rixensart

  • Café A la Belle Vue

    171110 Café A la Belle Vue F. Delaby entrepreneur.jpg

    Café A la Belle Vue à Rixensart

    C'est la première maison à gauche en entrant par le haut de la rue de l’Institut. Au-dessus de la porte d'entrée de cet établissement, une pancarte indique 'F. DELABY Entrepreneur'.

    Jeanine Debroux se souvient de l'épicerie qui a succédé à ce café. Dans les années '50, on y achetait des bonbons chez 'Bertha Pirou' ... en passant pour aller à l'école. Bertha 'Pirou', - peut-être son surnom, était la maman de la patronne du magasin 'Le bonheur des Dames' qui se situait à l'angle de l'avenue de Merode où se trouve actuellement la banque BNP Paribas.

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    Rue de l'Institut © Google Street

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs

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    1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys

    Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l'emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés et de la rue de l’Institut à Rixensart.

    En 1956, lors de l'aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l'entrée de la rue de l'Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

    L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-ton, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (1).

    La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

     

    rixensart,place jefferys,chapelles,institut 2009 | Entrée de la chapelle
    Photo © Berna de Wilde d'Estmael

    Aujourd’hui, cette chapelle à chambre est entourée d’arbres et de feuillages. On accède à la chapelle par quatre marches en dalles et petit parvis. Un portail en pierres de taille blanches est surmonté de la pierre d’angle portant la date : MCMXXXV, soit 1935.

    L’ensemble est en briques rouges. Une grande porte blanche s'ouvre par deux battants, munis chacun d’une petite vitre protégée par un grillage. Au-dessus du pignon percé d’un oeil-de-boeuf, on remarque une belle croix grecque en pierre bleue.

    La chapelle est entretenue par les paroissiens. Elle a un bel aspect architectural dans son cadre de verdure, mais tend à disparaître sous celle-ci. Le chapelet y est récité régulièrement. Fleurs et ex-voto ornent le lieu (1).

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    2014 | Pieta
    Photo © Cedric Muscat

    À l'intérieur, une ‘pieta’ est posée sur l'autel, sur le bord duquel on peut lire une inscription : « Vous qui passez, voyez s’il est une douleur semblable à la mienne ». Un buste en plâtre du Sacré-Coeur est également déposé sur l’autel et un médaillon en bois de la Vierge, accroché au mur (1).

    __________
    (1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 43 et 44, 2000

  • Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert

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    Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert
    coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

    ... à l’angle de l'actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

     

    1210. Vue 360° depuis Le Clair Logis (Notre Maison) avenue Marchal 1973-1978 © Jacques Pigeon.jpg

    1973/1978 | Vue panoramique
    depuis un des blocs d'appartements sociaux 'Le Clair Logis'
    (aujourd'hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal
    coll. J. Pigeon

    Cette photo montre clairement à l'avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l'ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l'avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

    Quant à Paul Buffin (I), il rappelle qu'à l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (...). Des marnières (2) furent exploitées jadis sur ce site (...). Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement.

    __________
    (1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996
    (2) Ces marnières sont aussi appelées 'trous à marne' ou 'puits à marne' (...). La "marne" était employée localement pour l'amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu'il s'agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d'où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d'eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d'affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d'eau ou d'égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)

    Légende photo

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    avril 1989 | Avenue Georges Marchal
    Photo © Jean-Claude Renier

    On se souviendra que le tracé du tram vicinal reliant Braine-l'Alleud et Wavre passait par ici. A gauche, les Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert situés à l’angle de la rue Boisacq et de l’avenue Marchal à Rixensart. La présence d'une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

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                                                                                              4.2014 © Monique D'haeyere 

    Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine


    1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart
    Photo © Hommes et Patrimoine

    A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d'arbres on distingue l'avenue Georges Marchal, qui fut l'ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

    Rue Robert Boisacq © Hommes et Patrimoine

    1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart
    Photo © Hommes et Patrimoine

    Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire. En C1, les habitations sociales Le Clair Logis (aujourd'hui Notre Maison).

