PETIT Christian

  • Le Lido, pêche et solarium

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    1937 | Le Lido, rue de Limalsart à Rixensart (vallée de la Lasne) 
    coll. Jean-Louis Lebrun

    Le domaine du Lido s'étend à cheval sur Rixensart et Genval. Derrière le Lido, on distingue la rue de Limalsart, qui monte vers le Plagniau. 

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    4.2015 © Monique D'haeyere

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    coll. Jean-Louis Lebrun 

     

    2000 Domaine du Lido à Rixensart c JCR CCB.jpg

    1955/1959 | Façade Nord du Lido
    coll. Jean-Claude Renier

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    1.2016 © Monique D'haeyere

    Rixensart0146.jpg

    coll. Jean-Claude Renier

    Au dos de cette ancienne carte postale on apprend : Domaine du Lido (Restaurant-Hôtel-Pension) - Ouvert toute l’année - Avenue Limalsart à Rixensart (à 50 mètres du lac de Genval) Tél. 53 63 70 - Propr. : M. De Smet et Fils - Pêche-Solarium et plaine de jeux pour enfants - Cadre unique aux environs de Bruxelles

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    4.2015 © Monique D'Haeyere

    Domaine du Lido avenue Limalsart 1958 Rixensart0145.jpg

    1958 coll. Jean-Claude Renier

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    1960 coll. Jean-Louis Lebrun
     

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    1961 | Domaine du Lido
    coll. Jean-Louis Lebrun 

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    coll. Jean-Louis Lebrun

    Domaine du Lido vue aérienne.jpg

    Vue aérienne du Lido, situé à quelque 200 m en retrait du lac de Genval, mais sur le territoire de l’entité de Rixensart.
     

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    vers 1970 | Le Lido, après travaux de restauration, d’embellissement et de décoration générale
    coll. Jean-Louis Lebrun 

     

    304. Hôtel restaurant Le Lido - propriétaire De Smet.jpg 

    En 1970, la Fédération Touristique du Brabant Demullander décrit cet hôtel comme suit : Précédé d’un vaste parking et flanqué de très décoratives pièces d’eau, Le Lido est une vieille affaire de famille où un jeune couple dynamique a succédé aux parents en maintenant haut la tradition de l’hospitalité pratiquée par les fondateurs. Ils viennent de donner la dernière touche à d’heureux travaux de restauration, d’embellissement et de décoration générale. La salle de restaurant où se consume évidemment la traditionnelle bûche de chêne est tout simplement charmante, tandis que le bar offre tout le confort digne d’un palace. Toutes les chambres de voyageurs ont été modernisées (1)
    __________
    (1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

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    octobre 2012 © Monique D'haeyere
     

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    mars 2014 © Christian Petit

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    janvier 2016 © Monique D'haeyere 

     

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    21 janvier 2018 | Destruction du Lido à Rixensart
    photo © Philippe Legris 

    Collection | D'HAEYERE Monique, LEBRUN Jean-Louis, LEGRIS Philippe, PETIT Christian, RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • Le Plagniau, "annexé par Rosières"

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    Rue de la Ferme du Plagniau
    1992/1995 © Hommes et Patrimoine

    Anciennement territoire de Limal, le hameau du Plagniau fut rattaché à Rosières en 1884 (1). La ferme du Plaigneau ou Planeau, en wallon ‘Plania’ est déjà citée en 1440 (la terre du Plainal) (2). Cette ferme a été morcelée au 19ème siècle, mais la grande porte charretière qui subsiste a fière allure au bord du chemin (3).

    Le hameau du Plagniau (autrefois terre de Plainal, puis Cense de Pleniau et Ferme de Plaigneau) fait partie jusqu'à la fin du 19ème siècle de la commune de Limal. Situé sur la rive droite de la Lasne, il regarde vers Rosières et est fort distant de sa commune d’origine (= 3,8 km au NNO de l'église de Limal). En 1882 une requête, émanant des quelques habitants de ce territoire, demande le rattachement à Rosières. Comme le veut la loi, elle est adressée au président et aux membres de la Chambre de Représentants.

