JACQUET Philippe

  • Visites royales, rencontres privilégiées

    2007. 29 juin 1937 Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart © Bernard Collin Archives de Merode Trélon (via Joël Danlou).jpg

    29 juin 1937 | Le Roi Léopold III à Rixensart
    coll. Bernard Collin

    Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart. A gauche sur la photo, le Premier Ministre belge Paul van Zeeland. A droite, le prince Paul Ghislain Félix de Merode.

    « D’abord fixée au 16 juin 1937, la visite du roi Léopold III est reportée au 29 juin à cause de l’incendie de l’église (1). Le roi, invité par la princesse de Merode à une garden-party, fut acclamé à sa sortie par de nombreux villageois et les enfants des écoles agitant des drapeaux tricolores. Les édiles communaux et les représentants des principaux groupements ou associations de la commune participaient à cette visite royale. Quelles qu’aient été leurs opinions politiques ou religieuses, les invités à cette auguste rencontre s’en flattèrent et le firent bien savoir aux moindres de leurs amis et connaissances » (2).

     

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    (1) église Sainte-Croix
    (2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, pp. 23 et 24, 1996

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    Collection | COLLIN Bernard, de WALQUE Vivien, JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1064 | La Pommerage

    1.9 La Pommerage rue du Cerf 7.1995 © Philippe Jacquet.jpg

    1995 - Sise rue du Cerf à Genval, la Pommerage est ici montrée avec son pignon et son bow-window. « Les haies qui entourent aujourd’hui la Pommerage ne permettent plus de prendre pareille photo », souligne Philippe Jacquet.

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  • 1041 | La Pommerage

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    1998 - La Pommerage, tableau de Sophie Collet, artiste rixensartoise

    Bordée par le ruisseau la Mazerine à Genval, l'ancienne ferme de la Pommerage fut entre 1996 et 2005 un haut lieu de la vie culturelle et artistique. Sous l'enseigne Espace culturel de la Pommerage, cette galerie d'art de Philippe et Dominique Jacquet y organisa quelques 120 expositions, groupant plus de 200 artistes, venus des 5 continents et d'une vingtaine de pays.

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  • 871 | Les Villas

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    Villas Marie-Anne et Raymond, sises rue Neuve/rue de la Station à Genval (actuellement, avenue des Combattants 152 et 154).

    "En retrait oblique d'une des avenues principales de Genval, la villa « Mary-Ann » ou villa « Ainssy » est une grande bâtisse éclectique du début du 20e siècle, présentant des éléments Art nouveau. Divisée en plusieurs habitations, la bâtisse rectangulaire offre une élévation de brique rythmée de bandeaux de ciment et de pierre calcaire, sous une bâtière à croupettes. La travée centrale, en ressaut, s'ouvre par une entrée d'allure « porte cochère » sous arcade en plein cintre et est couronnée d'un dôme surmonté d'un petite toiture polygonale. Un panneau de céramique orne la travée principale. Quelques éléments Art Nouveau, notamment dans le dessin des grilles de clôture et celles des balcons, ainsi que dans les menuiseries, sont encore en place" (Bénédicte de Ghellinck, XXIV).

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     2013 © Monique D'haeyere

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  • 790 | La Pommerage

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    Oeuvre réalisée par Myriam Deru (1)

    2003 - "La ferme de la Pommerage est déjà renseignée sur la Carte des Pays-Bas Autrichiens, établie entre 1770 et 1777 par Ferraris (I). La lecture de cette carte nous indique que l'actuelle rue du Cerf n'allait pas plus loin que la maison lorsqu'on venait de La Hulpe. L'actuel 'Vieux chemin de l'Helpe' partait déjà de la maison, située en bordure du ruisseau 'Mazerine', pour rejoindre le village de Genval en remontant par le Pachis et la Bruyère-à-Lacroix", explique Philippe Jacquet.

