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  • Les Petits Choristes de Bourgeois

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    Les Petits Choristes de Bourgeois
    coll. Jean-Louis Lebrun 

    En 1932, l’abbé Adolphe De Camps (1) demanda à Lucien Demanet (2) de rassembler des jeunes gens du village pour l’animation de la messe dominicale. Il reçut l’aide précieuse de Madame Paul Jacques, née Germaine Cambron (1895-1990), excellente musicienne, pour former des choristes à l’exécution de partitions grégoriennes comme la liturgie l’exigeait à cette époque. Très vite le groupe s’étoffa et excella dans un répertoire d’oeuvres classiques (Mozart, Bach, Haendel, Vittoria, Aichinger, …) (3).

    Les choristes sont 25 en 1945 quand ils rejoignent la Manécanterie (4) de Petits Chanteurs à la Croix de Bois fondée par l’abbé Maillet à Boulogne Billancourt (…). A leur début, un certain antagonisme leur est témoigné par les chanteurs traditionnels du jubé. Ceux-ci, cependant, continuent, en semaine, à interpréter les hymnes grégoriennes avec un zeste d’accent du terroir qui rassure les anciens (5).

    En 1947, les Petits Choristes de Bourgeois obtinrent au Conservatoire de Bruxelles le Prix César Franck.

    Officiellement reconnue, la chorale participa à des concerts-choral à Paris (1947), à Rome (1949) et à Cologne (1953) (3).

    Ils sont 50 qui chantent à Rome en avril 1949 (5). Dans la Ville Eternelle, la chorale chanta devant le Pape Pie XII, le célèbre Ave Verum de Mozart lors d’un rassemblement d’environ 3000 petits chanteurs à la Croix de Bois du monde entier (3).

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    1957 | Vitrail Saint-Grégoire le Grand et les petits chantres
    Jean Slagmuylder fecit
    coll. Vivien de Walque (7)

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    Vitrail 'Saint-Grégoire le Grand et les petits chantres'
    Jean Slagmuylder fecit
    avril 2014 © Monique D'haeyere

    A l’occasion du 25ème anniversaire de la création de la chorale, un vitrail fut offert en 1957 par les ‘Choristes de Bourgeois’ et leur fondateur Lucien Demanet. Dans le transept, à droite, se trouve ce vitrail, oeuvre de Jean Slagmuylder (6). Saint-Grégoire le Grand et les petits chantres y sont représentés. Ce saint fut pape de 590 à 604. On lui doit la liturgie de la messe et le chant grégorien (7).

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    En 1982, la chorale est invitée à chanter une messe polyphonique à quatre vois mixtes en français sur les ondes télévisées de la RTBF. C’est la dernière grande exécution accompagnée à l’orgue par Lucien Demanet. Celui-ci mourra quelques mois plus tard (3).

    En 1992, la choral fêta ses 60 ans d’existence … et devint la plus ancienne association culturelle de la commune. Par la suite, 'Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois' devinrent la 'Chorale Saint François-Xavier de Bourgeois '(3).

    __________

    (1) L'abbé Adolphe De Camps naquit à Anderlecht le 31 mai 1879, fils de François De Camps, docteur en médecine, et de Céline Clément de Cléty. Successivement professeur à l'institut Saint-Louis, à Bruxelles, curé de Piétrebais, il fut désigné le 7 mai 1924 par Son Eminence le cardinal Désiré-Joseph Mercier, comme curé de Bourgeois. D'une nature ascétique et humble, il s'attela à l'achèvement de son église, décidé par son prédécesseur. Son état de santé l'obligea à demander, le 3 novembre 1935, à être déchargé de sa mission. Retiré dans sa famille à Herent, il fut emmené en captivité comme prisonnier politique pendant la guerre de 1940-45. Il décéda à Herent (Louvain) le 4 avril 1962 (8).

    (2) Lucien Demanet (1914-1982) fut le fondateur des choristes du Bourgeois en 1932 (5). Personnalité estimée de ses concitoyens, il fut conseiller communal et échevin (7).
    (3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté, pp. 19 et 20, 2004
    (4) Manécanterie : école paroissiale formant des enfants au chant religieux et au service de l'autel
    (5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996
    (6) Jean Slagmuylder, dessinateur et peintre verrier, °1901, † Laeken 12 février 1968
    (7) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, p. 28, 1977
    (8) La réputation grandissante de Lucien Demanet le mena à participer à de nombreux concours organisés au Conservatoire de Bruxelles où il obtint plusieurs prix d’Honneur. Un prix de direction lui fut décerné avec ‘Grande Distinction’ (3). Il fut également conseiller communal et échevin à Rixensart (6).

  • 1055 | Place de Bourgeois

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    avant 1925 - De jeunes arbres sont plantés devant l'église Saint-François-Xavier et sur la Place de Bourgeois.

