatorze héros morts pour la patrie. Il y eut cortège, discours, cantate, appel des morts. Une couronne fut déposée au nom du Roi.

    __________
    (1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996

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  • L'Ecole des filles, rue de La Hulpe

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    vers 1910 | Rue de La Hulpe
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Vue prise à partir du chemin du Grand Cortil et de l'actuelle rue de La Hulpe, à hauteur de l'Ecole des Filles. Dans le fond passe ... aujourd'hui l'E411.

    En Roman Pays, Rosières-Saint-André (étymologiquement ‘Le Champ de Roseaux’) a attiré de nombreuses familles citadines à venir 's’installer au milieu des verdoyantes campagnes, où elles retrouvent la quiétude dont elles ont besoin à notre époque agitée' (1). 

    __________
    (1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972

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    7.2015 © Monique D'haeyere

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  • Les Sorbiers

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    après 1903 -  Les Sorbiers (Parc de Genval-les-Eaux),
    à l'angle des avenues des Merisiers et des Cormiers
    coll. Francis Broche

    « Dans les alentours du lac de Genval, cette belle villa s'implante sur un haut soubassement au centre d'un jardin entouré de haies. Oeuvre de l'architecte Fernand Symons (1), cette habitation de style 'villégiature' est datée de 1903 et s'inscrit tout à fait dans l'esprit du manoir anglais : les façades crépies et à faux colombages sont animées d'une bretèche, d'encorbellements, d'annexes, de petits toits en appentis, d'une loggia d'entrée, d'une tourelle polygonale (terrasse couverte à l'origine), de hautes souches de cheminée. Les baies de format varié sont fermées de châssis d'origine à petits bois », écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (2).

    « Cette villa est typique de cette époque et, chose curieuse, elle dispose d’une soeur, dans le quartier du ‘Bosquet’ que seules quelques différences empêchent de qualifier de jumelle (3) », écrit Roger Ghyssens en 2003 (4).

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    (1) Fernand Symons (1869-1942), architecte belge de la période Art nouveau qui fut actif à Bruxelles et à Genval
    (2) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009  
    (3) RÉTRO RIXENSART | Villa de l'avocat Ch. G
    (4) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, p. 112, 2003

     

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    9.2017 © Immo Ferco

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  • Les Charmettes

    1414. Les Charmettes rue du Tilleul à Genval c CHR.jpg

    Façade Est de la villa Les Charmettes, rue du Tilleul à Genval
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Construite au début du XXème siècle, cette belle villa et ses dépendances furent rachetées par la commune de Genval (avant 1977) pour servir de maison de quartier. En 2002, elle accueillait "la Croix-Rouge, la consultation ONE, école des devoirs La Chouette, une plaine de jeux, des réceptions familiales ... ", énumère l'Echevine de l'Urbanisme à La Dernière Heure. "Les lieux servent de promenade dans un cadre de verdure ou l'on recense des arbres remarquables, dont une allée de marronniers classés" (1).

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    (1) de VOGELAERE Jean-Philippe, Un million d'euros pour redonner un nouveau visage à la maison de quartier de Genval, La Dernière Heure, 2 mai 2002.

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    4.2016 © Monique D'haeyere

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  • Chalet Guillaume Tell et les Cottages

     2 1835 1423. Le lac 1906 c Anne-Marie Delvaux (1).jpg

    avant 1906 | Le Lac
    coll. Anne-Marie Delvaux

    Sur la rive nord du lac de Genval, le Chalet Guillaume Tell marque le paysage depuis plus d’un siècle.

    La mise sous eau du lac de Genval date de l'automne-hiver 1903-1904. Roger Ghyssens, du Cercle d'Histoire de Rixensart, fait observer que « l'Argentine (aussi dénommée Rivière d'Argent ou Zilverbeek) marquait la limite communale entre Overijse et Genval depuis le pont d'Yssche, rue de la Tasnière, jusqu'au chemin de Genval à Rosières. Il est évident que la création du lac entraînait immanquablement la disparition de cette limite et que le fait de détourner la rivière ne transférait pas automatiquement ses fonctions frontalières. Le bourgmestre d'Overijse avait donc marqué de légitimes réticences et avait exigé de placer dans l'axe du lit de la rivière abandonnée, des bornes (...). Aujourd'hui, pour autant qu'elles existent, elles jouent ce rôle entre deux Provinces d'abord, entre deux Régions ensuite » (1).