    "La maison appartient, en date du 8 vendémiaire de l'An XIX (1er octobre 1806) à Pierre Spreutels (1758-1828). En 1833, la maison est encore habitée par la veuve de ce dernier, meunière. La maison échoit ensuite à un des enfants du couple : Pierre Joseph, lequel exerce la profession de meunier. Tout indique donc que la Pommeragela Mazerine existaient contre la maison, laquelle était par ailleurs située au lieu-dit 'champ de la roue', évocation vraisemblable de la roue du moulin".

    "Au décès de Pierre Joseph Spreutels, en 1871, ce dernier n'ayant pas de postérité, ce sont ses neveux et nièces qui héritent de sa propriété : Jeanne-Joséphine Spreutels, épouse de Floriant Joseph De Becker, hérite de l'actuelle Pommerage. Au décès de leurs parents, Pierre (1878-1951) et Joseph (1888-1966) habitent la propriété. Pierre s'occupe des 300 pommiers de la propriété, et Joseph sera l'ingénieur principal et grand bâtisseur des Papeteries de Genval. Il fut connu aux Papeteries sous le surnom de 'Moustaches' en raison des superbes moustaches qu'il arborait".

    "Un frère de Jeanne-Joséphine Spreutels, Pierre, époux de Léonie Adèle Lecharlier, a hérité d'une partie de la propriété de ses parents, et continue d'y exercer l'activité de meunier. Il fait bâtir un nouveau moulin sur la propriété (au fond de l'actuel Clos de la Pommerage) vers 1865, lequel moulin portera le nom de 'Moulin Spreutels', ou encore 'Moulin du Bourgmestre', Pierre Spreutels étant devenu bourgmestre de La Hulpe (1904 à 1911). La Mazerine coulait en effet sur la propriété, qu'elle séparait en deux : une partie sur Genval (l'actuelle Pommerage), l'autre sur (le 'Moulin Spreutels')".

    "Au décès des frères Pierre et Joseph De Becker, leur propriété fut divisée en 22 lots, et fit l'objet d'une vente publique supervisée par Maître Émile Windal, futur bourgmestre de Genval, mais également mon oncle. La propriété contenait près de 4 hectares, situés le long et des deux côtés de la rue du Cerf sur Genval (notamment l'actuel 'Clos des Cerfs') et le long du Vieux chemin de l'Helpe (12 terrains à bâtir sur un total de 233 mètres

    "L'actuelle Pommerage comprend deux de ces 22 lots, qui furent alors adjugés avec six autres aux époux Hernalsteen-Moray, lesquels y exercèrent la profession d'herbagistes et l'élevage de bovins".

    "La Pommerage devint ensuite un manège (36 boxes), propriété de Madame Katleen Carpentier de Changy. Le manège avait nom 'Manège Arc-en-Ciel', et a cessé ses activités en 1994 au moment où il nous fut revendu, à mon épouse Dominique et moi-même", précise Philippe Jacquet.

    "Nous y avons tenu une galerie d'art sous l'enseigne Espace culturel de la Pommerage jusqu'en 2005, activité arrêtée alors pour raison de santé. La Pommerage est aujourd'hui divisée en trois habitations : le corps de logis, où nous résidons, le studio (anciennes écuries à front de rue du Cerf) et le loft (partie de la grange) où résident d'heureux locataires".

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    (1) artiste rixensartoise, qui après des études à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles, se dirige vers l'illustration.

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  • 730 | Rue de la Station

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    1910/1920 – Villa Ainssy (Villas Mary-Ann et Raymond), autrefois sise rue Neuve/rue de la Station (actuellement, avenue des Combattants 152 et 154 à Genval).

