1940-1945

  • 1683 | Un bombardier Lancaster s'écrase à Rixensart

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    ‘Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), un Lancaster (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasait dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il avait été abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’, l’actuelle agence de la SNCI, place de la Vieille Taille’, écrit Paul Buffin (3) en 1996.

    Un autre membre de l’équipage était ‘tombé sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci avait aidé l’aviateur à descendre de son perchoir et l’avait confié ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin. ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

    ‘Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant AS, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l'avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il est alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans’ (5).

    Equipage : Bruce Cunningham, A. Winterford, Robert John Ramsey, Fred Brown, Bleddyr Roberts, Reginald Brailsford et John Stone (6)

     

    TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

    Roger MELOTTE (7) : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur.

    Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci.

    Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles.

    Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie.

    *

    Marcelle DUPUIS : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises

    *

    Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d'ailleurs été rendu. Des photos ont-elles été prises lors de cette visite ?

     

    __________
    (1) Extrait du journal du Bomber Command : ‘126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost’

    (2) Armstrong Lancaster Mk II, LL739, JI-M

    (3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996

    (4) Reginald Brailsford

    (5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète

    (6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock

    514 Squadron - Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven

    The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo

    (7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

    Collection | PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1679 | Monument des Fusillés et des Résistants

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    1940-1945 - Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté. Sur cette carte postale commémorative, leurs noms sont publiés par ordre alphabétique, accompagnés d’un portrait.

    Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

    A gauche, les fusillés :

    Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (I, p 74), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

    Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (I, p.140). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (I, p.134) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1).

    Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

    Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (I, p.90). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (1)

    A droite, les résistants morts :

    Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

    Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : "Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu'au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi".

    Craps Albert

    Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

    Georis Roger

    Mathy Camille

    Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

    Luyckx Louis

    Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

    Paquet Jules

    Pirsoul Joseph

    La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

    - dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

    - devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

    - autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (« anciennement rue Neuve dans les années trente ») (I, p.134), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

    - dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere

     

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Monument des Résistants, morts pour la Patrie

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    2012 © Eric de Séjournet

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1583 | Hôpital de campagne américain

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    septembre 1944 - Après le passage de la 2de Division blindée US (1), un hôpital de campagne provisoire fut installé par l’Armée américaine à la limite de Genval, dans les prés qui bordent la route d’Ohain. Missions : la prise en charge des blessés, le tri, les opérations au bloc, et les soins.

    En limitant la distance des transports par rapport aux zones de combat, ces structures de soins provisoires permirent de soigner plus rapidement les soldats blessés durant les affrontements. Ils furent toujours situés à proximité des routes facilement accessibles aux ambulances.

    Cette remarquable diapositive a été prise depuis le toit des remises du Boutny (2). A l'avant-plan et de gauche à droite Imelda, Luc et Jean-Marie (John) Lannoye. En soutane, Jacques Martin, frère de Louise Martin, seconde épouse de Jean Lannoye.

    Au centre de la photo, le château d’eau de Genval (voir photo-légende ci-après)

    __________

    (1) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée !, in Rétro Rixensart, septembre 2016
    (2) propriété de Jean Lannoye, administrateur-délégué des Papeteries de Genval

    Photo-légende

    genval,1940-1945,route d'ohain

    Collection | LANNOYE Christian Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1577 | Edmond Borderieux

     

    BORDERIEUX Edmond (1892-1943).jpg

    Edmond Borderieux est né à Orville (France) le 4 septembre 1892. Domicilié rue du Cerf à Genval, il fut employé aux Papeteries de Genval. Le 16 décembre 1942, il fut arrêté comme otage et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943. Il est inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés.

    Collection | PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1486 à 1507 | Genval libérée !

    Avant-propos

    L'avant-garde de la '2nd Armored Division US' arriva à Genval le 4 septembre 1944 dans l'après-midi. Elle poursuivit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite.

    Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis fut fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueilla le 7 septembre. Les GI's furent également photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivirent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe.

    J'édite et commente ce reportage inédit découvert dans le patrimoine iconographique de la famille Lannoye. Les Archives de l’Etat à Louvain-la-Neuve en seront les dépositaires.

    Afin de contextualiser ce reportage, je publie un dossier retraçant chronologiquement les événements du débarquement sur les plages de Normandie en juin 1944 à la libération de Genval et Rixensart en septembre 1944 : « Genval libérée ! du débarquement à la libération ». L’accent est mis sur les acteurs de cet épisode de la Seconde Guerre mondiale : l’Armée Secrète au QG de Rosières, l’avancée de la 2ème Division blindée US, la retraite de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 102, la libération du Brabant wallon.

    Mes remerciements vont à toutes les sources citées qui, « à l’écoute des témoins, deviennent témoin à leur tour » (Elie Wiesel), et en particulier à Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart qui, en 1994, publia une série d’articles à l’occasion du « 50ème Anniversaire de la Libération », mais également à Pierre van Haute-Pire, ambassadeur honoraire qui, dans son essai « Armée Secrète 1940-1945 », met en exergue le courage de la Résistance en Belgique.

    genval,libération 1944,1940-1945,2nd armored division usEric de SÉJOURNET

     

     

     

     

     

     

    Genval libérée !