    Sur la rive nord, on distingue le Chalet 'Guillaume Tell'. Avec le Rütli (Le Trèfle à Quatre), le Hameau du Petit Trianon, la Maison du Seigneur, il fait partie des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux au début du 20ème siècle. Le chalet est à l’image de la chapelle Guillaume Tell se trouvant sur les bords du Lac des Quatre Cantons en Suisse (2).

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    (1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, p. 59, 2003
    (2) La chapelle de Tell, in Wikipedia

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    1.2016 © Monique D'haeyere

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  • Le Parc, vu des hauteurs de La Hulpe, au soir tombant

    2000. Le Parc vu des hauteurs de La Hulpe, au soir tombant © Eric de Séjournet.jpg

     1929/ | Le Parc, vu des hauteurs de La Hulpe, au soir tombant
    Édition Belge, Bruxelles

    Splendide vue d'une partie du Parc de Genval-les-Eaux, dévoilant de gauche à droite la Villa Béatrix, en partie cachée par la Villa Rossel, la Villa Les Hirondelles, l'Etablissement des Eaux (à l'avant-plan), le Chalet Rütli, et à l'horizon le château d'eau du Plagniau, rue de l'Institut à Rixensart. Le lac de Genval est dissimulé derrière un imposant rideau d'arbres.

    Photo légende

    2000L. Le Parc vu des hauteurs de La Hulpe, au soir tombant © Eric de Séjournet copie.jpg 

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Des thermes genvalois au Musée de l'Eau et de la Fontaine

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    Bureaux de la Sté Coopérative 'Arutan' à Genval (Parc)

    Datant d'environ 1900, le lieu servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l'usine Schweppes. Une partie de ce bâtiment fut occupée à partir de 1988 par le Musée de l’Eau et de la Fontaine.

    Au début des années 80, réalisant que les fontaines constituaient un patrimoine autrefois d'utilité publique mais laissé à l'abandon, Jean-Pierre Courtois se mit à rêver d'un musée. « Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l'eau et aux fontaines furent chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers » (1).

    Lorsqu'en mars 1989 fut lancée par le Ministère de la Région Wallonne une 'Année des Fontaines', pour la mise en valeur de celles-ci, la Fondation Roi Baudouin y apporta sa collaboration. Le terme 'fontaine' fut pris au sens large d'amenée d'eau et recouvre par conséquent à la fois les sources, les pompes, les bornes, les puits, les lavoirs, les bassins et autres abreuvoirs. Un appel aux projets de restauration fut diffusé en vue d'accorder une aide financière à ceux qui seraient sélectionnés. Les projets devaient envisager le nettoyage, la réparation ou le remplacement d'éléments abîmés, la réalimentation en eau, l'aménagement des abords et la mise en valeur.  L'initiative prise par le 'Musée de l'Eau et de la Fontaine' s'inscrivit on ne peut mieux dans la mise en valeur du patrimoine que constituent les points d'eau et leurs superstructures. C'est pourquoi la Fondation Roi Baudoin fut heureuse d'encourager le musée, de contribuer à la fois à son accessibilité et à sa notoriété.

    L'homme d'affaires John C. Martin (Château du Lac), proposa ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvèrent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. « Il s'agit donc d'un lieu symbolique en ce qui concerne l'eau », souligna Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac - artificiel - mais aussi d'une nappe aquifère qui va jusque Louvain » (1).

    __________
    (1) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008

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    2017 © Monique D'haeyere

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  • Avenue n° 3

    Avenue n° 3 Parc de Genval c Eric de Séjournet.jpg

    avant 1914 - Avenue n° 3 (actuellement avenue des Cormiers) dans le Parc de Genval et vue sur la Villa Béatrix.

    "Dans le quartier du lac de Genval, cette villa atypique du début du 20e siècle s'implante en retrait de l'avenue des Cormiers. Surplombant un jardin avec vue sur le lac, l'habitation (...) s'offre des allures de petit château mêlant des influences Art Nouveau et néo-médiévales. Le plan non régulier présente de nombreux décrochements et une tourelle polygonale. Les baies sont à arc cintré ou outrepassé. La tourelle est ornée de mascarons à figures humaines. En façade avant, un cartouche réalisé en mosaïque précise le nom de la maison, ainsi que sa date de construction '1902'", écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009.

    Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait « d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie (...) entre 1903 et 1906 », écrit Roger Ghyssens, du Cercle d'Histoire de Rixensart (II, p. 113).

    Cette villa est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

    Selon Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s'inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Villa Béatrix, la fée du lac

    ◼︎ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Chemin du Tilleul

    1793. Chemin du Tilleul à Rosières 5.2012 © Eric de Séjournet.jpg

    mai 2012 | Chemin du Tilleul © Eric de Séjournet

    Le Chemin du Tilleul à Rosières relie le Chemin des Deux Fermes à la Verte Voie. A cet endroit, ce chemin est bordé de la Sablière Terfosse, de grand intérêt biologique.

    « Début avril 2017, une mise à blanc radicale a été effectuée sur environ 200 m le long de ce chemin modifiant complètement l’endroit. Qui plus est, ces abattages ont été effectués en période de nidification (…). Subsistent encore quelques chênes rescapés », rapporte Christiane Boehm, membre du PCDN.

    A ce jour, on ne connaît la réaction du Service Environnement de la Commune de Rixensart.

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     6.2017 | Chemin du Tilleul © Christiane Boehm

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  • L'été '44 des Coenraets

    1. Badge de l'Armée Secrète c Pascal Van Goethem.jpgAvant-propos

    Les habitants de Rosières sont fiers de compter parmi eux une famille qui s’est illustrée durant la Seconde Guerre mondiale. En effet, les Coenraets ont, sous l’occupation allemande, rendu de grands services à l’Armée Secrète et à la Belgique.

    « J'ai une énorme admiration pour l'esprit de résistance de mon père qui, déjà en 1914, passa à l’âge de 17 ans la frontière hollandaise pour s'engager comme volontaire. Je vénère également ma mère qui a toujours fait équipe avec mon père pour mener à Rosières la résistance aux côtés de la famille Pire, de Pierre van Haute et tant d'autres depuis le printemps 1944 », souligne Michel Coenraets, fils de Paul.

    Après « Genval libérée ! septembre 1944 » (1), que j’ai édité en septembre 2016 sur Rétro Rixensart, je publie ici une trentaine de notices illustrées, consacrées à la famille Coenraets qui, durant l’été 1944, a fait preuve d’exemplarité et de courage pour aider le Quartier Général de l’Armée secrète à s'installer à et fonctionner depuis Rosières.

    Afin de contextualiser ce reportage, je retrace les événements du débarquement sur les plages de Normandie en juin 1944 à la libération de nos communes en septembre 1944. L’accent est mis sur les acteurs de cet épisode de la Seconde Guerre mondiale : l’Armée Secrète au QG de Rosières, l’avancée de la 2ème Division blindée US, la retraite de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 102, la libération du Brabant wallon.

    Mes remerciements vont à la famille Coenraets et à toutes les sources citées qui, « à l’écoute des témoins, deviennent témoin à leur tour » (Elie Wiesel). Et en particulier à Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart qui, en 1994, publia une série d’articles à l’occasion du « 50ème Anniversaire de la Libération », mais également à Pierre van Haute-Pire, ambassadeur honoraire qui, dans son essai « Armée Secrète 1940-1945 », met en exergue le courage de la Résistance en Belgique. Enfin et surtout, j'adresse mes remerciements à Pascal Van Goethem, cameraman, chef opérateur, chef technique multicaméra, stéréographe et … habitant de Rosières. Il est l’arrière-petit-fils du général Jules Pire, commandant de l’Armée Secrète (2). Sur base des archives familiales et du Musée Royal de l’Armée, de photos et témoignages, il a réalisé un documentaire vidéo remarquable sur l’Armée Secrète, entre 1940 et 1945. Les trois épisodes de « L’Armée Secrète et l’or du silence » peuvent être visionnés sur secretarmy.net (3)(4)(5).

    « L'ÉTÉ '44 DES COENRAETS » est dédié à tous ceux qui, dans notre commune de Rixensart, ont courageusement donné leur vie ou leur sang pour la liberté.