    "Mon grand-père maternel, Pierre Van Welssenaers, à l’époque Colonel de Cavalerie (1er Chasseurs à Cheval), achète cette propriété en date du 28 août 1939 pour un montant de deux cent soixante mille francs’, raconte Philippe Jacquet (1). L’acte d’achat mentionne

    - une grande propriété de ville et de campagne dénommée ‘Villa Ainssy’ ci-devant ‘Villa Mary-Ann’ située avenue des Combattants, numéro 152, contenant en superficie un hectare vingt-sept ares nonante neuf centiares quarante neuf dix-milliares, comprenant jardinet devant l’habitation, entrée carrossable vers le garage, maison d’habitation à deux étages avec toutes dépendances, habitation du chauffeur avec dépendances, jardin, verger, pré et étang, limitée vers le fond par la rivière la Lasne

    - une propriété étant la villa dénommée ‘Villa Raymond’ située à côté de la propriété précédente, cotée avenue des Combattants, ci-devant rue Neuve, numéro 154, contenant une superficie de 6 ares cinquante quatre centiares nonante neuf dix-milliares comprenant jardinet devant l’habitation, maison d’habitation à deux étages, jardin et dépendances.

    La maison dont question était peu de temps avant une pension de famille, annexe du ‘Family Hotel’ de Bruxelles, situé rue des Drapiers aux numéros 22 et 24. Elle était alors située, comme on le voit sur d’anciens documents, au numéro 132 de la rue de la Station (jusque 1912 environ) et par la suite au même numéro de la rue Neuve".

    Philippe Jacquet poursuit : "Ma maman, Marie-Thérèse Van Welssenaers, a toujours gardé un très bon souvenir de cette maison qui contenait quelques belles tapisseries et fresques intérieures, sur les murs et les plafonds, et de superbes vitraux. Le salon se trouvait au 1er étage et traversait ce dernier de part en part. Côté rue, il donnait sur un petit balcon, et à l’arrière, sur la vallée de la Lasne. Cette maison existe encore aujourd’hui, mais a été divisée. On y compte deux boîtes aux lettres au numéro 154 et cinq au numéro 152".

    "La tour centrale est ornée d’une fresque en céramique représentant un paysage de campagne (voir Objectif Rixensart).

    "C’est dans cette maison qu’ont eu lieu, au printemps 1941, les fiançailles de ma tante, Anne-Marie Van Welssenaers avec Émile Windal, avocat (et plus tard bâtonnier à deux reprises) au Barreau de Nivelles, et futur Bourgmestre de Genval (le dernier avant la fusion des communes).

    Pendant la guerre, mon grand-père a logé maintes fois chez lui des jeunes gens en partance pour l’Angleterre. Ces jeunes arrivaient chez lui la veille de leur départ pour l’Angleterre, et quittaient la maison très tôt le lendemain. À plusieurs reprises, la gestapo est venue fouiller la maison, sans doute sur dénonciations. Elle venait cependant chaque fois vers 8 heures, et les jeunes s’étaient alors déjà envolés. 

    Petite anecdote qui me fut contée par l’ancien boucher Collée, qui tenait sa boucherie quelques maisons plus bas : il avait, pendant la guerre, acheté une vache dans les Ardennes, qui devait lui être livrée pendant la nuit pour éviter tout problème avec la Gestapo qui occupait une maison toute proche. Une nuit, un camion vint donc lui livrer la marchandise. Stupeur en découvrant le chargement du camion : ce n’était pas une vache qu’on venait lui livrer, mais tout un troupeau ! Ne sachant où mettre ce troupeau à l’abri, il décida de l’amener dans le jardin de mes grands-parents, qui le découvrirent le matin en se levant. Cela avait visiblement beaucoup amusé Monsieur Collée …

    Mes grands-parents revendront cette propriété le 8 septembre 1944, pour un montant de cinq cent septante cinq mille francs".

