étang gillet

  • 1542 | L'étang du sentier du Rossignol

    1926 L'étang du sentier du Rossignol.jpg

    1926 - A l'avant-plan 'l'étang du sentier du Rossignol', actuellement dénommé étang Gillet. A l'arrière-plan, la villa de convalescence pour 'enfants débiles et estropiés', que le mécène bruxellois Roger de Grimberghe fit construire en 1911.

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    L'actuelle végétation ne permet plus de retrouver la vue d'antan.

    4.2014 © Monique D'haeyere 

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1087 | Les Etangs

    1542 - Les Etangs (étang Gillet) ligne chemin de fer 1932 Rixensart c JCR Martin.jpg

    1932 - L'étang Gillet fait partie du Parc communal de Rixensart. En 1979, André Weicher décrit ce lieu avec beaucoup de poésie :

    Il est déroutant, le parc de Rixensart.

    Avec ses sentes qui s'entrecroisent, se cherchent sous les frondaisons, s'interpellent, se perdent, pour se retrouver un peu plus loin et sauter un ruisseau.

    Quelle variété d'arbres. Des chênes aux feuilles digitées qui, en ce matin de novembre, tombent peu à peu dans les taillis et la boue des chemins. Des bouleaux qui respirent mal et cherchent la lumière depuis des années. Des sapins alignés comme pour la parade et qui font silence lorsque vous marchez sur leur tapis d'aiguilles. Des peupliers qui fleurent bon l’humus et qui, eux aussi, pleurent leurs feuilles dentelées ... Et tant d'autres encore ...

    Déroutant par son étang qui apparaît, soudain, au détour du sentier. Quelques canards y trouent la rouille et le jaune des arbres qui s'y mirent, traînant un long sillage fin qui fait trembler, pour quelques instants, le calme de l'eau. Surplombant l'étang, une maison remise à neuf. Ses persiennes brunes font éclater la blancheur de ses murs. Un sentiment de solitude et de paix se dégage de la maison vide. Le silence du site n'est troublé que par les cancans des canards et le pépiement des oiseaux d'automne. Nul autre bruit ne perce le rideau épais des arbres. Et pourtant, la cité est tout autour, à deux pas. De temps à autre, une feuille se détache d'un arbre, virevolte, hésite, avant de venir mourir, légère, au pied de l'eau.

    Elle est étrange, cette maison blanche au milieu de la brume rousse des bois. Qui dira un jour son histoire ?

    Faire le tour de l'étang est aisé. A l'extrémité du parc, un grillage. Et un pont qui supporte le chemin de fer et qui proclame, en lettres de feu, le droit ancestral à la grève. Déroutante, vraiment, cette promenade dans le parc de Rixensart ...

    Retour à la civilisation par la 'drève' des peupliers. Le chemin est gluant. La sente s'imprime de l'empreinte gaufrée de roues de motos. De-ci de-là, une trace d'un pas qui a glissé. Et toujours cette odeur qui vous prend. Cette odeur de novembre, humide et âcre. Quelques pas encore et vous apparaît une trouée plus claire. Le sentier caillouteux remonte vers l'air pur. Pourquoi est-il barré sur le dessus par deux tas de gravier et de sable? La pelouse de la maison communale s'enfonce sous vos pas, délicieusement verte. Derrière, en-dessous de vous, le parc sombre s'est refermé. Quelques oiseaux chantent. Un train glisse dans le lointain. Un coup de risée secoue les branches des arbres. Des cris d'enfants montent, étouffés. Le parc, peu à peu, s'éloigne. Il se retrouve seul avec ses sentes boueuses, son étang ridé, ses canards et son étrange maison blanche aux persiennes brunes. En approchant de la grande maison commune, au milieu d'un parterre, quelques lupins roses et un bouquet blanc de marguerites vous accueillent, en souriant.

    C'est l'automne, pointant…

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017