    Premiers extraits ...   

    genval,libération 1944,1940-1945

    1491 | "On fait à nos libérateurs un accueil enthousiaste, on leur jette des fleurs, des fruits, des friandises, des douceurs, quand il y en un qui stationne quelques moments on lui offre tout ce qu'on peut, on leur serre la main, les jeunes filles, les enfants les embrassent, on ne se lasse pas de cette joie débordante" (1).

    Venant de l'avenue Gevaert, ce Half-Track M2 arrive à hauteur de la Poste de Genval et tourne dans la rue de la Station. Cette autochenille blindée est armée de l’antique canon anti-char de 37 mm, qui équipait à l’origine le Dodge M6. A cette époque, ce type d’arme était obsolète face au blindage des Tiger.

    Le M2 est ici en configuration tactique, le pare-brise étant protégé par un volet blindé abaissé doté de deux sabords de vision, dont un occulté par du matériel. Le véhicule est marqué sur le capot d’une étoile blanche à cinq branches. A l’avant une plaque frontale à volets blindés protège le radiateur. Quant au pare-chocs avant, il est doté d'un rouleau de franchissement, aidant le véhicule à s'extraire de terrains difficiles..

    __________
    (1) GHYSSENS Roger, 50ème Anniversaire de la Libération, Cercle d’Histoire de Rixensart, 1994

      

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    1493 | Une ambulance Dodge WC54 de l'armée américaine quitte l’avenue Gevaert et entre dans la rue de la Station à Genval. Conformément à la Convention de Genève qui protège les personnels de santé, tous les véhicules des Services de Santé sont signalés par de grandes croix rouges peintes sur fond blanc sur tous les côtés de l’ambulance, ainsi que sur le toit. 

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    1497 | Dès que la colonne de la 2ème Division blindée ralentit ou marque l’arrêt, les Genvalois envahissent la chaussée et se pressent autour des véhicules militaires. Sur cette photographie on reconnaît l’église Saint-Pierre de Maubroux.

    « C’était un spectacle encore jamais vu, un décor inoubliable, des trottoirs regorgent de monde, hommes, femmes et enfants. Des véhicules alliés en tous genres descendaient à la queue leu leu l’avenue Gevaert pour prendre la rue de la Station et ensuite la rue de Rosières. Il y avait là des chars, des camions bourrés de soldats, des jeeps, des bulldozers, etc. etc. C’était un convoi continu et sans fin. La population applaudissait à tout rompre, à chaque arrêt des femmes et des jeunes filles grimpaient sur les chars et les jeeps pour embrasser les soldats », témoigne J. Magné (1).

    __________
    (1) MAYNÉ J., 1944-1994 50ème anniversaire. Souvenirs de 1939-1944, Rixensart, 1994

     

    1944 7 septembre Libération de Genval par l'Armée américaine c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 13.jpg

    1498 | Aussi dénommé Apache, ce M4 Sherman Dozer passe, à hauteur de la rue de Rosières, le pont du chemin de fer Luxembourg-Bruxelles. Ce char bulldozer sert à déblayer ruines, objets encombrants, épaves ou à forcer le passage d’une position retranchée. Qui plus est, la lame offre une protection supplémentaire.

    A droite sur la photo, deux résistants armés de l’Armée Secrète montent la garde au pont. Ils portent leur ‘uniforme’, une salopette en toile de jute et un brassard. Encadrés par des militaires de carrière, les membres de cette formation purement militaire sont protégés par la Convention de Genève et ne sont donc pas considérés comme francs-tireurs. 

     

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    1500 | Un char Sherman remonte la rue de Rosières. Les Genvalois pavoisent leur maison.

     

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    1506 | Un Genvalois enthousiaste salue les occupants de cette Jeep à hauteur de la Place Becquevort. A l’arrière-plan on distingue l’église Saint-Pierre de Maubroux.

     

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    1507 | 7 septembre 1944 - Un soldat américain montre sa caméra à un petit Genvalois.

     

    ... Le reportage complet (22 photos) est a découvrir en cliquant ci-après sur 'Lire la suite'. Le dossier thématique consacré à la libération de notre commune est disponible sur Genval libérée ! du débarquement à la libération.

     

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    Collection | FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1384 | Home de Genval (Enfants de la Patrie)

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    16 aout 1956 | Renée Lambion

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    15 avril 1961 | Jacques De Mol

    Ces photos ci-dessus ont été prises devant La Pommeraie, située sur la rive nord du lac de Genval ... sur le territoire de la commune d'Overijse. Après la Seconde Guerre mondiale, cette ancienne ferme accueillit des enfants de prisonniers politiques et résistants. Le 'Home de Genval (Enfants de la Patrie)' reçut en 1955 un subside de 549.850 FrB (1).

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    1961 | Groupe d'enfants du Home de Genval (Enfants de la Patrie), photographiée en compagnie de leur monitrice rue de la Bruyère à Genval. Jacques De Mol témoigne : "J'ai passé quatre années à Genval. Puis, par manque de subsides, le home a fermé à Genval. Avec mon frère et ma soeur (sur la photo également), nous sommes partis à Faulx-les-Tombes, où je suis resté deux années".

    __________
    (1) Sénat de Belgique, Rapport de la Commission de la Santé Publique et de la Famille chargée d'examiner le projet de loi contenant le budget du Ministère de la Santé Publique et de la Famille pour l'exercice 1956, séance du 7 décembre 1955 (2)
    (2) D'autres homes pour enfants de prisonniers politiques et résistants recevaient également des subsides, mais moins élevés : Home 'Clair Foyer' à Gryon en Suisse (352.300 FrB), Home 'Les Cailloux' à Uccle (162.940 FrB), Home 'Rosario' à Biévène (191.759 FrB), Home 'Miraval' à Boitsfort (82.886 FrB), Home de Berchem (203.630 FrB), Home 'Les Hirondelles' (86.632 FrB) et Home 'Alpina' à Villars-sur-Ollon en Suisse (142.750 FrB).