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    (1) Ancien Président de l’Espace culturel de la Pommerage asbl

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    1912 - Villa Ainssy, rue Neuve 132 à Genval

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    11.2011 © Monique D'haeyere

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  • 709 | La Charmille

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    Début 1924, après la naissance de leur fille Françoise, Pierre Thévenet et Madeleine Renaud-Thévenet s’installent à Rixensart, rue de l’Institut, dans la maison du peintre Jefferys (Maison dite 'Le Culot'). Cette même année, Madeleine achète à Genval la maison que le couple habitera durant chaque été jusqu’à leur décès (1937 pour Pierre, et 1963 pour Madeleine). La propriété compte 42 ares et est traversée de part en part par une superbe charmille de 60 mètres de long. J’ai eu maintes fois l’occasion, avec mon épouse, de rendre visite à Françoise Ducoffre-Thévenet à 'La Charmille'. Cette dernière vouait un véritable culte à son père, et elle adorait nous faire visiter sa maison, nous expliquant avec passion le passé de chaque objet, chaque tableau qui la décorait. Une vraie maison d’artiste.

    genval,rue du tilleul,pierre thévenet,la charmilleNous avons ainsi pu visiter l’atelier de l’artiste, et avons eu le privilège de contempler bon nombre des nombreux tableaux de son père (plus de deux cent) qu’elle conservait à l’étage et qu’elle a patiemment déballés et réemballés un à un pour nous. Ce véritable trésor se trouvait sans la moindre protection contre le vol. Françoise avait un humour peu commun. Elle avait un jour été cambriolée par un voleur qui était heureusement bien loin de se douter de la valeur de ces toiles rassemblées à l’étage, et depuis, elle laissait une somme d’argent bien visible à l’entrée de sa maison, avec un petit mot invitant tout visiteur mal intentionné à prendre cet argent mais ne rien abîmer dans la maison et bien refermer la porte en sortant.

    Dans la préface de sa monographie sur Pierre Thévenet, Paul Caso (1924-2000) nous évoque la période de vie genvaloise du peintre : « (…) il nous reste à évoquer deux phases marquantes de la destinée du peintre : son installation à Genval, dès 1924, et sa découverte du paysage mosan à Anseremme (il avait été sacré vidame de la Principauté anseremmoise) où un banc en pierre du pays, inauguré en août 1937, perpétue discrètement son souvenir, grâce à un médaillon du sculpteur Bonnetain (…). Enfin, la maison de Genval devint le beau refuge du coureur de lumière. Pierre Thévenet apprit ainsi, en bordure de la rue du Tilleul, les vertus bucoliques, en s’occupant activement de sa charmille de soixante mètres de long. À la saison des épinards, quand la nature ne l’inspirait guère, quand la lumière était trop haute, au cœur de l’été, il taillait allègrement son noble tunnel de verdure. Au terme de cette épreuve, sa femme Madeleine découvrait sur la porte de la cave une facture rédigée en bonne et due forme à son nom détaillant le nombre d’heures prestées « 37 heures pour les haies, 34 pour la charmille et 5 heures pour la révision de la taille ». Le peintre-jardinier était alors joyeux et (…) soulagé jusqu’à l’année suivante – il remontait jusqu’à son atelier. À Genval, il faisait aussi annuellement son vin de rhubarbe : un vin sec, fruité, mousseux. À la ducasse, il en offrait quelques bouteilles aux amis et voisins.

    Le beau-fils du peintre, René Ducoffre, perpétue cette tradition désormais familiale, en présentant sous le regard attendri de sa compagne, qui a grandi dans la propriété, le nouveau vin de rhubarbe cuivré et savoureux. Peu de choses ont changé dans la maison de 1924, de style anglais rustique où l’on verrait bien flâner Katherine Mansfield. On a peine à croire que le temps y est passé si vite, Pierre Thévenet ne va-t-il pas faire gémir les marches de l’escalier qui conduit à son 'pigeonnier' ? Tout y donne encore l’illusion de la présence, fardes ouvertes, chevalet, vieux livres, souvenirs (…) Par la fenêtre, on aperçoit le jardin des belles années, au bout duquel Françoise, la fille du peintre, en 1928, s’émerveillait d’un été délicieux ».

