FONDS LANNOYE

  • Terrain de football de Genval

    1520. 1954 4 octobre rue du Tilleul match de football des vétérans (Cinquantenaire des Papeteries) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart)_3.jpg

    4 octobre 1954 | Rue du Tilleul à Genval

    A l'occasion du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de football est organisé entre des équipes de vétérans au terrain de football de Genval, rue du Tilleul. A 15 heures, les deux épuipes montent sur le terrain. Au centre, Jean Lannoye, administrateur-délégué des Papeteries de Genval. 

    1520B. 1954 4 octobre rue du Tilleul match de football des vétérans (Cinquantenaire des Papeteries) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    4 octobre 1954 | Présentation de la première équipe de vétérans.

    1520C. 1954 4 octobre rue du Tilleul match de football des vétérans (Cinquantenaire des Papeteries) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart)_2.jpg

    4 octobre 1954 | Présentation de la seconde équipe de vétérans.

    1519. 1954 4 octobre Football des Vétérans des PG (Cinquantenaire) rue du Tilleul à Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    4 octobre 1954 | Match des vétérans des Papeteries sur le terrain de football, sis rue du Tilleul à Genval.

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    4 octobre 1954 | La victoire est fêtée en présence de Jean Lannoye, au centre de la photo. 

    Collection | FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Pont au-dessus du chemin de fer

    171116 Pont au-dessus du chemin de fer rue de Rosières à Maubroux Genval Lundi de Pâques 1944 c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) _2.jpg

    1944 | Pont au-dessus de la voie ferrée à Genval
    coll. Fonds Lannoye

    Un groupe de personnes traverse le pont au-dessus de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg et se rend en direction de la rue de Rosières. En face, sur la façade blanche du café, on lit 'La Belle Vue'.

     

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  • L'été '44 des Coenraets

    1. Badge de l'Armée Secrète c Pascal Van Goethem.jpgAvant-propos

    Les habitants de Rosières sont fiers de compter parmi eux une famille qui s’est illustrée durant la Seconde Guerre mondiale. En effet, les Coenraets ont, sous l’occupation allemande, rendu de grands services à l’Armée Secrète et à la Belgique.

    « J'ai une énorme admiration pour l'esprit de résistance de mon père qui, déjà en 1914, passa à l’âge de 17 ans la frontière hollandaise pour s'engager comme volontaire. Je vénère également ma mère qui a toujours fait équipe avec mon père pour mener à Rosières la résistance aux côtés de la famille Pire, de Pierre van Haute et tant d'autres depuis le printemps 1944 », souligne Michel Coenraets, fils de Paul.

    Après « Genval libérée ! septembre 1944 » (1), que j’ai édité en septembre 2016 sur Rétro Rixensart, je publie ici une trentaine de notices illustrées, consacrées à la famille Coenraets qui, durant l’été 1944, a fait preuve d’exemplarité et de courage pour aider le Quartier Général de l’Armée secrète à s'installer à et fonctionner depuis Rosières.

    Afin de contextualiser ce reportage, je retrace les événements du débarquement sur les plages de Normandie en juin 1944 à la libération de nos communes en septembre 1944. L’accent est mis sur les acteurs de cet épisode de la Seconde Guerre mondiale : l’Armée Secrète au QG de Rosières, l’avancée de la 2ème Division blindée US, la retraite de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 102, la libération du Brabant wallon.

    Mes remerciements vont à la famille Coenraets et à toutes les sources citées qui, « à l’écoute des témoins, deviennent témoin à leur tour » (Elie Wiesel). Et en particulier à Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart qui, en 1994, publia une série d’articles à l’occasion du « 50ème Anniversaire de la Libération », mais également à Pierre van Haute-Pire, ambassadeur honoraire qui, dans son essai « Armée Secrète 1940-1945 », met en exergue le courage de la Résistance en Belgique. Enfin et surtout, j'adresse mes remerciements à Pascal Van Goethem, cameraman, chef opérateur, chef technique multicaméra, stéréographe et … habitant de Rosières. Il est l’arrière-petit-fils du général Jules Pire, commandant de l’Armée Secrète (2). Sur base des archives familiales et du Musée Royal de l’Armée, de photos et témoignages, il a réalisé un documentaire vidéo remarquable sur l’Armée Secrète, entre 1940 et 1945. Les trois épisodes de « L’Armée Secrète et l’or du silence » peuvent être visionnés sur secretarmy.net (3)(4)(5).