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    4.2014 © Monique D'haeyere

    Collection | HOMMES et PATRIMOINE, PIGEON J., RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Visites royales, rencontres privilégiées

    2007. 29 juin 1937 Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart © Bernard Collin Archives de Merode Trélon (via Joël Danlou).jpg

    29 juin 1937 | Le Roi Léopold III à Rixensart
    coll. Bernard Collin

    Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart. A gauche sur la photo, le Premier Ministre belge Paul van Zeeland. A droite, le prince Paul Ghislain Félix de Merode.

    « D’abord fixée au 16 juin 1937, la visite du roi Léopold III est reportée au 29 juin à cause de l’incendie de l’église (1). Le roi, invité par la princesse de Merode à une garden-party, fut acclamé à sa sortie par de nombreux villageois et les enfants des écoles agitant des drapeaux tricolores. Les édiles communaux et les représentants des principaux groupements ou associations de la commune participaient à cette visite royale. Quelles qu’aient été leurs opinions politiques ou religieuses, les invités à cette auguste rencontre s’en flattèrent et le firent bien savoir aux moindres de leurs amis et connaissances » (2).

     

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    (1) église Sainte-Croix
    (2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, pp. 23 et 24, 1996

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    Collection | COLLIN Bernard, de WALQUE Vivien, JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Monument des Combattants

    Monument aux Morts inauguration à Rixensart c Ugent.jpg

    1924 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent

    A l’angle de l’ancienne voie du tram et de la rue de la Gare, avait été érigé en 1924 le Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 (1).

    Dans un bref compte-rendu paru dans la presse locale, on apprit à propos de la cérémonie d’inauguration : La coquette cité brabançonne de Rixensart a inauguré, dimanche, ce monument à ses quatorze héros morts pour la patrie. Il y eut cortège, discours, cantate, appel des morts. Une couronne fut déposée au nom du Roi.

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    (1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996

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  • L'Union Musicale de Rixensart

    1938 Bal de l'Union Musicale de Rixensart Collection Robert Delbrassinne

    1938 | L'Union Musicale de Rixensart

    Photo de groupe prise lors du Bal de l'Union Musicale de Rixensart, organisé dans la salle de danse du café Le Progrès, situé rue de la Station (actuellement rue de la Gare) à hauteur du pont de chemin de fer (1).

    Datant de 1896, la vieille fanfare 'L'Union Musicale' effectua ses répétitions au café ⤷ Aux Sept Tilleuls, rue de l'Église (2).

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    (1) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007 
    (2) Les feuillets historiques N°11, D'un siècle à l'autre, mai 1997

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    Collection | DELBRASSINNE Robert Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Le pont du Vicinal, trait d'union entre Braine-l'Alleud et Wavre

    Le pont du Vicinal c Ugent.jpg

    après 1917 | Le pont du Vicinal
    coll. Universiteitsbibliotheek Gent

    Le vicinal, qui relie Braine-l’Alleud à Wavre, fait de la place de la Gare son principal arrêt à Rixensart en 1898. Un pont métallique est jeté à hauteur du n°13 de l'actuelle rue de la Gare, et franchit la profonde tranchée ferroviaire de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg.

    Le chemin de fer avait été un des éléments de progrès du siècle et le vicinal en devint le complément nécessaire. Les lignes reliant les grandes villes et desservant des localités sur leur passage avaient négligé les campagnes, le vicinal les rattacha au monde. Avec sa locomotive ferraillante et brinquebalante, ses coups de sifflet stridents, lorsque traversait les villages, ce tortillard fit bientôt partie de la vie rurale. Il régla la journée paysanne mieux que ne le faisait l’angélus et les hameaux situés hors de son parcours, furent considérés comme arriérés: ceux, chez qui le tram ne passait même pas!