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    1.2016 © Monique D'haeyere

    Collection | DE MOL Jacques, LAMBION Renée, PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1383 | Un avion dans le lac

    1383. Un avion dans le lac JUnkers JU188.jpg

    11 décembre 1943 - « L'avion dans le Lac » fait partie du souvenir collectif sans que pour autant le public soit bien certain de la réalité du fait, de son importance, de la nationalité de l'appareil, et si la plupart s'accordent sur l'époque, « fin 1943 », plus de précisions sont rarement accessibles. Beaucoup de bruits et de « vérités » ont circulé concernant cet épisode de la Seconde Guerre mondiale. Certains ont évoqué un combat aérien au-dessus du plan d'eau, combat se terminant par la chute d'un Supermarine Spitfire dans les flots. Une autre version parle d'un transport trimoteur du type Junkers JU 52, une troisième, sous l'influence des lieux peut-être, d'un hydravion. L'ouverture des archives militaires chez les participants au conflit a permis d'éclaircir ce point qui fait aujourd'hui partie de notre histoire locale. Les recherches du côté des avions perdus par la RAF ne font apparaître aucune perte compatible avec un crash dans le Lac de Genval durant la période considérée, par contre, les archives allemandes sont plus explicites. Elles mentionnent la perte de 8 appareils en décembre 1943 dont un Junker JU 188, tombé dans le Lac de Genval le 11 décembre de cette année. Elles font état aussi de la mort des quatre membres d'équipage.

    A cette époque, fin 1943, la guerre est à un tournant. L'offensive aérienne alliée contre le Ille Reich monte en puissance, Rommel a perdu la campagne d'Afrique depuis mai, l'Italie a capitulé, les Russes sont à l'offensive dans la bataille de Koursk et le Dr Goebbels manque de faits glorieux pour sa propagande. Hitler ordonna donc une offensive aérienne contre Londres, le sud de l'Angleterre, et le trafic maritime dans la Manche. L'opération, baptisée « Steinbock » par la Luftwaffe et « Baby Blitz » par les Anglais, débuta en décembre 1943 et, bien que menée par un petit nombre de bombardiers et chasseurs-bombardiers, ces raids immobilisèrent de gros moyens de défense du côté britannique. Ces escadres de bombardement (Kampfgeschwader) étaient équipées en parts sensiblement égales de Junkers JU88 et des dernières versions du Dornier DO 217. Au début de l'année 1943, la firme Junkers avait sorti un dérivé très amélioré de son JU88, rebaptisé JU 188, dont le prototype vola dès janvier. La première version, entrée en service au mois de mai fut basée dans le nord de la France. Ces appareils différenciaient cependant du prototype initial JU 188A par des moteurs d'une puissance de près de 10 % inférieure aux moteurs prévus, en retard de développement. Le premier raid au dessus de l'Angleterre eut lieu le 20 octobre 1943 et les nouveaux appareils JU 188 furent employés dans des missions d'éclaireurs et de marquage d'objectifs pour les bombardiers des escadres.

    Le samedi 11 décembre 1943, le JU 188 du IIIGruppe KG6 s'abat dans le Lac de Genval.

    Que s'est-il passé ? Parmi les scénarios possibles figure un éventuel vol de liaison entre sa base du nord de la France, ou de Chièvres, vers Melsbroeck où était basé le Stab KG6 (Etat-major). Il y aurait eu un gros problème technique entraînant une explosion à bord et tentative d'évacuation de l'équipage de l'appareil désemparé. Un témoin oculaire atteste qu'un aviateur a été retrouvé mort accroché par son parachute dans un arbre de la Villa Béatrix (La Fée du Lac) au coin de l'avenue du Théâtre. Deux autres membres de l'équipage sont restés coincés dans l'habitacle et nous ignorons les circonstances de la mort du quatrième. Un riverain de l'époque affirme avoir retrouvé un gant appartenant à l'un des occupants. Ce qui est certain, c'est que les quatre membres de l'équipage sont enterrés au cimetière allemand de Lommel. Ils avaient pour nom : Feldwebel Spech F. (pilote), Feldwebel Bock F. (mitrailleur), Feldwebel Kols W. (mitrailleur), Unteroffizier Mass W. (radio-mitrailleur). La partie avant de l'avion est tombée à environ 25 m de l'actuel piétonnier, au large du mur de la propriété Rossel. Des éléments de moteur, dont des têtes de cylindres, ont été extraites à cet endroit lors du dragage du lac en juin 1975. La partie arrière du fuselage serait tombée plus près du débouché de l'avenue du Théâtre, voire même au-delà, et dépassait de la surface. Dans les jours qui suivirent, les Allemands isolèrent la zone et retirèrent des eaux tout ce qui était accessible, peut-être en baissant partiellement le niveau du Lac mais ce dernier détail reste incertain.