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie.jpgEric de SÉJOURNET (6)

     

     

     

     

     


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    (1) de SEJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart, septembre 2016
    (2) photo badge Armée Secrète, collection Pascal Van Goethem
    (3) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : le contexte de l'occupation, novembre 2016 | Episode 1 (55 min) : Après une brève introduction, cet épisode aborde l’univers militaire et familial du général Pire ainsi que la débâcle de 1940, autrement dit la défense de la Belgique avec ses alliés. Il est question aussi du parcours de la famille du général et d’autres jeunes tandis que les militaires sont au front. Chacun trouve sa voie dans une société qui explose au propre comme au figuré.
    (4) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : la guerre secrète, décembre 2016 | Episode 2 (48 min) : Les débuts difficiles de l’Armée Secrète sous l’occupation. Propagande, famine, collaboration, journaux clandestins, intrigue politique et plus encore…
    (5) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : double jeu, janvier 2017 | Episode 3 (51 min) : Après de lourdes arrestations (épisode 2), l’armée secrète semble affiner sa voie dans la clandestinité, le baratin  et surtout le double jeu. Néanmoins, ce dernier coûte souvent cher. Le général Jules Pire installe son QG à Rosières et renforce l’Armée de Belgique en vue d’aider les forces alliées à la reconquête.
    (6) de SÉJOURNET Eric | officier du Corps de la Logistique (1974-1987), chef du Service de Presse des Forces armées belges (1987-1993), concepteur de Mediascore © (outil d’évaluation des retombées médiatiques), conseiller de presse de la Défense (1993-2007) et du Chef de la Défense (2003-2007), conseiller communal à Rixensart (2012-2016), conseiller de la Zone de Police Lasne, La Hulpe et Rixensart (2012-2016), coprésident de Proximité (depuis 2017). Depuis 2008, éditeur de sites Internet participatifs mettant en valeur la vie associative (Visages de Rixensart), l'histoire locale (Rétro Rixensart) et le patrimoine naturel, architectural et paysager rixensartois (Objectif Rixensart, primé en novembre 2009 par la Région Wallonne et la Fondation Roi Baudouin).



    Sommaire 


    I | Présentation de la famille Coenraets

    II | L'Armée Secrète se prépare

    III | Le QG de l'Armée Secrète s'installe à Rosières

    IV | Quand sonne la délivrance

    V | Sabotages dans le Brabant wallon

    VI | De l'efficacité de l'Armée Secrète

    VII | La guerre du renseignement militaire bat son plein

    VIII | Les Belges recouvrent leur liberté

    X | Genval libérée !

    XI | L'après Libération

    XII | La reconnaissance de l'Armée Secrète

     

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  • 1679 | Monument des Fusillés et des Résistants

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    1940-1945 - Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté. Sur cette carte postale commémorative, leurs noms sont publiés par ordre alphabétique, accompagnés d’un portrait.

    Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

    A gauche, les fusillés :

    Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (I, p 74), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

    Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (I, p.140). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (I, p.134) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1).

    Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

    Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (I, p.90). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (1)

    A droite, les résistants morts :

    Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

    Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : "Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu'au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi".

    Craps Albert

    Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

    Georis Roger

    Mathy Camille

    Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

    Luyckx Louis

    Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

    Paquet Jules

    Pirsoul Joseph

    La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

    - dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

    - devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

    - autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (« anciennement rue Neuve dans les années trente ») (I, p.134), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

    - dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere

     

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Monument des Résistants, morts pour la Patrie

    rixensart,monuments,résistance,fusillés,cimetière,déportés

    2012 © Eric de Séjournet

    __________
    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1666 | L'Entrée du Parc

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    Avant 1904 - Après avoir gravi la rampe provenant de la gare de Genval, les visiteurs arrivaient « à l'entrée du parc de la s.a. Genval-les-Eaux, délimitée par d'énormes barrières » (Roger Ghyssens, II). De là, « ils n'avaient plus qu'à descendre en flânant vers le lac en contrebas ».

    genval,lac de genval 

    3.2014 © Monique D'haeyere

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1612 | La sablière de Rosières

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    « A Rosières, au bord du chemin de la Carrière, existe une ancienne sablière désaffectée. Propriété de la commune de Rixensart, la sablière de Rosières est située à environ 250 mètres à l’ouest de l’autoroute E 411. La sablière a été creusée dans le flanc droit d’un vallon situé dans le versant nord de la vallée de la Lasne. On y a exploité des sables tertiaires du Bruxellien, essentiellement lors de la construction de l’autoroute (1958-1962) ».