    D’après les notes de l’abbé Charles Paridaens (1861-1924), le second curé de l’église Saint-François Xavier (de 1889 à 1924), "la grande partie de la population était occupée dans l’industrie du bâtiment : maçons, plafonniers, menuisiers, une petite partie se livrait à l’agriculture ou au commerce. Il existait également une main-d’oeuvre qui se livrait, à domicile, au tissage d’étoffes de laine ou de coton pour un maître commun. D’après Tarlier et Wauters, en 1860, le tissage du coton occupait une centaine d’ouvriers à la fabrication du basin".

    Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 1020 | Place Cardinal Mercier, son rond-point et son kiosque

    Place Cardinal Mercier Bourgeois c Jean-Louis Nicaise.jpg

    1954 | Sur la Place Cardinal Mercier, deux sociétés de musique étaient installées. "La fanfare les « Enfants du Baillois » (1905) avait son local chez Van Hamme. Elle reprenait le flambeau à Bourgeois-Fanfares fondée en 1905 et dont l’origine pourrait être 1898. Au Callot, devenu la Renaissance, se réunissaient "Les Accordéonistes" (1928). Ces derniers portaient veste, casquette bleue et pantalon blanc. Ils jouaient, en plus de l’accordéon, du violon, du tambour, de la grosse caisse, des timbales, du xylophone et du chapeau chinois", écrit Paul Buffin (I).

    "Ils connaissaient un franc succès. Un kiosque fut érigé sur la place en 1948. La commune intervint pour un tiers dans les coûts, les deux autres tiers furent récoltés parmi la population. Ce kiosque devint une pomme de discorde et fut démoli en 1970, après beaucoup de contestations. Ce devait être la mode du moment, celui de Genval disparut à la même époque", explique encore Paul Buffin.

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    1.2013 © Monique D'haeyere

    Collection | NICAISE Jean-Louis Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 941 | La Grand'Rue

    941. Eglise Saint-François-Xavier (Place Cardinal Mercier)c Monique D'haeyere.jpg

    après 1925 - La première grande transformation de l’église Saint-François-Xavier date de 1925. «C’est à cette époque que la nef fut allongée d’une dizaine de mètres et que la tour fut construite. Les travaux furent confiés à l’entrepreneur G. Hautfenne et coûtèrent F 90.000. Cette somme fut réunie par la générosité des paroissiens et surtout par les descendants du comte Werner de Merode et de sa soeur, la comtesse Charles de Montalembert, auxquels se joignit l’aide du baron Paul Terlinden, ancien bourgmestre. L’entrepreneur Hautfenne assura gratuitement les plans, la direction et la surveillance des travaux», précise André de Walque (XIX, p.14).

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    Place Cardinal Mercier 12.2013 © Monique D'haeyere

    Collection | D'HAEYERE Monique Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 824 | Bourgeois-lez-Rixensart

    1016. La Place c Francis Broche.jpg

    1912 | La Place, aujourd'hui place Cardinal Mercier à Bourgeois. 

    «A la requête des habitants de Bourgeois, la construction de la ‘chapelle-annexe’ de Bourgeois fut décidée en 1875 (...). Le 29 novembre 1875, le Conseil communal décide de demander à l’autorité supérieure la permission de donner à la Fabrique d’église de Rixensart une parcelle de 20 ares à prendre sur la place publique de Bourgeois qui s’appelait à l’époque : place Saint-Roch. Cette autorisation ne fut accordée, le 18 juin 1876, que pour la superficie strictement nécessaire, soit 4 ares environ», écrit André de Walque.

    «Pendant la construction de l’église, des offices religieux furent célébrés dans le bâtiments de l’école de Bourgeois (...). La paroisse fut érigée en succursale le 3 mars 1877 par les autorités civiles. L’archevêque de Malines, Son Eminence le cardinal Dechamps, par mandement du 17 mars, érige la nouvelle paroisse sous le vocable de Saint-François-Xavier» (XIX, p. 12).

    Place Cardinal Mercier 4.2013 © Monique D'haeyere .JPG 

    avril 2013 © Monique D'haeyere

    Collection | BROCHE Francis Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 773. Eglise Saint-François-Xavier

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    Eglise Saint-François-Xavier, après la seconde transformation faite en 1956. «Les plans furent dressés par l’architecte Roger Mayné, de Rixensart, et les travaux furent l’oeuvre de l’entrepreneur François Mortier, de Rixensart», écrit André de Walque (XIX, p. 14).

    «Les importants travaux entrepris à cette époque ne purent l’être que grâce à la générosité du docteur Lucien Dessy, ancien bourgmestre de Rixensart, président du conseil d’administration des Papeteries de Genval, qui, par ses dispositions testamentaires, avait fait mettre une somme de F 1.500.000 à la disposition du Conseil de fabrique. L’ensemble des travaux exécutés dépassa deux millions, la différence étant entièrement supportée par la générosité des paroissiens».