    CERCLE D'HISTOIRE DE RIXENSART | CORYN Michel, Genval-les-Eaux et la Luftwaffe, 2004

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    PHOTO | Bundesarchiv Bild 146-1989-039-18A, Flugzeug Junkers JU188

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1216 | Marcel Tilquin (1903-1943)

    Fusillés et résistants rixensartois morts en service recommandé.jpgRésistant durant la Seconde guerre mondiale, Marcel Tilquin fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk, parce qu'il "transportait et détenait des armes" (I, p. 90) (*). Né à Rixensart le 7 février 1903, il y fut commerçant.

    Une avenue de Rixensart porte son nom.

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    (*) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1178 | Robert Bladt

    18.2 Robert Bladt Avis mortuaire - 1.jpg18 février 2014 - "Il s'est battu pour notre liberté. Ne l'oublions pas". Souvenir mortuaire de Robert Bladt, né à Neder-over-Hembeek le 14 mai 1919, † à Woluwé-Saint-Lambert le 18 février 2014, veuf de Louisa Devillé.

    Pilote de chasse et fondateur de la Patrouille des Diables Rouges, Robert Bladt, dit 'Bobby', fut Rixensartois par adoption, ayant habité avenue Reine Elisabeth à Rixensart.

    + INFOS | Robert Bladt > notices 350, 984 et 1051 

    Collection | BLADT Annie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1153 | Albert Croy

    20140508. CROY Albert.jpgNé à Genval le 13 août 1917, Albert Croy fut électricien aux Papeteries de Genval, résistant.

    "Son frère, Ernest, avait été assassiné à Genval, par un Allemand, agent des chemins de fer. Ce dernier avait traîné le corps sur la voie pour le faire déchiqueter et accréditer l’accident. Par vengeance, Albert s’engagea dans la résistance.

    Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité" (I, p.140).

    Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    La rue reliant l'avenue Franklin Roosevelt à Rochemur (Patch) porte son nom. 

     

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1133 | Edouard Dereume (1920-1943)

    20140508. DEREUME Edouard.jpgNé à Bruxelles le 20 novembre 1920, Edouard Dereume habitait « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres (1). Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144).

    Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    La rue reliant la Colline du Glain à Rochemur (Patch) porte son nom.

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    (1) fusillés rixensartois

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1063 | André Collart (1924-1944)

    X1 20140903 André COLLART.jpgCollart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944.

    Sur la carte de deuil, son père écrivit : "Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu'au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi".

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1048 | Marcel Ladrière

    rixensart,fusillés,sentiers,papeteries,ladrière marcel,1940-1945Né à Jumet le 21 juin 1907, Marcel Ladrière combattit en 1940. Il fut employé aux Papeteries de Genval et épousa Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (2).

    Le Conservateur du Museum Kamp van Beverlo, Sylvain Weuts, précise que Marcel Ladrière fit parti de l’Armée Secrète, et de la résistance secrète du 1er janvier 1941 au 6 janvier 1943.

    Accompagné de Patrick Cannaerts (3), Etienne Bies s’est rendu en février 2014 au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold) sur le lieu où Marcel Ladrière fut fusillé (tombe n° 165). « Entre 1945 et 1947, les corps des fusillés ont été déterrés. Certains ont été transférés vers la Citadelle de Liège ou vers le cimetière militaire de Leopoldsburg, d’autres vers leur village d’origine. Le corps de Marcel Ladrière ne se trouve ni à Liège, ni au cimetière militaire de Leopoldsburg ». On peut présumer que le corps de Marcel Ladrière fut transféré à Rixensart (voir photo RR …)

    Le sentier reliant l'avenue des Combattants (Genval) à la Vallée de la Lasne porte son nom.

    rixensart,fusillés,papeteries,ladrière marcel,1940-1945Monument van de Weerstand (Gemeentebos à Hechtel, Leopoldsburg)

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    (1) cfr Souvenir pieux
    (2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)
    (3) montage photos 2.2014 © Patrick Cannaerts

    Collection | BIES Etienne Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1044 | Leur Abri

    rixensart,bourgeois,leur abri

    "En 1928, la société coopérative 'La Maison du Peuple' achète la propriété pour permettre à ses membres de prendre des vacances. Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa cette quiétude et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (1).

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    (1) Si Bourgeois m’était conté …, éd. Cercle d'Histoire de Rixensart

    Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 984 | Lieutenant-colonel aviateur Robert Bladt

    Robert 'Bobby' Bladt collection Yvan Duwelz) Fairey Firefly IIm.jpgPilote de chasse et fondateur de la Patrouille des Diables Rouges, Robert Bladt, dit 'Bobby', fut Rixensartois par adoption, ayant habité avenue Reine Elisabeth à Rixensart.

    Né le 14 mai 1919 à Neder–over–Heembeek, il entra le 1er juin 1939 à l’école de pilotage de Wevelgem (81ème promotion)(1), vola sur Avro 504, fut breveté le 15 mai 1940 et affecté à Nivelles (2). Évacué en France, 'Bobby' fit son premier solo, sur Fiat, à Chartres. Le 20 mai, il se trouva à Montpellier. Il convoya ainsi des Fiat à Bordeaux et Toulon.

    Il revint, en Belgique, le 25 août 1940. Marié à Louisa Devillé, il habita Nivelles et travailla, comme son père fonctionnaire, à la direction du roulage.