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    (1) rue de l'Eglise 2B, au début de la rue de l'Institut

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    2012 © Philippe Jacquet 

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  • 699 | Villa No Maujonne

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    août 2012 - Villa 'No Maujonne' ('Ma maison' en wallon), au coin de la rue du Cerf et du Vieux chemin de l’Helpe.

    Bénédicte de Ghellinck (XXIV) en fait une description détaillée : "Dans un jardin emmuré, cette habitation de style éclectique, se dresse au bout d'une allée. Son élévation de brique est légèrement ponctuée de décors de brique blanche émaillée sous la forme de bandeaux, de frise décorative sous la corniche, de dessins dans les allèges. La travée d'entrée prend la forme d'une tour d'angle et s'élève sur trois niveaux, sous une toiture en pavillon débordante".

    Philippe Jacquet y ajoute : "Jadis appelée 'Villa Clémence' cette demeure abrita durant six ans au début du XXème siècle, un couple qui allait faire connaître Genval dans le monde entier : Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart. Le jeune couple s’était installé à la Villa Clémence en tant que locataires, faute de pouvoir envisager mieux à l’époque. Cette maison ne leur laissa qu’un seul bon souvenir : c’est là que naquirent leurs trois enfants".  

    Plus tard, lorsque l'aventure industrielle du 'Balatum' se profila, l'usine de Genval allait connaître une expansion impressionnante. Cinq usines étrangères furent même fondées entre 1925 et 1930. Cette expansion fut soutenue par le bras droit du patron, Joseph De Becker, dit 'Moustaches', ingénieur principal et grand bâtisseur des Papeteries de Genval. Ce dernier habita la Pommerage, située juste en face de la Villa Clémence.

    Les 21, 22 et 23 janvier 2002, on tourna à la Villa 'No Maujonne' un épisode de la série télévisée 'Crimes en série', coproduite par la RTBF et France 2, avec dans le rôle principal Pascal Légitimus. La destinée unissait alors une fois de plus les anciennes résidences d’Auguste Lannoye et de son grand ami Joseph De Becker, l’équipe du tournage ayant choisi la Pommerage pour y implanter bureaux, réfectoire et logistique durant le tournage.

    Quelques liens sur la toile donnent accès à des articles de presse concernant le tournage de cet épisode : Le Soir, La DH (ciné-télé), et La DH.

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  • 692. Pierre Thévenet

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    "Au mois de mai 2002, Françoise Thévenet-Ducoffre rendait hommage à son père Pierre et ravivait la mémoire de ce dernier par une exposition de 35 de ses œuvres", raconte Philippe Jacquet. "Je garde un superbe souvenir de cette grande genvaloise avec laquelle j’ai eu le privilège de tomber en amitié. Françoise Thévenet, hélas aujourd’hui décédée, a résidé dès les premières années de sa vie et jusqu’à son décès, dans la maison occupée par son père de 1924 à 1937. La Charmille, tel est le nom de cette maison, est située le long du sentier Pierre Thévenet à Genval.

    Le choix de la Pommerage comme lieu d’exposition avait pour Françoise Ducoffre-Thévenet une profonde signification, empreinte d’émotion. Son père avait vécu à Genval de 1924 jusqu’à son décès, en 1937, et repose depuis au cimetière de Genval. Elle a toujours rêvé de voir la commune de Rixensart ouvrir un musée dédié à son père, dont elle possédait encore plus de deux cents œuvres à la Charmille (dispersées lors d’une grande vente à Bruxelles après son décès)… ce souhait n’a jamais reçu l’écho favorable nécessaire, et a donc hélas disparu avec elle". 

