PETIT Christian

  • La Perche couverte, unique en Wallonie

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    1925/1928 | Construction de la Perche couverte à Genval
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l'idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s'adonner à ce sport plutôt qu'aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d'une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

    L'entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c'est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d'une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s'y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l'abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s'écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des 'Trois Colonnes', qui disparaîtra en 1945, et la perche 'semi-ouverte' à proximité de la gare de La Hulpe.

    Genvaloise, la dernière perche couverte de Wallonie surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l'arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l'arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d'un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d'archers, et j'en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l'époque cela valait une fortune. (1)

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    (1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995

     

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  • Des thermes genvalois au Musée de l'Eau et de la Fontaine

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    Bureaux de la Sté Coopérative 'Arutan' à Genval (Parc)

    Datant d'environ 1900, le lieu servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l'usine Schweppes. Une partie de ce bâtiment fut occupée à partir de 1988 par le Musée de l’Eau et de la Fontaine.

    Au début des années 80, réalisant que les fontaines constituaient un patrimoine autrefois d'utilité publique mais laissé à l'abandon, Jean-Pierre Courtois se mit à rêver d'un musée. « Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l'eau et aux fontaines furent chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers » (1).

    Lorsqu'en mars 1989 fut lancée par le Ministère de la Région Wallonne une 'Année des Fontaines', pour la mise en valeur de celles-ci, la Fondation Roi Baudouin y apporta sa collaboration. Le terme 'fontaine' fut pris au sens large d'amenée d'eau et recouvre par conséquent à la fois les sources, les pompes, les bornes, les puits, les lavoirs, les bassins et autres abreuvoirs. Un appel aux projets de restauration fut diffusé en vue d'accorder une aide financière à ceux qui seraient sélectionnés. Les projets devaient envisager le nettoyage, la réparation ou le remplacement d'éléments abîmés, la réalimentation en eau, l'aménagement des abords et la mise en valeur.  L'initiative prise par le 'Musée de l'Eau et de la Fontaine' s'inscrivit on ne peut mieux dans la mise en valeur du patrimoine que constituent les points d'eau et leurs superstructures. C'est pourquoi la Fondation Roi Baudoin fut heureuse d'encourager le musée, de contribuer à la fois à son accessibilité et à sa notoriété.

    L'homme d'affaires John C. Martin (Château du Lac), proposa ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvèrent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. « Il s'agit donc d'un lieu symbolique en ce qui concerne l'eau », souligna Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac - artificiel - mais aussi d'une nappe aquifère qui va jusque Louvain » (1).

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    (1) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008

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    2017 © Monique D'haeyere

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  • 793 | La Lasne

    La Lasne au Baillois 1.2013 © Christian Petit.2012 © Christian Petit-004.JPG

    16 décembre 2012 - Chemin du Baillois, à hauteur d'un des plus beaux méandres de la Lasne à Bourgeois, Christian Petit a fixé sur pellicule l’agonie d’un vieux Saule ... en trois actes.

    La Lasne au Baillois 1.2013 © Christian Petit.2012 © Christian Petit-006.JPG    Chemin du Baillois 1.2013 © Christian Petit.2012 © Christian Petit-005.JPG

    23 janvier 2013 © Christian Petit (cliquez sur les petites photos pour les agrandir)

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  • 774 | Square de la Résistance

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    Cette stèle se trouve square de la Résistance à Rixensart. Elle porte l'inscription "1940-1945 12me ET 15me BATAILLON DE FUSILIERS RESISTANCE LIBERTE PAIX". 

    « La frondaison des arbres vous cache les ailes du vieux moulin », c’est le message lancé le 1er juin 1944 par la BBC (1), ‘le’ signal qu’attendait l’Armée Secrète pour entrer en action en Belgique. Le gouvernement belge «avait prévu de lever sur les territoires libérés des troupes qui, après une formation accélérée, seraient mises à la disposition des commandements britannique et américain», écrit Paul Gennart (2). En effet, «depuis plusieurs années, les esprits étaient préparés à répondre à une telle éventualité (...), les mouvements de résistance à l’occupant étant alimentés par l'afflux dans la clandestinité de travailleurs requis par les Allemands pour remplacer dans leur pays les ouvriers mobilisés (...). 53.700 volontaires de guerre furent recrutés en 1944 et 1945».