    Accompagné d’autres frères d’armes, il partit le 25 mai 1942 pour rejoindre le Royaume–Uni, afin de continuer la lutte. Ils traversèrent la France via Nancy, la forêt de Chaux, Toulouse jusqu’à Perpignan, franchirent les Pyrénées et rejoignirent Gibraltar, d’où était coordonné l’Opération Torch : le débarquement des Alliés en Afrique du Nord française en novembre 1942. Ils profitèrent d’un Dakota qui les amena en Cornouailles. Après avoir suivi une période d'entraînement, 'Bobby' fut affecté le 8 juin 1943 au 350 'Belgian' Squadron à Houston, puis à Digby.

    Selon Albert De Cock (3), le 23 janvier 1945, il fit partie d'une formation de trois Spitfires, quand il vit que l'appareil du Sergent aviateur Robert 'Bob Le Teuton' Huens fut touché par la 'Flak' (défense antiaérienne allemande). Robert Bladt, qui le suivait, pensa qu'il avait été tué sur le coup. L'avion de Robert Huens s'abattit à Heckhalenfeld, près de la frontière belge (> voir notice Rétro Rixensart 350 consacrée au Rixensartois Robert Huens).

    rixensart,personnalités,350 belgian squadron,r.a.f.,royal air force,spitfire,pilote de chasse,1940-1945L'Escadrille : le 350 'Belgian' Squadron de la Royal Air Force                        L'équipe de football du 'Three-Five-O' (5)

    Peu après l’arrivée des premiers avions à réaction au sein de la Force Aérienne belge, une équipe acrobatique sur Gloster Meteor F8 fut formée, dirigée par le Major Aviateur Robert 'Bobby' Bladt, alors Commandant de la 350ème Escadrille de Chasse. Volant dès 1957 sur Hunter F9, les Acrobobs Boys ou Acrobobs furent officiellement baptisés début 1959 ‘Diables Rouges’. 'Bobby' Bladt en fut le premier leader jusqu’en 1960 (4).

    Ce vétéran de la Royal Air Force et fondateur de la Patrouille des Diables Rouges fut décoré de la Légion d’Honneur, et s’éteignit à Woluwé-Saint-Lambert, le 18 février 2014.

    > plus d’infos : http://www.sbap.be/events/2014/006bobby2014/006bobby2014.htm

    > voir également son frère d'armes Sergent aviateur Robert Huens (photos et notice Rétro Rixensart 350)

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    (1) d’après un texte original d’André Bar (Musée Royal de l’Armée et d’Histoire militaire)
    (2) à la 3ème escadrille du IIème groupe du 2ème régiment de l’Aéronautique Militaire belge (3/II/2 Aé, les « Cocottes rouges »)
    (3) DE COCK Albert, L'Adjudant-Aviateur Robert Huens, in Chroniques du Cercle d'Histoire de Rixensart, n° 19 d'août 1994, p. 3 à 5.
    (4) NEMRY Serge, 55 ans de Diables Rouges, janvier 2013

    (5) légendes et sources iconographiques | photo 1 : Robert 'Bobby' Bladt devant son Fairey Firefly IIM (album d'Yves Duwelz / collection André Bar - Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire de Bruxelles - Section Air et Espace)  | photos 2 et 3 : toute l'escadrille 350 'Belgian' Squadron de la R.A.F. et l'équipe de football (deuxième à partir de la gauche : Robert Bladt; neuvième à partir de la gauche : Robert Huens) (album de feu le Lieutenant-Général Aviateur e.r. Baron Michel 'Mike' Donnet D.F.C. / collection André Bar - Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire de Bruxelles - Section Air et Espace)
    (6) notice rédigée et illustrée en collaboration avec Mehdi Schneyders

    Collection | MUSÉE ROYAL de L'ARMÉE, SCHNEYDERS Mehdi Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 973 | Alexandre Ancart

    G52 Alexandre Ancart 1943 c Etienne Bies.jpgNé à Cortil-Noirmont le 16 mars 1902, Alexandre Ancart, époux de Léonie Van Niemmen, fut combattant de la guerre 1940, ex-prisonnier de guerre et membre de l’Armée blanche.

    Pour avoir transporté des armes, il fut brutalement arrêté par la Gestapo à Genval le 16 décembre 1942 et fusillé à Bourg-Léopold le 6 janvier 1943 (1).

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    G52G. Montage Camp de prisonniers à Bourg-Léopold.jpg

    Légende des quatre photos datant de 1945 (collection Etienne Bies) : Camp de prisonniers à Bourg-Léopold,  intérieur d'un baraquement pour prisonniers à Bourg-Léopold, lieu d'exécution au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold), cimetière des fusillés au Gemeentebos à Hechtel.

    Collection | BIES Etienne Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 774 | Square de la Résistance

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    Cette stèle se trouve square de la Résistance à Rixensart. Elle porte l'inscription "1940-1945 12me ET 15me BATAILLON DE FUSILIERS RESISTANCE LIBERTE PAIX". 

    « La frondaison des arbres vous cache les ailes du vieux moulin », c’est le message lancé le 1er juin 1944 par la BBC (1), ‘le’ signal qu’attendait l’Armée Secrète pour entrer en action en Belgique. Le gouvernement belge «avait prévu de lever sur les territoires libérés des troupes qui, après une formation accélérée, seraient mises à la disposition des commandements britannique et américain», écrit Paul Gennart (2). En effet, «depuis plusieurs années, les esprits étaient préparés à répondre à une telle éventualité (...), les mouvements de résistance à l’occupant étant alimentés par l'afflux dans la clandestinité de travailleurs requis par les Allemands pour remplacer dans leur pays les ouvriers mobilisés (...). 53.700 volontaires de guerre furent recrutés en 1944 et 1945».