    « Après des années d’abandon, la sablière est devenue un site de grand intérêt biologique et est répertoriée comme ‘zone centrale ouverte’ au Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) de Rixensart. En effet, la sablière de Rosières abrite des espèces végétales et animales caractéristiques des milieux sableux à végétation rase et clairsemée, devenus rares en Brabant », souligne Julien Taymans, président de NATAGORA Brabant wallon.

    « Le site hébergeait une colonie d’hirondelles de rivage, qui nichaient dans la falaise jusqu’en 1993, date à laquelle la commune de Rixensart prit malencontreusement l’initiative de taluter cette dernière, ‘pour des raisons de sécurité’.

    Le fond de l’excavation et les talus sont fort dégradés par le passage d’engins motorisés (motos, quads et même tracteurs); au moins cinq pistes ont été créées au niveau du talus sud. La majeure partie du site est ainsi “labourée” par ces engins et est par conséquent dépourvue de végétation », dénonça Julien Taymans en 2006.

    « Après 2006, un réaménagement du site a été opéré afin de limiter des nuisances pour le voisinage et les promeneurs (clôture du site, pose de panneaux d’information) et restaurer et protéger des milieux naturels et des espèces présents sur le site (pelouses sèches, falaises sableuses pour l’hirondelle de rivage et les insectes sabulicoles). Une gestion récurrente a été mise en place afin de maintenir le site dans un état de conservation favorable. Si l’hirondelle de rivage adopte la falaise, il faudra périodiquement rafraîchir celle-ci en fonction de son érosion. Les pelouses sèches devront être périodiquement débroussaillées et/ou fauchées » (1).

    __________
    (1) TAYMANS Julien, Note concernant l’intérêt biologique de la sablière de Rosières, septembre 2006

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  • 1556 | Une allée du Parc

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    avant 1928 - Sur la rive Nord du lac de Genval, la rivière Argentine coule paisiblement vers la vallée de la Lasne longeant une des allées du parc de Genval (actuellement la Meerlaan à Overijse). En C2, l'hôtel Argentine, aujourd'hui disparu (lieu occupé actuellement par le Yachtclub de Genval). 

    En 1903/1904, le lac de Genval fut rempli grâce à l'eau provenant de l'Argentine.

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  • Genval libérée ! septembre 1944

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    L'avant-garde de la '2nd Armored Division US' arrive à Genval le 4 septembre 1944 dans l'après-midi. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite.

    Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval.

    On fait à nos libérateurs un accueil enthousiaste, on leur jette des fleurs, des fruits, des friandises, des douceurs, quand il y en un qui stationne quelques moments on lui offre tout ce qu'on peut, on leur serre la main, les jeunes filles, les enfants les embrassent, on ne se lasse pas de cette joie débordante (2).

    « C’était un spectacle encore jamais vu, un décor inoubliable, des trottoirs regorgent de monde, hommes, femmes et enfants. Des véhicules alliés en tous genres descendaient à la queue leu leu l’avenue Gevaert pour prendre la rue de la Station et ensuite la rue de Rosières. Il y avait là des chars, des camions bourrés de soldats, des jeeps, des bulldozers, etc. etc. C’était un convoi continu et sans fin. La population applaudissait à tout rompre, à chaque arrêt des femmes et des jeunes filles grimpaient sur les chars et les jeeps pour embrasser les soldats », témoigne J. Mayné (3).

    L’arrivée des troupes américaines est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse les accueille. Les GI's sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe. Eric de Séjournet édite et commente ce reportage inédit découvert dans le patrimoine iconographique de la famille Lannoye. Les Archives de l’Etat à Louvain-la-Neuve en sont dorénavant les dépositaires.

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    (1) Présentation du 2nd AD, YouTube
    (2) GHYSSENS Roger, 50ème Anniversaire de la Libération, Cercle d’Histoire de Rixensart, 1994
    (
    3) MAYNÉ J., 1944-1994 50ème anniversaire. Souvenirs de 1939-1944, Rixensart, 1994

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  • 1417 | Rue de Bierges

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    avril 2009 - La rue de Bierges à Rosières relie la rue de l’église Saint-André à la rue de la Ferme du Plagniau. Elle donne également accès à l’autoroute E411, direction Namur. Pendant plusieurs décennies, l’alignement de ces arbres d’une même essence y souligna la limite entre la chaussée et le sentier traversant la vallée de la Lasne. Il constitua un élément visuel du cadre de vie, un bien patrimonial paysager.