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    (1) E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
    (2) du mot latin plania (plaine). Le subst. masc. plain fut très usité en ancien français et une forme plus rare fut plaigne (ca 1100 Roland, éd. J. Bédier, 1085) (cfr. Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)
    (3) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972

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  • Villa Beau-Site, Art nouveau géométrique

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    1920 | Villa Beau-Site, avenue des Combattants 14 à Genval
    érigée en 1908 par l'architecte Paul Hamesse pour l’entrepreneur De Waele
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    En retrait de la voirie, enserrée entre deux Hêtres pleureurs remarquables (1), la villa, de forme cubique, présente quatre façades enduites d'un cimentage, simulant un grand appareil régulier de moellons. Une toiture débordante à pavillon brisé en ardoise en écailles et à l'arrière une bâtière transversale, à brisis recouvrent l'édifice. Les corniches en bois sont soutenues par des corbeaux en bois travaillés. Le bâtiment de deux niveaux, est construit sur hautes caves (2).

    Né en 1877, Paul Hamesse, fils du peintre paysagiste Adolphe Hamesse, fut élève de l'architecte Ernest Acker, à l'académie de Beaux-Arts de Bruxelles. Diplômé en 1898, il entre ensuite dans l'atelier de Paul Hankar, et fera parti de la deuxième génération d’architectes 'Art nouveau géométrique', par opposition à la tendance 'Art nouveau floral', initiée par Victor Horta. A la mort de Paul Hankar, Paul Hamesse rejoint Alban Chambon, architecte-décorateur spécialiste incontesté des théâtres et lieux d'amusement dans l'Europe de la fin du 19ème siècle. Associant le plus souvent à ses créations ses deux frères, Georges et Léon, tous deux peintres-décorateurs, Paul Hamesse poursuivra une abondante production jusqu'à sa mort survenue en 1956.

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    (1) ARBORESCENCE (association citoyenne rixensartoise), Hêtres pleureurs (Villa Beau-Site, Genval)
    (2) STREEL Bernadette (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2010

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  • La Perche couverte, unique en Wallonie

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    1925/1928 | Construction de la Perche couverte à Genval
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l'idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s'adonner à ce sport plutôt qu'aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d'une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

    L'entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c'est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d'une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s'y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l'abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s'écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des 'Trois Colonnes', qui disparaîtra en 1945, et la perche 'semi-ouverte' à proximité de la gare de La Hulpe.

    Genvaloise, la dernière perche couverte de Wallonie surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l'arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l'arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d'un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d'archers, et j'en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l'époque cela valait une fortune. (1)

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    (1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995

     

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  • Des thermes genvalois au Musée de l'Eau et de la Fontaine

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    Bureaux de la Sté Coopérative 'Arutan' à Genval (Parc)

    Datant d'environ 1900, le lieu servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l'usine Schweppes. Une partie de ce bâtiment fut occupée à partir de 1988 par le Musée de l’Eau et de la Fontaine.

    Au début des années 80, réalisant que les fontaines constituaient un patrimoine autrefois d'utilité publique mais laissé à l'abandon, Jean-Pierre Courtois se mit à rêver d'un musée. « Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l'eau et aux fontaines furent chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers » (1).

    Lorsqu'en mars 1989 fut lancée par le Ministère de la Région Wallonne une 'Année des Fontaines', pour la mise en valeur de celles-ci, la Fondation Roi Baudouin y apporta sa collaboration. Le terme 'fontaine' fut pris au sens large d'amenée d'eau et recouvre par conséquent à la fois les sources, les pompes, les bornes, les puits, les lavoirs, les bassins et autres abreuvoirs. Un appel aux projets de restauration fut diffusé en vue d'accorder une aide financière à ceux qui seraient sélectionnés. Les projets devaient envisager le nettoyage, la réparation ou le remplacement d'éléments abîmés, la réalimentation en eau, l'aménagement des abords et la mise en valeur.  L'initiative prise par le 'Musée de l'Eau et de la Fontaine' s'inscrivit on ne peut mieux dans la mise en valeur du patrimoine que constituent les points d'eau et leurs superstructures. C'est pourquoi la Fondation Roi Baudoin fut heureuse d'encourager le musée, de contribuer à la fois à son accessibilité et à sa notoriété.

    L'homme d'affaires John C. Martin (Château du Lac), proposa ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvèrent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. « Il s'agit donc d'un lieu symbolique en ce qui concerne l'eau », souligna Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac - artificiel - mais aussi d'une nappe aquifère qui va jusque Louvain » (1).