    Dès la Libération, des bataillons de Fusiliers (3) furent donc constitués qui, « après une instruction accélérée, furent mis à la disposition des Alliés (…) pour sécuriser les vastes régions non explorées par les blindés américains. Nettoyage de bois et capture de prisonniers sont leur tâche quotidienne », écrit Pierre Bachy (4).

    Parmi ces bataillons belges figuraient les 12e et 15e Bataillons de Fusiliers. Le premier fut créé le 11 décembre 1944 à Charleroi et affecté à la 1ère Armée américaine. Quant au second, il se forma le 12 janvier 1945 à Champion et fut affecté à la 9ème Armée américaine.

    Notons un épisode que certains Rixensartois devraient se rappeler. Fin août 1945, la mission en Allemagne d’un autre bataillon de Fusiliers, le 20e, toucha à sa fin. Cette unité fut relevée le 9 septembre 1945 dans la région d’Oderberg, sur la rive droite du Rhin par la 2e Brigade «Yser» et rentra en Belgique. "Ce 20e Bataillon de Fusiliers fut cantonné dans le Brabant Wallon : l'Etat Major et les 4e et 5e Compagnies à Genval, les autres compagnies à La Hulpe, Rixensart et Bourgeois pour instruction à la «Battle School». On y forma les premiers sergents. (...). Le 5 novembre 1945, le 20e Bataillon fit mouvement vers Bruxelles, à la caserne Saint-Jean, boulevard du Botanique, où il fut notamment chargé de la garde du Palais Royal" (4). Ce bataillon fut dissout le 8 décembre 1945.

    Quant aux 12e et 15e Bataillons de Fusiliers, ils furent dissouts le 10 octobre 1945 et le 28 février 1946.

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    (1) BERNARD Henri, L’armée secrète 1940-1944, UFAS, Ed. Duculot, Gembloux, septembre 1986, p. 94 et 183
    (2) GENNART Paul, Les volontaires de guerre belges de la Libération 
    (3) Un bataillon de Fusiliers comprenait un état-major, une compagnie d’état-major et cinq compagnies de fusiliers. Les bataillons de Fusiliers étaient intégrés par trois dans une Brigade et étaient placés sous contrôle opérationnel des Alliés. Chaque bataillon était composé de 801 hommes (28 officiers, dont 1 aumônier, 104 sous-officiers et 669 caporaux et soldats).
    (4) BACHY Pierre, Le 20e Bataillon de Fusiliers

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    2012 © Christian Petit

    Collection | PETIT Christian Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 676 | Jean Herman

    rixensart,résistance,seconde guerre mondiale,monuments,avenue jean hermantA Rixensart, l’avenue Jean Hermant (sic) est nommée en mémoire à un résistant rixensartois mort à Lingen (Allemagne) pendant la Seconde Guerre mondiale. Sur le Monument aux Morts dédié aux fusillés et résistants rixensartois (*) son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).

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    (*) dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut

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  • 641 | Monument des Fusillés et des Résistants

    845. Cimetière de Rixensart Monument aux Morts 4.2012 © Eric de Séjournet.JPG

    Monument des Fusillés et des Résistants rixensartois (cimetière de Rixensart)

    8 mai 1945 : fin de la guerre en Europe et découverte des camps d’extermination et de concentration : c’est l’horreur ! Horreur encore fort heureusement rappelée aujourd’hui, écrit le colonel BEM L. Dubuisson dans le Rixensart Info de mai 2006 (1).

    Mais force est de constater que, dans notre pays, l’impérieux travail de mémoire néglige de plus en plus - en particulier le 8 mai - l’engagement de nos compatriotes qui ont contribué à la défaite de l’Allemagne et, de ce fait, à la libération des camps.

    Il faut rappeler que de très nombreux jeunes belges - dont des Rixensartois - ont contribué à la défense du pays, à sa libération et à la victoire finale. Que leur contribution paraisse modeste comparée à celles de grandes armées alliées n’enlève rien à la valeur de leur engagement qui mérite d’être évoqué auprès des jeunes et ... des moins jeunes d’aujourd’hui.

    Ces compatriotes civils et militaires ont servi le pays de bien différentes façons et en de nombreux endroits. En voici une liste non exhaustive.

    Lors de la bataille de Belgique en 1940, l’Armée belge a eu plus de 6.000 morts et 40.000 blessés en dix-huit jours de combat et il n’est pas inutile de rappeler que sa résistance sur la Lys a fortement contribué à la réussite du rembarquement à Dunkerque du Corps expéditionnaire britannique qui fut le noyau de l’armée britannique de libération.

    On ne peut oublier ceux qui ont agi dans la résistance : services de renseignement, sabotage, résistance armée, cheminots, postiers, chaînes d’évasion, évadés, etc.

    Des compatriotes ont servi dans la Royal Navy, la marine marchande, la brigade Piron, la Royal Air Force et la Force publique du Congo. Ils ont combattu dans l’Atlantique, en Afrique, en Grande Bretagne, en Normandie, en Italie, ... A la Libération, environ 54.000 jeunes se sont portés volontaires de guerre. On ne peut laisser tomber dans l’oubli toutes ces valeurs d’engagement et tout spécialement le 8 mai.