    L’une des plus belles œuvres du peintre (ma préférée), intitulée « La petite fille éblouie » (1928) était superbement mise en valeur à la Charmille. Elle campait la fille unique de l’artiste dans le jardin de la propriété, et nous montrait la vue plongeante qui existait à l’époque de cet endroit sur la vallée de la Mazerine et le village de la Hulpe. La famille Thévenet fut une grande famille d’artistes. Le grand-père de Françoise était baryton, et ses parents s’étaient rencontrés au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, alors qu’ils lisaient tous deux une partition de Wagner. Pierre Thévenet était un grand amateur de musique, sa mère, Madeleine Renaud-Thévenet, était plutôt attirée par la parole.

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  • 681 | Etienne Gailly

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    7 août 1948, Jeux Olympiques de Londres

    "Genvalois d’adoption, Etienne Gailly est né à Beringen le 26 novembre 1922", écrit Philippe Jacquet (1). "Dès l’âge de 16 ans, il est affilié à l’Union-Saint-Gilloise, où il trouve un entraîneur d’une envergure exceptionnelle en la personne de Marcel Alavoine. Ce dernier décèle de suite en lui des qualités de coureur de grand fond. Il le dirige vers le marathon, dans le dessin de préparer les Jeux Olympiques de Helsinki en 1952".

    "La première expérience d’Étienne en tant que marathonien a lieu aux Jeux Olympiques de Londres, en 1948, et cette expérience le fait entrer dans la légende. En tête pendant les trois quarts de la course, il pénètre, seul, sur la piste du stade de Wembley, mais les derniers mètres de l’épreuve lui sont fatals".

    "Hélas, en effet, en traversant le tunnel froid et humide qui mène à la piste, il a le coup de grâce. Au bord de la défaillance et avançant comme un automate, il se fait dépasser par l’argentin Cabrera et le gallois Richards. Il ne remportera donc ce jour là qu’une médaille de bronze, mais il acquiert une popularité qui dépassera largement les frontières de la Belgique. Un auteur allemand prendra même, paraît-il, cette tragique aventure comme sujet de roman".

    "Dès l’année suivante, il se prépare pour les Jeux Olympiques de 1952. Mais la guerre de Corée en décide autrement…. Commandant de la 1ère Compagnie au 1er Bataillon Para, le capitaine Étienne Gailly part en effet pour la Corée en juin 1951. Trois mois plus tard, le 13 octobre 1951, il est blessé au pied, une mine folle (trip-flare) lui arrachant plusieurs os. La course à pied, la carrière de sportif militaire qu’il envisageait, c’est terminé pour lui. En 1953, il quitte l’armée pour s’installer au Congo. Le 2 juillet 1955, il épouse à Kindu (Congo) Josée Degive".

    "Il revient ensuite au pays, mais retourne, comme officier de réserve et volontaire, en 1960 pour assurer la protection et le rapatriement de nos compatriotes, aux heures de l’indépendance congolaise. Il entame ensuite une troisième carrière dans une société de financement dont il est administrateur avec son oncle par alliance, Édouard Bolly, à Genval", précise Philippe Jacquet.

    "Le 22 octobre 1971, fauché par une voiture à Baulers alors qu’il traverse la route qui va de Nivelles à Manage, Étienne Gailly nous quitte. Il allait avoir 49 ans. Il repose au cimetière de Genval".

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    (1) avec l'assentiment de Pierre Gailly, fils d'Etienne Gailly

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  • 490 | La Pommerage

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    mai 2009 - Anciens trompe-l'oeil de la Pommerage

    'Les trois trompe-l’œil qui décoraient la cour intérieure de la ferme viennent d’être remplacés. Réalisés par Josy Mesters il y a une douzaine d’années, ils étaient fortement défraîchis, constamment exposés aux intempéries et au soleil. Comme ceux qu’ils sont venus remplacer au-dessus de portes des anciennes écuries, les nouveaux trompe-l’œil rappellent le passé des lieux : deux chevaux nous rappellent en effet que la Pommerage exploitait jusqu’en 1994 un manège sous le nom 'Arc en Ciel' (36 boxes à l’époque), et un bouvier bernois ainsi qu’une chatte représentent les actuels et ancien fidèles compagnons des propriétaires : Tristan et Daisy, et la petite chatte Mimine. Réalisées cette fois sur support métallique et passées ensuite à l’atelier de carrosserie automobile pour y recevoir deux couches de vernis, ces nouvelles œuvres devraient orner la cour de la ferme pour plusieurs décennies cette fois', espère Philippe Jacquet.