    Collection | DERELLY Mauricette Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 735 | La Vierge à l’Enfant

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    « C’est la générosité de la Mère Anne de Meeûs (°Bruxelles 1823, †Watermael 1904), fondatrice des Religieuses de l’Adoration Perpétuelle, que l’église doit cette jolie statue qui lui fut confiée en mai 1876. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une statue, mais d’un buste monté sur panier. La couronne et le sceptre ont été offerts par les paroissiens au début du ministère de l’abbé Deward », écrit André de Walque (XIX, p. 20).

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    3.2014 © Monique D'haeyere

    Collection | de WALQUE Vivien Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 716 | L'Eglise

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    début 20ème siècle - L'Eglise Saint-François-Xavier à Bourgeois.

    Contrairement à une légende entretenue par certains au siècle dernier (1), Monseigneur (2) Xavier de Merode n’a pas fondé la paroisse Saint-François-Xavier, il était d’ailleurs mort depuis plusieurs mois lors de la première démarche tendant à la construction d’une église à Bourgeois. Aucune trace n’a été trouvée de dispositions en ce sens, peut-être sa soeur, la comtesse de Montalembert, qui l’a assisté dans ses derniers moments, a-t-elle recueilli un souhait qu’il lui aurait confié. Quelques heures avant de mourir, il déchira son testament, dicta de nouvelles dispositions en faveur de son frère, s’en remettant aux siens de continuer et d’assurer toutes ses oeuvres de foi et de charité (3).

    Voir photos 142, 287, 333, 501, 585 et 592.

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    5.2014 © Christian Petit

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    (1) XIXème siècle
    (2) L’appellation ‘monseigneur’ réfère ici à la fonction ecclésiastique remplie par le comte Frédéric Xavier de Merode. En effet, le terme de ‘monseigneur’ est donné aux simples prélats non-évêques de la cour papale. Les Merode ont obtenu le 25 avril 1930 l’autorisation de porter le titre de prince. Toutefois, n’étant pas issus d’une famille royale ou régnante, ils doivent être appelés simplement ‘prince’ et non ‘monseigneur’ (4)
    (3) BESSON, Mgr. Xavier de Merode, sa vie et ses oeuvres, Desclée, de Brouwer et Cie, 1898, p. 260 in de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977 (XIX)
    (4) A.N.R.B., Usages et coutumes de la noblesse, Bruxelles 1983

    Collection | DERELLY Mauricette Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 585 | La Place

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    ‘Ce n'est qu'en 1875 que les habitants du dit hameau, dont une grande partie exerçait le métier de tisserand, obtinrent la construction d'une église paroissiale. Celle-ci se dresse sur un espace triangulaire appelé autrefois place Saint-Roch et aujourd'hui place Cardinal Mercier. Le sanctuaire est dédié à saint François-Xavier, patron de Mgr de Merode dont la famille contribua financièrement à la réalisation de ce projet’ (*)

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    (*) Ann Ghiste, enseignante à Rixensart in www.pastorale-scolaire.net

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    juin 2011 © Monique D'haeyere

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018
  • 288 | Eglise Saint-François-Xavier

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    L’église du Bourgeois est dédiée à Saint-François-Xavier. « Elle n’a été érigée qu’en 1875, pour répondre aux souhaits de Monseigneur (*) Frédéric Xavier de Merode, qui, après avoir embrassé la carrière des armes, choisit les ordres religieux. Il devint camérier du pape Pie IX. Plusieurs tableaux dus à sa générosité ornaient l’intérieur de l’église. Ce patrimoine artistique consistait en d’excellentes copies des célèbres fresques de Fra Angelico, dites de la chapelle de Nicolas V au Vatican. Depuis le renouveau liturgique, les sept panneaux ont disparu », écrivirent Paul et Madeleine Dubuisson en 1972 (**), « pour faire place à une décoration plus moderne que d’aucuns déplorent et non seulement à Bourgeois ».

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    2013 © Monique D'haeyere

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    (*) L’appellation ‘monseigneur’ réfère ici à la fonction ecclésiastique remplie par le comte Frédéric Xavier de Merode. En effet, le terme de ‘monseigneur’ est donné aux simples prélats non-évêques de la cour papale. Les Merode ont obtenu le 25 avril 1930 l’autorisation de porter le titre de prince. Toutefois, n’étant pas issus d’une famille royale ou régnante, ils doivent être appelés simplement ‘prince’ et non ‘monseigneur’ (**)

    (**) A.N.R.B., Usages et coutumes de la noblesse, Bruxelles 1983

    (***) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972

    Collection | PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2018