    Cimetière de Rixensart 4.2013 © Christian Petit.2013 © Christian Petit.JPG

    Pelouse d'honneur 2013 © Christian Petit

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    (1) DUBUISSON L., Colonel BEM, in Rixensart Info n° 217 de mai 2006

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 605 | Joseph Desmet

     3 9 mars 1945 - Joseph Desmet c Dominique Delbrassinne-1.jpg

    9 mars 1945 – ‘Cette carte fut offerte par la famille Desmet de Genval, à mes grands-parents, Emile et Léontine Delbrassinne qui avaient assisté à un hommage en souvenir de Joseph Desmet, mort dans le camp allemand de Neuengamme, le 9 mars 1945. C'était un grand résistant’, raconte Dominique Delbrassinne.

    genval,guerres,neuengamme,joseph desmetCette image commémorative est accompagnée au verso de la ‘Ballade de celui qui chanta dans les supplices’ (*). Ecrit par Louis Aragon, ce poème rend hommage aux résistants de la Seconde Guerre mondiale.

    Une rue parallèle à l'avenue Gevaert lui est dédiée. 

    Le Cercle d’Histoire de Rixensart confirme que 'la veuve de Joseph Desmet, Carina Lignier, fut nommée bourgmestre de Genval de 1967 à 1970’. Elle habitait au 132 de l’avenue Gevaert (**).

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    (*) Cliquez sur le poème

    (**) Tout connaître sur Genval (Tourisme, Industrie, Commerce), 1966

    Collection | DELBRASSINNE Dominique Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 562 | Robert Boisacq (1904-1943)

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    Robert Boisacq naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (I, p 74), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

    Après la guerre, la commune modifia le nom de la rue du Pont en rue Robert Boisacq.

    "Sa veuve Louisa Flémal continua l'exploitation de la droguerie, avenue de Merode, à l'endroit où se trouve le coiffeur Symens", y ajoute encore Jean-Claude Renier.

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    Variante

     

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    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 373 | Cérémonies du V-Day

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    10 mai 1945 - Cérémonies du V-Day sur la Place communale de Genval devant le Monument aux Morts. 

    "Pour le cinquième anniversaire de l'envahissement du pays, une manifestation patriotique rassemble (...) les édiles communaux, les membres de l'Armée Secrète, du Front de l'Indépendance, du Mouvement National Belge, les familles des victimes et ceux qui attendent encore un absent, des représentants des troupes britanniques, des jeunes filles habillées aux couleurs des alliés" (1).

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    (1) CERCLE D'HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d'histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques N° 36, septembre 2008.

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 350 | Sergent aviateur Robert Huens

    rixensart,aviateur huens,350 belgian squadron,spitfire,pilote de chasse,1940-194523 janvier 1945 - Le Sergent aviateur Robert Huens fut « abattu par la 'Flak' (défense antiaérienne allemande) à Heckhalenfeld, près de la frontière belge, le 23 janvier 1945. II avait 25 ans », raconte Paul Buffin (I).

    Né à Rixensart le 12 septembre 1919, Robert Huens était déjà membre de l’Aéronautique Militaire belge avant le début de la Seconde Guerre mondiale. En effet, élève-pilote appartenant à la ‘78e Promotion 01.09.1938 à Wevelghem’, il obtint le brevet élémentaire le 15 mai 1939 et le 18 août de la même année, le brevet militaire. En septembre 1939, il fut affecté à la 6/3/2Aé. "La 2Aé, c’est la chasse avec douze ‘Hurricanes’ et des moins modernes, les ‘Gladiators’ et les Fiat. Ses terrains se situent à Schaffen et à Nivelles" (1).

    Le 10 mai 1940, il fut envoyé du Zoute à Vissenaeken (2) et subit le 13 mai suivant le bombardement de Vissenaeken. Il se replia sur Moerbeke-Waes. Le 14 mai, il fut détaché en renfort au 3 Aé à Aeltre, et le 18 du même mois il partit en France rejoindre le 2Aé à Frejorgues (Montpellier).

    On sait également que Robert Huens rejoignit la Grande-Bretagne et qu’il fut incorporé à la Royal Air Force (matricule RAF 1899804) le 29 juillet 1943. A partir du 7 août 1943, il suivit une formation de pilote de chasse au R.A.F. College de Cranwell. On le retrouva le 31 janvier 1944 à la 5 (Pilot) Advanced Flying Unit à Ternhill. Dès le 3 avril 1944, ‘Bob’ compléta son entraînement à la 53 Operational Training Unit, basée à Kirton-in-Lindsey. Le 12 juin 1944, il fut affecté au 350 "Belgian" Squadron de la R.A.F., la célèbre escadrille belge sur Spitfire, qui opéra depuis Westhampnett dans le West-Sussex. Dès août 1944, de nombreux pilotes du « Three - Five - O » se distinguèrent en détruisant également de nombreuses bombes volantes V1.

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    Les pilotes du 350 'Belgian' Squadron de la Royal Air Force et un Spitfire Mark XIV                             'Bob le Teuton'

    En décembre 1944, l’escadrille déménagea en Belgique et fournit des patrouilles offensives pendant la Bataille des Ardennes. Lors d’une mission de reconnaissance (‘armed recce’), ‘Bob’ Huens, surnommé ‘Le Teuton’ par ses collègues pilotes, fut abattu le 23 janvier 1945 sur Spitfire Mk XIV n° NH711 par la défense anti-aérienne allemande, près de Saint-Vith.