    Au début du printemps 2016, ces peupliers disparurent sous les assauts des tronçonneuses.

     OBJECTIF RIXENSART   > Rue de Bierges 

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    4.2016 © Christiane Boehm                                                  4.2016 © Francis Broche

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    5.2016 © Monique D'haeyere 

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  • 1407 | Rue du Patch

    1502. Rue du Patch 5.2009 © Eric de Séjournet.JPG

    mai 2009 - Maison, sise rue du Patch 30 à Rixensart ... avant sa démolition pour faire place au RER. Le chemin de fer passait juste derrière l'habitation, à hauteur du toit.

    Wasile (Basile) Ghitescu, mon arrière grand-père d’origine roumaine, a habité cette grande maison située au 30 Rue du Patch. Né à Jassy en Roumanie le 4 novembre 1885 et décédé le 21 octobre 1965 à l'hôpital de Berchem-Sainte-Agathe. Il repose aujourd'hui au cimetière de Rixensart Rue de l’Institut, raconte Vinciane Allebroeck. 

    Face à la maison, côté gauche une grange abritait un grand four en pierres qui servait jadis à mon arrière-grand-père pour la cuisson du pain. Jouxtant la grange se trouvait l'écurie car Wasile (Basile) était passionné de chevaux. Egalement féru d'agronomie, il avait planté de nombreux poiriers en espaliers et ses conseils étaient appréciés de tous. 

    Dans la cuisine trônait un gros poêle de Louvain et le plaisir de certains de ses petits-enfants consistait en la confection de billes d'argile mises à cuire dans les tiroirs attenant au four. Les autres pièces de la maison ne les attiraient pas car c'était des endroits où la sagesse était de rigueur.  

    Durant son enfance ma maman accompagnée de ses frères et soeurs allaient souvent retrouver leur grand-père dans son immense potager où ils restaient en admiration devant un tapis de légumes. De cet endroit, ils partaient en promenade au fin fond du verger, sens en alerte et mains tripotant pommes, poires, cerises, groseilles jaunes, vertes et rouges. D'après les souvenirs de ma maman, le verger était délimité par les avenues Monseigneur et Yvan.   

    Wasile possédait son propre élevage de lapins qui, avant de passer à la casserole, étaient dorlotés par ses petits-enfants. Il y avait également deux petits moutons et deux chèvres ainsi que quelques poules et oies.   

    A la vue de ces photos et lors de ses passages dans le quartier, ma maman ressent encore une vive émotion emplie de bonheur et de fierté au souvenir de son grand-père.

    rixensart,rue du patch,ligne 161

    4.2009 © Eric de Séjournet 

    rixensart,rue du patch,ligne 161 

    11.2012 © Monique D'haeyere

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  • 1257 | Avenue des Combattants

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    2008 - "Dans l'une des avenues principales de Genval, cette villa implantée en retrait remonte au début du 20e siècle. D'inspiration éclectique, cette bâtisse affiche une élévation en brique rouge enrichie de pierre calcaire et de brique claire émaillée formant bandeaux, soulignant les linteaux des baies et décorant les murs sous la corniche. Les façades asymétriques se développent sur deux niveaux, une tourelle de plan carré terminée d'un clocheton s'imposant à l'un des angles", écrit Bénédicte de Ghellinck (XXI).

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  • Marcel Tilquin (1903-1943)

    Fusillés et résistants rixensartois morts en service recommandé.jpgRésistant durant la Seconde guerre mondiale, Marcel Tilquin fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk, parce qu'il "transportait et détenait des armes" (I, p. 90) (1). Né à Rixensart le 7 février 1903, il y fut commerçant.

    Une avenue de Rixensart porte son nom.

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

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  • 1208 | Villa "Les Vacances"

    Villa Les Vacances avenue des Combattants à Genval c Eric de Séjournet.jpg

    après 1909 - "En retrait de l'avenue des Combattants, cette villa d'influences Art Nouveau, Art Déco et ‘villégiature’ a été construite en 1909 par l'architecte N. Lacroix. Derrière une haie ouverte par une grille d'entrée encadrée de piliers monolithes, la bâtisse de trois larges travées sur deux niveaux est totalement enduite et peinte. Chaque travée se divise en une baie triple : au rez-de-chaussée, un arc en anse de panier termine la baie habillée d'une menuiserie tripartite et, à l'étage, des piliers séparent les trois ouvrants. Des médaillons et un panneau de carreaux de céramique ornent les allèges de fenêtres de l'étage. Un imposant auvent sur deux colonnes abrite l'entrée, tandis que des petits balcons prolongent certaines fenêtres de l'étage. Les pignons sont décorés de faux colombages peints. Une importante bâtière à brisis, recoupée d'un pignon en travée principale, couronne cette habitation soignée », écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (XXIV).