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    (1) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008

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    2017 © Monique D'haeyere

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  • Le Marronnier d'Inde, l'âme de la Place communale

    A 1945 Le Marronnier Place communale à Genval après guerre 40:45 c Monique D'haeyere.jpg 

    1945 | Le Marronnier d'Inde de la Place communale à Genval
    coll. Monique D'haeyere 

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    avril 2010 | Place communale
    photo © Monique D'haeyere

    B 2011 Place communale 6.2011 © Monique D'haeyere.jpg 

    juin 2011 | Place communale à Genval
    photo © Monique D'haeyere

    C 2014 Place communale Monuments aux Morts 4.2014 © Christian Petit.jpg

    avril 2014 | Place communale à Genval
    photo © Christian Petit

    E 2015 Le Marronnier de Place communale à Genval © Guy Van Roy - copie.jpg

    août 2015 | Le Marronnier d'Inde de la Place communale à Genval
    photo © Guy Van Roy

    "Tu as toujours été là. Pour tous les Genvalois tu représentes l’âme de « la place », dont tu es sans doute le plus vieux des habitants.

    Que de choses ne pourrais-tu nous raconter : le démantèlement du kiosque dont une pâle copie a pris la succession dans le parc de la Maison Communale, la destruction de l’ancienne église et son remplacement par un édifice « contemporain », les parties féroces de balle-pelote dont les règles parfois ésotériques débouchaient sur des empoignades vite noyées au café du coin, les survols de pigeons revenant au village après le concours dominical …

    Mariages, enterrements, baptêmes et communions : ce sont des générations que tu as vu défiler sous le porche de l’église. Sous ta ramure, tu as abrité les amourettes naissantes des élèves de l’école toute proche et assisté stoïque aux cérémonies annuelles au monument aux morts que tu surplombes.

    Le mois de mai te voyait orné de centaines de fleurs blanches, la rentrée des classes était synonyme de récolte de marrons qui remplissaient les poches des enfants du coin. Mais cette année, tu n’as plus fleuri, et c’est à peine si quelques petites feuilles ont encore tenté de verdir tes extrémités. Es-tu devenu trop vieux, est-ce le réchauffement climatique, la pollution, les effluves de la friterie toute proche ou les ravages causés par la mineuse du marronnier, petit papillon à la chenille dévastatrice … en ce bel été, tu ne ressembles déjà plus qu’à un arbre en plein hiver!

    Tes jours sont sans doute comptés, et certains supputent déjà sur « ce qu’on va mettre pour le remplacer ».

    Reste encore un peu, on t’aimait bien, tu sais !"

    Guy VAN ROY

    C 2015 Place communale Marronnier Lune 9.2015 © Bruno Marchal.jpg

    septembre 2015 | Nocturne
    photo © Bruno Marchal

    1327B. Le Marronnier Place communale 18.11.2015 touché par une tempête © Guy Van Roy.jpg

    18 novembre 2015 | après la tempête d'automne
    photo © Guy Van Roy

    Le sort s'acharna sur le destin du Marronnier de la Place communale de Genval, touché par la tempête dans la nuit du 17 au 18 novembre 2015. Il fut abattu pour cause de chancre bactérien et remplacé le 9 décembre 2015 par un Érable (voir photo ci-dessous). 

     

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    décembre 2015 | Un nouvel Érable remplace désormais le Marronnier d'Inde
    photo © Guy Van Roy

     

     OBJECTIF RIXENSART   > Le Marronnier de la Place communale

    Collection | D'HAEYERE Monique, MARCHAL Bruno, PETIT Christian, VAN ROY Guy Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 793 | La Lasne

    La Lasne au Baillois 1.2013 © Christian Petit.2012 © Christian Petit-004.JPG

    16 décembre 2012 - Chemin du Baillois, à hauteur d'un des plus beaux méandres de la Lasne à Bourgeois, Christian Petit a fixé sur pellicule l’agonie d’un vieux Saule ... en trois actes.

    La Lasne au Baillois 1.2013 © Christian Petit.2012 © Christian Petit-006.JPG    Chemin du Baillois 1.2013 © Christian Petit.2012 © Christian Petit-005.JPG

    23 janvier 2013 © Christian Petit (cliquez sur les petites photos pour les agrandir)

    Collection | PETIT Christian Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 774 | Square de la Résistance

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    Cette stèle se trouve square de la Résistance à Rixensart. Elle porte l'inscription "1940-1945 12me ET 15me BATAILLON DE FUSILIERS RESISTANCE LIBERTE PAIX". 