    'Josy Mesters et son épouse ne sont pas des inconnus à Rixensart. Loin s’en faut ! Durant de très longues années, ils ont résidé dans la commune, avenue Monseigneur, et nous ont laissé le souvenir de citoyens fortement engagés dans les milieux socioculturels. Tous deux choristes à l’époque à la Guitarelle (comme l’actuel maître de céans de la Pommerage), ils se sont également investis dans la chanterie « La Spinola », qui regroupait plusieurs dizaines de jeunes enfants auxquels Josy apprenait le b.a.-ba du chant choral. Josy tenait également un atelier de peinture, et exposait régulièrement ses aquarelles dans la salle culturelle de la maison communale, la maison rosièroise,… À plusieurs reprises, Josy Mesters a exposé à l’Espace culturel de la Pommerage, dont il assura l’exposition d’ouverture avec Rachel Diepart, autre peintre rixensartoise également choriste à la Guitarelle et le mari de cette dernière, Chema Lopez, céramiste nicaraguayen. Une dizaine d’œuvres de Josy Mesters décorent la Pommerage, à l’intérieur comme à l’extérieur'.

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    2011 © Philippe Jacquet (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

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  • 430 | La Pommerage

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    septembre 2011 – La Pommerage.

    Cette photo récente est intéressante pour Rétro Rixensart, car elle donne une vue d’ensemble du site. Philippe Jacquet donne les détails : ‘A gauche, l’ancien corps de logis de la ferme (220 rue du Cerf) ? Au centre, les anciennes écuries au rez et fenil à l’étage (aujourd’hui ‘studio de la Pommerage’, 218 rue du Cerf). A droite, la grange avec 12 anciens boxes au rez et le loft à l'étage (220 A rue du Cerf). Le bâtiment à front de rue du Cerf (220 + 218) est repris sur la carte de Ferraris établie entre 1770 et 1777, la grange sur la carte de Vandermaelen de 1865’.

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    1.2013 © Monique D'haeyere

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  • Visite royale aux Papeteries de Genval

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    21 février 1962 | André de Walque salue le Roi Baudouin,
    en visite aux Papeteries de Genval
    coll. Vivien de Walque

    « Mon père était directeur aux Papeteries et a servi de relais entre le Palais et les Papeteries pour l’organisation pratique de la visite. Visite annoncée deux, trois jours avant. Jeunes gamins, mon frère Laurent et moi-même étions dans le bureau de mon père dans l’usine et avons suivi de près cet évènement. Tout à droite sur la photo, Charles Loos, le directeur général de l'époque, père de l'actuel Charles Loos, jazzman bien connu », raconte Vivien de Walque, fils d'André.

    André de Walque est aussi l'auteur du livre "Un siècle à Bourgeois 1877-1977", reconstituant « une partie de l'histoire d'un petit hameau qui a toujours tenu à garder une certaine distance avec son centre administratif et jadis religieux ».

    DOCUMENT EN LIGNE ⤷ Papeteries de Genval, 21 février 1962 (articles La Dernière Heure et Le Soir)

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    Collection | de WALQUE Vivien, JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 196 | Villa Mary-Ann

    871. Ancienne enseigne de la Villa Mary-Ann 2013 © Philippe Jacquet.JPG

    Enseigne de la Villa Mary-Ann (1), sise avenue des Combattants à Genval.

    "Cette belle demeure familiale contient encore aujourd'hui quelques belles tapisseries et fresques intérieures, sur les murs et les plafonds, et de superbes vitraux", explique Philippe Jacquet (2).