    « L'ÉTÉ '44 DES COENRAETS » est dédié à tous ceux qui, dans notre commune de Rixensart, ont courageusement donné leur vie ou leur sang pour la liberté.

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie.jpgEric de SÉJOURNET (6)

     

     

     

     

     


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    (1) de SEJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart, septembre 2016
    (2) photo badge Armée Secrète, collection Pascal Van Goethem
    (3) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : le contexte de l'occupation, novembre 2016 | Episode 1 (55 min) : Après une brève introduction, cet épisode aborde l’univers militaire et familial du général Pire ainsi que la débâcle de 1940, autrement dit la défense de la Belgique avec ses alliés. Il est question aussi du parcours de la famille du général et d’autres jeunes tandis que les militaires sont au front. Chacun trouve sa voie dans une société qui explose au propre comme au figuré.
    (4) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : la guerre secrète, décembre 2016 | Episode 2 (48 min) : Les débuts difficiles de l’Armée Secrète sous l’occupation. Propagande, famine, collaboration, journaux clandestins, intrigue politique et plus encore…
    (5) VAN GOETHEM Pascal, L'Armée Secrète et l'or du silence : double jeu, janvier 2017 | Episode 3 (51 min) : Après de lourdes arrestations (épisode 2), l’armée secrète semble affiner sa voie dans la clandestinité, le baratin  et surtout le double jeu. Néanmoins, ce dernier coûte souvent cher. Le général Jules Pire installe son QG à Rosières et renforce l’Armée de Belgique en vue d’aider les forces alliées à la reconquête.
    (6) de SÉJOURNET Eric | officier du Corps de la Logistique (1974-1987), chef du Service de Presse des Forces armées belges (1987-1993), concepteur de Mediascore © (outil d’évaluation des retombées médiatiques), conseiller de presse de la Défense (1993-2007) et du Chef de la Défense (2003-2007), conseiller communal à Rixensart (2012-2016), conseiller de la Zone de Police Lasne, La Hulpe et Rixensart (2012-2016), coprésident de Proximité (depuis 2017). Depuis 2008, éditeur de sites Internet participatifs mettant en valeur la vie associative (Visages de Rixensart), l'histoire locale (Rétro Rixensart) et le patrimoine naturel, architectural et paysager rixensartois (Objectif Rixensart, primé en novembre 2009 par la Région Wallonne et la Fondation Roi Baudouin). Cofondateur de l'association citoyenne Arborescence.



    Sommaire 


    I | Présentation de la famille Coenraets

    II | L'Armée Secrète se prépare

    III | Le QG de l'Armée Secrète s'installe à Rosières

    IV | Quand sonne la délivrance

    V | Sabotages dans le Brabant wallon

    VI | De l'efficacité de l'Armée Secrète

    VII | La guerre du renseignement militaire bat son plein

    VIII | Les Belges recouvrent leur liberté

    X | Genval libérée !

    XI | L'après Libération

    XII | La reconnaissance de l'Armée Secrète

     

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  • 1646 à 1647 | Papeteries de Genval

    20170322. 1948 ca Le premier wagon entre à l'usine de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    Un trafic intense par wagons-portés et par camions s'établit entre la gare de Genval et l'usine. Celle-ci provoquant chaque jour un mouvement total de marchandises de plus de 400 tonnes (soit l'équivalent de 40 wagons).

    20170322B. 1948 ca Le premier wagon entre à l'usine de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart)_2.jpg

    Collection | FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Le Mwami de l’Urundi visite les Papeteries de Genval

    1630. 1950 juillet Le Mwami de l'Urundi visite les Papeteries de Genval (journal du dimanche 16 juillet 1950) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    En juillet 1950, le Mwami (1) de l’Urundi effectua une visite des Papeteries de Genval. Il fut accueilli dans la cour d'honneur par Jacques Lannoye, administrateur-directeur des Papeteries (2).