    Dès la Libération, des bataillons de Fusiliers (3) furent donc constitués qui, « après une instruction accélérée, furent mis à la disposition des Alliés (…) pour sécuriser les vastes régions non explorées par les blindés américains. Nettoyage de bois et capture de prisonniers sont leur tâche quotidienne », écrit Pierre Bachy (4).

    Parmi ces bataillons belges figuraient les 12e et 15e Bataillons de Fusiliers. Le premier fut créé le 11 décembre 1944 à Charleroi et affecté à la 1ère Armée américaine. Quant au second, il se forma le 12 janvier 1945 à Champion et fut affecté à la 9ème Armée américaine.

    Notons un épisode que certains Rixensartois devraient se rappeler. Fin août 1945, la mission en Allemagne d’un autre bataillon de Fusiliers, le 20e, toucha à sa fin. Cette unité fut relevée le 9 septembre 1945 dans la région d’Oderberg, sur la rive droite du Rhin par la 2e Brigade «Yser» et rentra en Belgique. "Ce 20e Bataillon de Fusiliers fut cantonné dans le Brabant Wallon : l'Etat Major et les 4e et 5e Compagnies à Genval, les autres compagnies à La Hulpe, Rixensart et Bourgeois pour instruction à la «Battle School». On y forma les premiers sergents. (...). Le 5 novembre 1945, le 20e Bataillon fit mouvement vers Bruxelles, à la caserne Saint-Jean, boulevard du Botanique, où il fut notamment chargé de la garde du Palais Royal" (4). Ce bataillon fut dissout le 8 décembre 1945.

    Quant aux 12e et 15e Bataillons de Fusiliers, ils furent dissouts le 10 octobre 1945 et le 28 février 1946.

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    (1) BERNARD Henri, L’armée secrète 1940-1944, UFAS, Ed. Duculot, Gembloux, septembre 1986, p. 94 et 183
    (2) GENNART Paul, Les volontaires de guerre belges de la Libération 
    (3) Un bataillon de Fusiliers comprenait un état-major, une compagnie d’état-major et cinq compagnies de fusiliers. Les bataillons de Fusiliers étaient intégrés par trois dans une Brigade et étaient placés sous contrôle opérationnel des Alliés. Chaque bataillon était composé de 801 hommes (28 officiers, dont 1 aumônier, 104 sous-officiers et 669 caporaux et soldats).
    (4) BACHY Pierre, Le 20e Bataillon de Fusiliers

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    2012 © Christian Petit

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  • 647 | Cloche de Froidmont

    647. Cloche de Froidmont © Christian Petit.jpgL’église Saint-Etienne de Froidmont a été inaugurée le 25 décembre 1976 (I). Toute information à propos de la date d'installation de sa cloche est la bienvenue. Sur celle-ci on peut lire : anno 1932.

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  • 465. Promenade Paul Harris

    Capture d’écran 2011-07-23 à 16.52.08.jpg 

    Ce pied de poteau d'éclairage public a intrigué Christian Petit, auteur de cette photographie. Le détail semble intéressant, puisqu’il présente les armes de la commune de Rixensart. Depuis quelle année, ce poteau éclaire-t-il la Promenade Paul Harris, le long du lac de Genval ?

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  • 169 | Villa Beau-Site

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    août 2014 - « Ce fleuron de l’Art Nouveau vient de subir un sacré lifting. Construite en 1908, la villa n’avait jamais été restaurée. L’architecte Pierre Hebbelinck a effectué un travail considérable. Le bâtiment a retrouvé ses couleurs d’origine, alors que de nombreux éléments ont été valorisés », écrit Xavier Atout mi-2012 (1).

     OBJECTIF RIXENSART  > Villa Beau-Site

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    (1) ATTOUT Xavier - Une villa de Paul Hamesse retrouve la lumière, dans Espace-Vie n° 223, juillet-août 2012, p. 8-9.

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