    « La frondaison des arbres vous cache les ailes du vieux moulin », c’est le message lancé le 1er juin 1944 par la BBC (1), ‘le’ signal qu’attendait l’Armée Secrète pour entrer en action en Belgique. Le gouvernement belge «avait prévu de lever sur les territoires libérés des troupes qui, après une formation accélérée, seraient mises à la disposition des commandements britannique et américain», écrit Paul Gennart (2). En effet, «depuis plusieurs années, les esprits étaient préparés à répondre à une telle éventualité (...), les mouvements de résistance à l’occupant étant alimentés par l'afflux dans la clandestinité de travailleurs requis par les Allemands pour remplacer dans leur pays les ouvriers mobilisés (...). 53.700 volontaires de guerre furent recrutés en 1944 et 1945».

    Dès la Libération, des bataillons de Fusiliers (3) furent donc constitués qui, « après une instruction accélérée, furent mis à la disposition des Alliés (…) pour sécuriser les vastes régions non explorées par les blindés américains. Nettoyage de bois et capture de prisonniers sont leur tâche quotidienne », écrit Pierre Bachy (4).

    Parmi ces bataillons belges figuraient les 12e et 15e Bataillons de Fusiliers. Le premier fut créé le 11 décembre 1944 à Charleroi et affecté à la 1ère Armée américaine. Quant au second, il se forma le 12 janvier 1945 à Champion et fut affecté à la 9ème Armée américaine.

    Notons un épisode que certains Rixensartois devraient se rappeler. Fin août 1945, la mission en Allemagne d’un autre bataillon de Fusiliers, le 20e, toucha à sa fin. Cette unité fut relevée le 9 septembre 1945 dans la région d’Oderberg, sur la rive droite du Rhin par la 2e Brigade «Yser» et rentra en Belgique. "Ce 20e Bataillon de Fusiliers fut cantonné dans le Brabant Wallon : l'Etat Major et les 4e et 5e Compagnies à Genval, les autres compagnies à La Hulpe, Rixensart et Bourgeois pour instruction à la «Battle School». On y forma les premiers sergents. (...). Le 5 novembre 1945, le 20e Bataillon fit mouvement vers Bruxelles, à la caserne Saint-Jean, boulevard du Botanique, où il fut notamment chargé de la garde du Palais Royal" (4). Ce bataillon fut dissout le 8 décembre 1945.

    Quant aux 12e et 15e Bataillons de Fusiliers, ils furent dissouts le 10 octobre 1945 et le 28 février 1946.

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    (1) BERNARD Henri, L’armée secrète 1940-1944, UFAS, Ed. Duculot, Gembloux, septembre 1986, p. 94 et 183
    (2) GENNART Paul, Les volontaires de guerre belges de la Libération 
    (3) Un bataillon de Fusiliers comprenait un état-major, une compagnie d’état-major et cinq compagnies de fusiliers. Les bataillons de Fusiliers étaient intégrés par trois dans une Brigade et étaient placés sous contrôle opérationnel des Alliés. Chaque bataillon était composé de 801 hommes (28 officiers, dont 1 aumônier, 104 sous-officiers et 669 caporaux et soldats).
    (4) BACHY Pierre, Le 20e Bataillon de Fusiliers

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    2012 © Christian Petit

    Collection | PETIT Christian Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 647 | Cloche de Froidmont

    647. Cloche de Froidmont © Christian Petit.jpgL’église Saint-Etienne de Froidmont a été inaugurée le 25 décembre 1976 (I). Toute information à propos de la date d'installation de sa cloche est la bienvenue. Sur celle-ci on peut lire : anno 1932.

    Collection | PETIT Christian Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 465. Promenade Paul Harris

    Capture d’écran 2011-07-23 à 16.52.08.jpg 

    Ce pied de poteau d'éclairage public a intrigué Christian Petit, auteur de cette photographie. Le détail semble intéressant, puisqu’il présente les armes de la commune de Rixensart. Depuis quelle année, ce poteau éclaire-t-il la Promenade Paul Harris, le long du lac de Genval ?

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