DERELLY Mauricette

  • Bornes-fontaines à Bourgeois, ressources communes

    Le Coin perdu de Bourgeois c JCR1.jpg

    après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois
    (à Rixensart et non à Genval)
    coll. Jean-Claude Renier

     

    Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu (1) ... et à sa borne-fontaine.

    En 1873, un réseau de pompes et de puits publics fut installé à Rixensart, afin d’améliorer l’hygiène de la population. Chaque point collectif d’approvisionnement en eau potable fut surveillé par un responsable du conseil communal. En effet, le conseil constata la négligence des habitants et certains abus des enfants, qui par jeu, gaspillèrent l’eau en pompant inutilement.

    Le réservoir d’eau potable, relais et complément du château d’eau de Rixensart, rue du Plagniau, fut érigé au Bourgeois en 1901. Ce réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 113. Il eût mieux valu, à cette époque, construire le château d’eau au Bourgeois dont la cote d’altitude est de 113 m plutôt qu’à Rixensart qui se trouvait à la cote 96, une pression plus forte eût été atteinte.

    En 1905, la commune fut entièrement desservie en eau et les anciennes pompes furent remplacées et même multipliées par des bornes-fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (1). 

    En 1996, Paul Buffin écrit : Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et 'pichintes' en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, 'le coin perdu' que les lotisseurs ont épargné (1).

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    (1) Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et 'pichintes' en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, 'le coin perdu' que les lotisseurs ont épargné (2).
    (2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996

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  • 773. Eglise Saint-François-Xavier

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    Eglise Saint-François-Xavier, après la seconde transformation faite en 1956. «Les plans furent dressés par l’architecte Roger Mayné, de Rixensart, et les travaux furent l’oeuvre de l’entrepreneur François Mortier, de Rixensart», écrit André de Walque (XIX, p. 14).

    «Les importants travaux entrepris à cette époque ne purent l’être que grâce à la générosité du docteur Lucien Dessy, ancien bourgmestre de Rixensart, président du conseil d’administration des Papeteries de Genval, qui, par ses dispositions testamentaires, avait fait mettre une somme de F 1.500.000 à la disposition du Conseil de fabrique. L’ensemble des travaux exécutés dépassa deux millions, la différence étant entièrement supportée par la générosité des paroissiens».

    Collection | DERELLY Mauricette Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 716 | L'Eglise

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    début 20ème siècle - L'Eglise Saint-François-Xavier à Bourgeois.

    Contrairement à une légende entretenue par certains au siècle dernier (1), Monseigneur (2) Xavier de Merode n’a pas fondé la paroisse Saint-François-Xavier, il était d’ailleurs mort depuis plusieurs mois lors de la première démarche tendant à la construction d’une église à Bourgeois. Aucune trace n’a été trouvée de dispositions en ce sens, peut-être sa soeur, la comtesse de Montalembert, qui l’a assisté dans ses derniers moments, a-t-elle recueilli un souhait qu’il lui aurait confié. Quelques heures avant de mourir, il déchira son testament, dicta de nouvelles dispositions en faveur de son frère, s’en remettant aux siens de continuer et d’assurer toutes ses oeuvres de foi et de charité (3).

    Voir photos 142, 287, 333, 501, 585 et 592.

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    5.2014 © Christian Petit

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    (1) XIXème siècle
    (2) L’appellation ‘monseigneur’ réfère ici à la fonction ecclésiastique remplie par le comte Frédéric Xavier de Merode. En effet, le terme de ‘monseigneur’ est donné aux simples prélats non-évêques de la cour papale. Les Merode ont obtenu le 25 avril 1930 l’autorisation de porter le titre de prince. Toutefois, n’étant pas issus d’une famille royale ou régnante, ils doivent être appelés simplement ‘prince’ et non ‘monseigneur’ (4)
    (3) BESSON, Mgr. Xavier de Merode, sa vie et ses oeuvres, Desclée, de Brouwer et Cie, 1898, p. 260 in de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977 (XIX)
    (4) A.N.R.B., Usages et coutumes de la noblesse, Bruxelles 1983

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