    Certes, la photo extraite du journal Le Soir du 16 juillet 1950 est de qualité 'papier journal', mais l'intérêt réside principalement dans le style journalistique du reportage, propre aux années '50. Le journaliste apporte surtout un témoignage éclairant sur le fonctionnement de l'usine. 

    Cet après-midi, les drapeaux flottent sur les imposantes installations des Papeteries de Genval, et le soleil, ce matin boudeur, a fait une estivale réapparition. Aux abords des usines. un groupe s'est formé pour assister à l'arrivée du Mwami, dont le séjour en Belgique comprend la visite d'importantes réalisations industrielles et agricoles du pays.

    Vers seize heures les voitures, qui ont conduit jusqu’ici le Mwami, sa suite et des personnalités du ministère des Colonies, font sur leur entrée dans la cour d'honneur des Papeteries, accueillies par M. Jacques Lannoye, administrateur-directeur des usines, par M. André de Walque, directeur du Service social. etc. Le Mwami était, par ailleurs, entouré de M. Stubbe, chef de cabinet adjoint au ministère des Colonies, de MM. Krentz, commissaire de district, Masure, secrétaire d'Administration.

    Les présentations faites, la visite des installations industrielles commença, à travers cette ville-usine qui s'étend sur plusieurs hectares. Témoignant du plus vif intérêt pour les multiples aspects de la fabrication du Balatum et du papier-peint le Mwami ne cacha pas son admiration. Un des membres de sa suite nous dira : « Il apparaît clairement que la volonté de réaliser une chose parfaite est au départ de cette entreprise ».

    La visite débute par la salle où se déroule le feutre imprégné. Les immenses rouleaux de deux tonnes et demie dévident les Iarges rubans noirs, partant vers les diverses étapes d'où ils sortiront revêtus de dessins et de couleurs, ayant passé tour à tour par des séchoirs ou ils se développent comme en immenses tentures dans une atmosphère tropicale ...

    On passe ensuite par les machines à enduire et à imprimer où le feutre reçoit son revêtement qui fera le charme des appartements. Mais ce n'est qu'à la sortie d'un dernier séchoir qu'on les voit sous cet aspect, alors que s'achève le long voyage transformateur, sur la table de triage. Le Mwami s'attarde devant ce spectacle qui ne manque pas d'être impressionnant, la machine débitant le Balatum achevé, le découpant en rouleaux destines à la vente. La curiosité des hôtes des Papeteries ne sera pas moins éveillée par le travail minutieux de la gravure et des coloristes, par ces rouleaux artistement et minutieusement garnis de leurs dessins aux reliefs de laiton, grâce auxquels le papier recevra sa garniture. Car vient alors la salle des impressions avec leurs énormes rotatives où couleurs et dessins se mélangent et se joignent pour former une variété inouïe de modèles, répondant aux goûts les plus difficiles. Longuement, le Mwami se fait expliquer le fonctionnement de ces « presses » féeriques, ainsi qu'il en sera devant la gigantesque machine à fabriquer le feutre.

    Comme il en est pour le Balatum, le papier se forme, lui aussi, en draperies pour le séchage. Les grosses bobines de papiers-peints gagnent la salle de gaufrage, et le travail de bobinettage et d'emballage. On longe les magasins de stock qui contiennent des millions de rouleaux. Quand on sait que le contrôle du papier-peint se fait à raison de 300 à 350 rouleaux à l'heure. et par bobineuse, que la quantité de matières premières traitées est de l'ordre de 300.000 kilos par jour, que tout ce qu'utilise l'usine est fabriqué sur place, que les Papeteries de Genval comptent des usines en, Hollande, en Allemagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Irlande, en Suède et aux Etats-Unis, on peut se rendre compte de leur importance dans l'économie du pays .

    Aussi bien, le Mwami, sa suite et les personnalités qui les accompagnaient, allèrent-ils de surprise en émerveillement, ne quittant qu’à regret les vastes usines des Papeteries de Genval.