    Selon Albert De Cock (3) "il se trouvait au centre d'une formation de trois Spitfires, quand son appareil fut touché par la flak au cours d'une mission de mitraillage d'une colonne allemande en retraite. Robert Bladt (4), qui le suivait, pense qu'il a été tué sur le coup. Son avion s'abat à Heckhalenfeld, près de la frontière belge. La famille est avisée que 'son appareil a été abattu et qu'on espère qu'il ne lui est arrivé d'autre malheur que d'être fait prisonnier'. L'Ambassade belge à Londres a été informée de la mort de Robert Huens, en vue de prévenir les proches, mais elle ne donne pas suite et la famille est laissée dans l'attente et l'incertitude".

    "C'est le 28 février 1946 seulement que les siens seront officiellement avisés du 'décès présumé' de Robert. La certitude n'en sera acquise qu'en mai 1947 grâce à l'intervention à Londres du comte de Laurens, chez qui Robert avait séjourné à Castelnaudary en 1942, mais l'avis officiel du Ministère de la Défense Nationale ne parviendra à la famille que le 27 novembre 1948 ! Le père de Robert se rendit sur la tombe de son fils, à Heckhalenfeld, et la trouva entretenue et fleurie par la femme du Bourgmestre de l'endroit, une maman qui espèra qu'on en aura fait autant pour ses deux fils disparus sur le front de l'Est. Après que les Anglais eurent regroupés les corps de leurs soldats tombés en Allemagne, autorisation fut donnée de rapatrier Robert Huens en Belgique".

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    Les funérailles religieuses et l'inhumation dans le caveau de famille à Rixensart eurent lieu le 18 avril 1949. Les honneurs militaires lui furent rendus par un détachement de la Force Aérienne belge (5).

    "Le 18 juin 1949, le Conseil communal de Rixensart décida de dénommer 'Rue Aviateur Huens' la partie de la rue de la Station comprise entre le pont du chemin de fer et la place Jefferys. Robert Huens était né au numéro 8 de la rue qui porte son nom" (4).

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    (1) LEVO Jean-Marie, Les sacrifiés du Canal Albert

    (2) DILLIEN André, Promotions de pilotes militaires belges, Bruxelles, 2005-2010

    (3) Robert Bladt, pilote de chasse et fondateur de la Patrouille des Diables Rouges, Rixensartois d'adoption

    (4) DE COCK Albert, L'Adjudant-Aviateur Robert Huens, in Chroniques du Cercle d'Histoire de Rixensart, n° 19 d'août 1994, p. 3 à 5.

    (5) légendes et sources iconographiques | photo 1 : Sergent aviateur Robert 'Bob Le Teuton' Huens (album de feu Gaston Wardemer, propriétaire durant la guerre du restaurant belge 'Chez Gaston', à Londres / collection André Bar - Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire de Bruxelles - Section Air et Espace) | photo 2 : Pilotes de la 350 'Belgian' Squadron de la R.A.F. et un Spitfire Mark XIV (album de feu le Lieutenant-Général Aviateur e.r. Baron Michel "Mike" Donnet D.F.C. collection André Bar - Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire de Bruxelles - Section Air et Espace) | photo 3 : Robert Huens, assis dans l’habitacle d’un Spitfire Mk V (album de feu Arthur Patiny collection André Bar - Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire de Bruxelles - Section Air et Espace) | photos 4 et 5 : cérémonies en la Maison communale de Rixensart et en l'église Sainte-Croix à Rixensart (collection Cercle d'Histoire de Rixensart)

    (6) notice Rétro Rixensart 350 corrigée par Mehdi Schneyders (voir 'Commentaires')

    Collection | MUSÉE ROYAL de L'ARMÉE, SCHNEYDERS Mehdi Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 323 | V1

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    26 janvier 1945 - Imprimerie Delbrassine, touchée par un V1 (avenue Gevaert).

    "A 3 ½ h. du matin par un affreux temps de neige un V1 désemparé venant de la direction du Nord tombe avenue Gevaert à 200 mètres de l’église. Deux maisons sont entièrement détruites; beaucoup sont endommagées. A l’église le maître autel en marbre a été un peu ébranlé, les fenêtres des fonts baptismaux et des sacristies sont abîmées. Aucune personne n’a été tuée ni blessée", consigne Adrien Tonnet, curé de Genval, dans sa monographie (p 73).

    "Je me souviens, - j’étais un gamin de six ans", raconte Daniel Alost (1). "A cet âge on apprend vite. Rien qu’au bruit des moteurs, on pouvait déjà identifier quels types d’avions ou bombardiers survolaient Genval. Ils faisaient l’aller-retour vers et de l’Allemagne. Dans la nuit du 25 au 26 janvier, nous n’avons pas fermé l’œil, car en plus des avions alliés, Genval était survolé par des V1, ces terribles bombes volantes qui terrifiaient la population. On écoutait attentivement le bruit caractéristique de ces engins, car tant qu’il ronronnait … Puis, cette nuit-là, j’ai entendu un V1 qui commençait à toussoter … puis le moteur s’est arrêté. Mon père nous a crié de sa chambre : « Tous sous les couvertures ! » En chutant, le V1 siffle … terrifiant … il est tombé avenue Gevaert à quelques dizaines de mètres de notre maison, avenue des Combattants. Puis il y eu le souffle … heureusement sans suite pour notre famille".

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    (1) Membre du Cercle d’Histoire de Rixensart

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017