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    © Monique D'haeyere

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  • 1153 | Albert Croy

    20140508. CROY Albert.jpgNé à Genval le 13 août 1917, Albert Croy fut électricien aux Papeteries de Genval, résistant.

    "Son frère, Ernest, avait été assassiné à Genval, par un Allemand, agent des chemins de fer. Ce dernier avait traîné le corps sur la voie pour le faire déchiqueter et accréditer l’accident. Par vengeance, Albert s’engagea dans la résistance.

    Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité" (I, p.140).

    Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    La rue reliant l'avenue Franklin Roosevelt à Rochemur (Patch) porte son nom. 

     

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  • 1133 | Edouard Dereume (1920-1943)

    20140508. DEREUME Edouard.jpgNé à Bruxelles le 20 novembre 1920, Edouard Dereume habitait « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres (1). Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144).

    Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    La rue reliant la Colline du Glain à Rochemur (Patch) porte son nom.

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    (1) fusillés rixensartois

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  • 1112 | Ferme Stouffs

    Ry-Beau-Ry dans la Vallée de la Lasne depuis Bourgeois 4.2011 © Eric de Séjournet-003.jpg

    2011 - La ferme Stouffs porte le nom d’une famille de notables genvalois, apparentée à celle des Degraives ou Acreman. « Une véritable dynastie locale », souligne Roger Ghyssens (1). « Elle régna sur le village durant tout le 18ème et le 19ème siècle et fut alliée à tout ce qui fut important dans la commune ».

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    (1) GHYSSENS Roger, Genval 1830, Cercle d'histoire de Rixensart, 1999

    8 Vallée de la Lasne à Bourgeois 20110424 © Eric de Séjournet.jpg 

    2011 © Eric de Séjournet

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  • 1089 | Mari-vatch

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    juillet 2009 - « Lors de la construction de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg, vers le milieu du XlXe siècle, un tunnel fut construit sur le chemin n° 10 appelé ‘chemin Tassenière’. Aussi curieux que cela puisse paraître aujourd’hui », écrit Roger Ghyssens (1), « il conduisait à la vieille route de Wavre, ancien tracé joignant La Hulpe à la cité du Maca. Au-delà de la vieille voie, le chemin Tassenière conduisait également aux sentiers qui mettaient en communication avec la route d’Overijse via Malaise ».

    « Le chemin Tassenière avait également un autre but, il mettait les prés humides en liaison avec le village. Toutes ces raisons avaient justifié la création d'un passage routier sous la ligne du chemin de fer mais, pour les habitants du coin, il y avait encore une autre cause à cette réalisation.

    En effet, chaque jour où le temps le permettait, même s’il faisait frais et maussade, Marie descendait la pente de la Tassenière, poussant devant elle une ou deux vaches, vers les prés communaux, d’où le surnom pont ‘Mari-vatch’.

    Plus tard, il devint un accès au parc et au lac de Genval. ll vit passer des voitures luxueuses, des gens importants et d'autres moins. ll connut les deux guerres où, à chaque fois, le parc devint résidence de I'occupant et les voitures changèrent de style. ll connut I'euphorie des libérations, les voitures changèrent encore et les trains également, mais toujours on l'appela ‘Pont Mari-vatch’.

    Quelque 160 années plus tard, ce pont, qui supporta des milliers de trains et vit passer tant de trafic mais garda toujours dans ses vieux murs la résonance des sabots de Marie, n'est plus. ll a disparu du fait des hommes et un pont tout neuf, plus imposant, le remplace (1)».

    PONT DE MARI-VATCH > photos et notices RR 145 et 387

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    (1) GHYSSENS Roger, On l’appelait Pont Mari-vatch, in Rixensart Info, décembre 2010
    (2) TVCOM, Pont de la Tasnière, reportage du 22 novembre 2010

    genval,pont mari-vatch,ligne 161,chemin de fer,rer 

    5.2012 © Monique D'haeyere

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