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    (1) Mwami : titre royal au Rwanda et au Burundi 
    (2) Le Miami Mwambutsa se rendit pour la première fois en Belgique en 1950. L’Europe l’impressionna beaucoup; ils pris conscience de sa forte position vis-à-vis des hautes autorités de la tutelle. Il en retint surtout que l’Europe était un incomparable lieu d’amusements bien fait pour occuper ses nom deux loisirs. Aussi, il se promit d’y revenir souvent (3)(4).
    (3) Le Mwami se trouvait en Belgique au plus fort de la question royale belge, bien que son voyage eut été remis à diverses reprises pour ce motif.
    (4) GHISLAIN Jean (ancien Administrateur de Territoire au Burundi), La féodalité au Burundi, in Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer, Bruxelles 1970

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  • Les Papeteries de Genval en travaux

    genval,papeteries

    A partir de 1951, d’importants travaux sont entrepris dans les Papeteries de Genval. Un nouveau bloc est achevé, comprenant de plus vastes laboratoires de recherches et d’essais semi-industriels. Une salle de fête communautaire y est inaugurée en présence de familles du personnel, d’un ministre et de diverses personnalités patronales.

    En 1952, on procède à Genval à l’installation d’une chaudière auxiliaire au mazout, à la construction d’un vaste magasin et d’un garage annexe.

    1953 voit s’allonger la machine II à Kraft-ciment, monter un deuxième Défibrator et une deuxième turbine de 5000 KW (1).

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    (1) DOTREVILLE, Papeteries de Genval 1904-1954

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  • 1581 | Abbé Eugène Salens

    20161221. 1951 15 décembre Abbé Salens curé de Maubroux Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    décembre 1951 - L'abbé Eugène Salens arriva à Genval en remplacement de l’abbé Joseph Deconinck († 20 décembre 1950).

    « Il a déjà une longue et riche expérience. Il a été professeur au Collège Sainte-Gertrude de Nivelles durant une dizaine d'années. En 1930, il devint curé de Ohain. Il assuma sa fonction de pasteur à Saint-Pierre de Genval de 1950 à 1956. Ce fut une période où la population du lieu s'agrandit considérablement : les papeteries sont florissantes et la paroisse bien vivante. L’abbé Salens décéda le 12 septembre 1956" (1).

    Il fut remplacé par l’abbé Franz Descotte en octobre 1956.

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    (1) Historique de la paroisse Saint-Pierre de Genval

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  • 1575 | Commandeur de Saint-Grégoire le Grand

    20161214. 1951 15 décembre Monseigneur Suenens remet à Jean Lannoye la Cravate de Commandeur de St Grégoire le Grand c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    15 décembre 1951 - Monseigneur Léon-Joseph Suenens (1) remet à Jean Lannoye, administrateur délégué des Papeteries de Genval, la Cravate de Commandeur de l'Ordre Pontifical de Saint-Grégoire le Grand (2).

    La création de cet Ordre remonte à Grégoire XVI. Ce Pontife l’établit par Bref du 1er septembre 1831 dans le but de récompenser les actes remarquables des sujets des Etats de l'Eglise (3).

    C'est l'ordre conféré ordinairement pour services politiques de défense des États pontificaux. L'ordre est conféré à des catholiques (dans de rares cas à des non-catholiques), en reconnaissance de leur service à l'Église, de travaux inhabituels, de soutien au Saint-Siège, de leur bon exemple dans leurs communautés et pays.

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    (1) à l'époque évêque auxiliaire du cardinal Van Roey
    (2) En août 1925, Auguste Lannoye, père de Jean, fut reçu Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand (distinction remise par l'Abbé Mottard)
    (3) L'insigne de l'Ordre porte une représentation de Saint Grégoire sur l'avers et au revers la devise « Pro Deo et Principe » (Pour Dieu et le prince). Il est suspendu à un ruban rouge et or (Wikipedia).

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  • Cinquantenaire des Papeteries

    1528. 1954 3 octobre visite de l'usine par Monseigneur Suenens (Cinquantenaire des Papeteries) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart)_2.jpg

    3 octobre 1954

    Précédé de Jean Lannoye, administrateur-délégué des Papeteries de Genval, et accompagné de Marie Stévenart, veuve d'Auguste Lannoye, Monseigneur Léon-Joseph Suenens, à l'époque évêque auxiliaire du cardinal Van Roey, visite l'usine. Rangés comme à la parade, les camions de l'usine arborent la publicité Balatum partout.