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    (1) également connue sous le nom de Villa Ainssy
    (2) ancien Président de l’Espace Culturel de la Pommerage asbl 

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 178 | La Pommerage

    La Pommerage vue de la Villa No Maujone 1.2013  Philippe Jacquet.JPG

    Photo de La Pommerage (rue du Cerf), prise depuis la Villa No Maujone à Genval. «A gauche (en A3), le Vieux chemin de l'Helpe, et en A1 les bâtiments des anciennes papeteries Intermills à La Hulpe», précise Philippe Jacquet. «Au fond, le bois dans lequel coule paisiblement l'Argentine et qui sépare la rue du Cerf de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg».

     OBJECTIF RIXENSART  > Ferme de la Pommerage

    La Pommerage vue de la Villa  No Maujone 8.2012 © Philippe Jacquet.JPG

    août 2012 © Philippe Jacquet

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 166 | Restaurant de la Gare

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    1904 - "Cette ancienne carte postale de Rixensart a été envoyée par Elise Jacquet, soeur de mon grand-père, à son frère Edmond alors élève au Collège de Bellevue à Dinant. Cette carte peut être datée entre janvier et juillet 1904. C'est le 8 janvier de cette année que leur père, Auguste Jacquet, devenait chef de gare à Rixensart", raconte Philippe Jacquet.

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    2010 © Monique D'haeyere

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 156. Classe d'Adélaïde Jacquet

    156. Classe d'Adélaïde Jacquet (institutrice) Collection Philippe Jacquet

    "Cette photo représente Mademoiselle Adélaïde Jacquet, ma grand-tante, avec ses élèves dans la cour d'une des trois écoles où elle a enseigné", se souvient Philippe Jacquet, ancien Président de l'Espace culturel de la Pommerage asbl. "Il s'agit de l'école des filles de Rosières Saint-André, l'école des filles des Sœurs de la Providence et de l'Immaculée Conception (rue Lambermont à Bourgeois-Rixensart), ou l'école communale de Bourgeois-Rixensart (Place Cardinal Mercier)".

    "Adélaïde Jacquet a été pensionnée le 1 octobre 1948 après vingt-sept années de professorat et repose au cimetière de Genval. Une bonne partie des enfants qui figurent sur cette photo doivent encore être en vie aujourd'hui".

    "J'ignore la date de cette photo et l'école rixensartoise dont il s'agit. Peut-être un internaute pourra-t-il me renseigner ..."

    156B. Classe d'Adélaïde Jacquet (institutrice) Collection Philippe Jacquet

     

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 138 | Vue aérienne de la Pommerage

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    août 2015 - Ferme de la Pommerage, côté rue du Cerf. Philippe Jacquet précise : "Au fond à droite, on distingue les anciens bâtiments SWIFT, rue François Dubois à La Hulpe (anciennes papeteries Intermills). Ces bâtiments et terrains adjacents font l'objet en 2015 d'un projet immobilier, comme pour le site des Papeteries de Genval (ce projet sera présenté le mercredi 8 septembre à la population, en la maison communale de La Hulpe). Au centre de la photo, à l'arrière-plan, on distingue l'école horticole de La Hulpe et ses serres. A gauche : le village de La Hulpe et son église".

    902 La Pommerage vue aérienne 8.2015 © Philippe Jacquet1.JPG

    août 2015 - Vue aérienne de la Pommerage depuis La Hulpe. "A l'avant-plan : le Clos de la Pommerage, qui délimite les territoires de Genval et La Hulpe. Le ruisseau de la Mazerine coule sous la servitude, longeant la haie de la Pommerage comme le montre la photo de M. G. Mélain référencée 1163 sur Rétro Rixensart. A l'arrière-plan à droite : la villa No Maujone (voir notice 699 sur Rétro Rixensart)". 

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017