    Avant-propos

    Les Fêtes commémoratives du Cinquantenaire des Papeteries de Genval furent célébrées

    - sur le site de Mont-Saint-Guibert, le 26 septembre 1954 : visite d'usine, match de balle pelote entre les équipes des usines de Genval et Mont-Saint-Guibert, départ du ballon pour le Rallye-Ballon, café-concert et bal.

    - sur le site de Genval, les 2, 3 et 4 octobre 1954 : dîner et grand’messe à la Salle des Fêtes, dépôt de fleurs aux monuments de l’usine, visite de l’usine, exposition des travaux d’agrément, exécutés par des membres du personnel, séance académique et remises des décorations, réception, séances récréatives suivies de bals, match de football organisé entre des équipes de vétérans, kermesse flamande.

    J’édite et commente ce reportage inédit découvert dans le patrimoine iconographique de la famille Lannoye (cliquez sur 'Lire la suite'). Les Archives de l’Etat à Louvain-la-Neuve en seront les dépositaires. Cliquez sur 'Lire la suite' et découvrez les 21 photos inédites 

    Eric de SÉJOURNET 

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    Collection | de WALQUE Vivien, FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Genval libérée ! septembre 1944

    genval,libération 1944,1940-1945,2nd armored division us,résistance

    L'avant-garde de la '2nd Armored Division US' arrive à Genval le 4 septembre 1944 dans l'après-midi. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite.

    Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval.

    On fait à nos libérateurs un accueil enthousiaste, on leur jette des fleurs, des fruits, des friandises, des douceurs, quand il y en un qui stationne quelques moments on lui offre tout ce qu'on peut, on leur serre la main, les jeunes filles, les enfants les embrassent, on ne se lasse pas de cette joie débordante (2).

    « C’était un spectacle encore jamais vu, un décor inoubliable, des trottoirs regorgent de monde, hommes, femmes et enfants. Des véhicules alliés en tous genres descendaient à la queue leu leu l’avenue Gevaert pour prendre la rue de la Station et ensuite la rue de Rosières. Il y avait là des chars, des camions bourrés de soldats, des jeeps, des bulldozers, etc. etc. C’était un convoi continu et sans fin. La population applaudissait à tout rompre, à chaque arrêt des femmes et des jeunes filles grimpaient sur les chars et les jeeps pour embrasser les soldats », témoigne J. Mayné (3).

    L’arrivée des troupes américaines est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse les accueille. Les GI's sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe. Eric de Séjournet édite et commente ce reportage inédit découvert dans le patrimoine iconographique de la famille Lannoye. Les Archives de l’Etat à Louvain-la-Neuve en sont dorénavant les dépositaires.

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    (1) Présentation du 2nd AD, YouTube
    (2) GHYSSENS Roger, 50ème Anniversaire de la Libération, Cercle d’Histoire de Rixensart, 1994
    (
    3) MAYNÉ J., 1944-1994 50ème anniversaire. Souvenirs de 1939-1944, Rixensart, 1994

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  • 1481 | Villa Clémence

    1902 après Villa Clémence rue du Cerf à Genval © Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 4.jpg

    après juillet 1902 - Villa Clémence, rue du Cerf à Genval

    Alors directeur de la Papeterie de La Hulpe (1) Auguste Lannoye épouse le 26 juillet 1902 Marie Stévenart, fille aînée du notaire de la même localité. « Peu de jours après, le jeune couple s'installe non loin de l'usine de La Hulpe dans la haute et sombre bâtisse de la ‘Villa Clémence’, rue du Cerf. Il n'y a pas meilleur témoin de la vie de ce temps-là que Marie Lannoye elle-même », écrit Luc Lannoye, petit-fils d’Auguste et Marie (XXV)(2).

    « Ne trouvant rien de mieux, nous avions loué entre La Hulpe et Genval la lugubre villa ‘Clémence’ aux fenêtres grillagées et sans le moindre confort. Si le bon Dieu ne m'y avait donné 3 enfants (3), les six années que j'y ai passées ne m'auraient laissé que de pénibles souvenirs.

    La petite usine de Genval s'élevait rapidement. Auguste s'y rendait tôt le matin, en revenait à toute heure (4) et parfois bien inquiet. Que de soucis, de nuits sans sommeil. Une rude école de vie pour tous deux. Aussi ai-je senti le besoin de m'accrocher très fort à Dieu. Chaque matin, avant le réveil de mes petits, je courais en tous temps et toutes saisons chercher à l'église de La Hulpe (5) Jésus lui-même qui devait m'éclairer, m'encourager, me fortifier et m'apporter, malgré tout, des heures de si douce joie.

    A sept heures, je me penchais sur les lits ou sur les berceaux où déjà m'attendaient des rires et des pleurs. Vivement la baignade, la toilette, le biberon et tout cela, en temps d'hiver à la lueur d'une lampe à pétrole et devant un petit feu, pendant que mon mari dans son coin vaquait à sa toilette. Ni salle de bain, ni électricité, ni chauffage central. Les journées commençaient et s'achevaient pour nous dans le labeur, la vie difficile, car nous n'étions pas riches.

    A Genval, le capital prêté par mon père s'était enfoncé (6) dans la construction, l'achat des premières machines, le paiement des salaires ... et il fallait vivre avec trois enfants.

    Dieu merci, mon mari n'avait pas de grands besoins et moi j'avais appris à la chère école de ma Maman et d'Elisa à tenir économiquement un ménage et je recourais souvent à leurs sages conseils.

    Certains jours, tout devait passer par mes mains (7) : soins des enfants, cuisine, nettoyages, raccommodages, coupe et couture. Et il fallait encore trouver quelques moments de réflexion et de méditation pour maintenir l'âme aussi active que le corps.

    Marie fut à ce moment une auxiliaire très précieuse pour son mari. Ayant appuyé son initiative auprès de son père, elle comprit parfaitement par la suite les inévitables problèmes d'un début. Lorsque les premières grosses difficultés furent vaincues (8), nous avons pu faire des plans de maison à construire près de l'usine de Genval, sur un terrain où poussait blé, betteraves et pommes de terre. Une partie du sol étant argileux, une équipe de briquetiers y façonnèrent les briques de la construction (9). La maison s'achevait lentement, le bail à la ‘Villa Clémence’ finissait, il fallait déménager ».

     

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | VILLA CLÉMENCE, aussi la 'No Maujonne'

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    (1) appartenant au groupe « Union des papeteries » qui comptait plusieurs usines, entre autres à La Hulpe, Saint-Servais et Mont Saint-Guibert.
    (2) LANNOYE Luc, Regards sur la passé, 1978
    (3) Charles 1903, Jean 1906, Anne 1907
    (4) A vélo
    (5) Messe à 6 h. 30.
    (6) D'autant plus « enfoncé » que tout avait dû être construit sur pilotis, à cause du marécage
    (7) Il y avait un aidant, Ernest, qui faisait un peu tout
    (8) En 1910
    (9) Plus économique en raison des transports

    Collection | FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1473 | Exposition Louis Wilmet

    1932 janvier Exposition Willmet au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles (au fond l'hiver, à droite le printemps) © Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 1.jpg

    janvier 1932 - Le Genvalois Louis Wilmet pose devant ses oeuvres exposés au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. Au fond de la salle, les peintures sur le thème de l'Hiver, à droite celles du Printemps.

    Né à Fosse en 1881, écrivain, poète, journaliste, peintre, autodidacte, historien, Louis Wilmet s’installa à Genval en novembre 1924, année de son mariage, en mai, avec Marie-Rose Poncelet, artiste elle-même, originaire de Neufchâteau.

    En 1926, il peignit pour l’église Saint-Pierre de Genval-Maubroux, trois fresques du chœur représentant différents épisodes de la vie de Saint-Pierre. Elles ont aujourd’hui disparu sous un enduit. Louis Wilmet décéda en 1965 (II).

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART |  LOUIS WILMET, peintre genvalois

    Collection | FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 286 | Jean Lannoye, un 'patron social'

    1979 avant Jean Lannoye © Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    avant 1979 - Fils d’Auguste Lannoye et Marie Stévenart, Jean Lannoye naît à Genval le 23 juillet 1906.

    « À Genval, le nom des Lannoye évoque une dynastie d’industriels ayant assuré le développement de ce qui n’était à l’origine qu’un atelier artisanal. Charles est à l’origine de la saga des papetiers, au XIXe siècle. Son fils, Auguste, fonde une fabrique à papier en 1904 et, grâce au succès du balatum, dès les années 1930, déploie ses activités à l’étranger (...). Ingénieur technicien diplômé (en 1929) de l’École supérieure de Liège qui deviendra l’Institut Gramme, Jean Lannoye reprend le département 'publicité' de la SA des Papeteries de Genval dans l’entre-deux-guerres », écrit en septembre 2012 Paul Delforge de l’Institut Destrée sur le portail wallonie.be (1). Jean Lannoye a été très impliqué dans le mouvement catholique où son esprit d’entreprise s’est aussi manifesté. Membre de l’Association catholique de la Jeunesse belge, il va fonder un journal local, 'L’ouvrier', qui se transforme en un hebdomadaire paroissial, 'Dimanche', qui tire à plus de 100.000 exemplaires avant 1940.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale Jean Lannoye met en place les premiers conseils professionnels. Grâce à son rôle précurseur, - ce n’est qu’en 1948 que le cadre légal pour les conseils d’entreprise est voté, il est qualifié être 'un patron social' (2).

    En 1950, il lance l’'Édition locale' qui connaît lui aussi un certain succès et où il signe de nombreux éditoriaux. Par son premier mariage, il est proche de la famille famennoise des Hanin, mandataires du parti catholique. Impliqué dans les milieux d’affaires catholiques, cheville ouvrière de l’Office belge pour l’accroissement de la Productivité (il en est le premier président), Jean Lannoye défend une politique de libre entreprise, et contribue à la naissance d’une commission nationale au sein du patronat catholique, la FEPAC (1964). Administrateur de la Société générale de Banque (1963-1975), Jean Lannoye s’intéresse encore à la question de la décentralisation économique et n’entend pas laisser sa définition aux seuls milieux syndicaux. (1)

    On doit la fondation de l’Union Wallonne des Entreprises (U.W.E.) non seulement à la réunion de 3 chefs de grosses entreprises mais surtout à la volonté et la décision de 3 hommes à la forte personnalité : Léon Jacques (président-directeur général des Carrières de Quenast, qui, parce qu'il est à la fois au C.E.W. et vice-président de la F.I.B., est d'une part sensible aux problèmes de la Wallonie et se rend compte d'autre part que les patrons doivent s'organiser au point de vue régional), Jean Lannoye (président des Papeteries de Genval, qui lance un véritable défi pour le relèvement de la Wallonie) et de M. Charles Isaac (à l'époque administrateur délégué des Ateliers Belges Réunis 'A.B.R.'), qui connaît bien les problèmes des organisations patronales au point de vue régional)(3).

    Le 26 novembre 1976, le Conseil des Ministres approuve la proposition d'octroi de la Commanderie de l'Ordre de Léopold II à M. Jean Lannoye, président de la S.A. 'Les Papeteries de Genval'(4).

    Jean Lannoye s’éteint à Genval le 28 décembre 1979.

    
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    (1) DELFORGE Paul (Institut Destrée), Jean Lannoy, portail Wallonie.be, septembre 2012 
    (2) G. Cornez, La mise en place des premiers conseils d'entreprise aux Papeteries de Genval (1914-1955), Wavriensia, XXXVI, 1987, pp. 1-28.
    (3) Courrier hebdomadaire du C.R.I.S.P., Les organisations patronales régionales en Wallonie et à Bruxelles, C.H. n° 571 du 15 septembre 1972
    (4) Conseil des Ministres - Affaires Economiques - Procès verbal n° 151 du vendredi 26 novembre 1976.

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