    En 1917-1918, les Allemands déboulonnèrent les rails pour en récupérer l’acier (1).
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    (1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, p. 44 et 45, 1966

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    8.2016 © Monique D'haeyere

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  • Avenue Nouvelle

    Avenue Marcel Tilquin avenue Nouvelle 1920 c Francis Broche.jpg

    1920 | Avenue Nouvelle (rue Alphonse Collin)
    coll. Francis Broche

    Bordée d'ormes, l'avenue Nouvelle à Rixensart est l'actuelle rue Alphonse Collin, pour la partie située entre l'avenue Marcel Tilquin et la Place de la Vieille Taille.

    Cette belle rangée d’ormes fut décimée par la graphiose, aussi nommée ‘maladie hollandaise de l’orme’. Vraisemblablement d’origine asiatique, cette maladie fongique de cet arbre est apparue en 1919 pour la première fois aux Pays-Bas et dans le nord de la France, puis s’est développée dans toute l’Europe.

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    3.2016 © Monique D'haeyere

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    Collection | BROCHE Francis, DELVAUX Anne-Marie, RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Aux Sept Tilleuls

    2002. Café Aux Sept Tilleuls 1935 rue de l'Eglise à Rixensart c JCR Martin 0.jpg

    1935 | Café Restaurant Aux Sept Tilleuls

    Construit au cours des années vingt, le café Aux Sept Tilleuls fut tenu par les Kuyl et ensuite par Jules Martin-Verhaegen. 

    Très fréquenté, il était aussi le local de la société de musique « L’Union musicale » (1886-1940) (I). Paul Buffin raconte : "Comme chacun le sait, la musique est un bruit qui donne soif et seul un estaminet peut être le local d’une fanfare. L’équipe de football y siégea au cours des années 30. Le club avait son terrain sur une partie de l’actuel complexe sportif. Les installations assez sommaires ne comprenaient pas de vestiaires, les joueurs endossaient leurs maillots au café et descendaient ensuite, en tenue de combat, vers le terrain, à 250 mètres de là, pour jouer la partie".

    Attenant à l’Ecole de la Source, au n°34, cet établissement devint l'étude des notaires Jean-Pierre Paulus de Chatelet (de 1972 à 1976) et Pierre Paulus de Chatelet (de 1976 à 2010), et depuis 2010 celle du notaire Françoise Montfort.

    La maison suivante, appelée 'Les Buissonnets', fut "très longtemps occupée par la famille de Léopold Gilson, régisseur du prince de Merode et bourgmestre de la commune depuis 1952 jusqu’en 1970. Ensuite un home pour personnes âgées y fut créé; fin XXème, elle devint maison paroissiale" (I).

    2002B. Rue de l'Eglise 1.2016 © Monique D'haeyere.JPG 

    1.2016 © Monique D'haeyere

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Café Central

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    Café Central à Rixensart,
    à l'angle des rues Alphonse Collin et Robert Boisacq
    coll. Marc Collin

    Venant de la rue Boisacq, une procession arrive à hauteur de la Place de la Vieille Taille et remonte l'avenue de Merode. A l'arrière-plan, la rue Alphonse Collin. A gauche, les anciens établissements Pigeon et station service Esso, et au centre le Café Central (aussi dénommé Café Delpierre).

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    7.2017 © Monique D'haeyere

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    Collection | COLLIN Marc, DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Panorama

    1802. Panorama à Rixensart c JCR Martin.jpg

    avant 1925 - Très belle vue sur la rue de la Station (1) à Rixensart. De gauche à droite, on reconnaît la Villa Home Sweet Home, la Maison Jacquet et l'Hôtel de l'Yser.

    Cette photo, éditée par la "Maison Jacquet, négociant" (2), a probablement été prise à partir de terrains, situés à hauteur de l'actuelle avenue Marcel Tilquin.
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    (1) rue de la Gare à partir de 1995
    (2) "C'est là que mon arrière-grand-mère, Palmyre Jacquet-Palate tint un petit commerce pour faire vivre sa famille suite au décès inopiné de son mari, Auguste Jacquet, en gare de Rixensart le 13 juillet 1913. Il était Chef de gare et comptable des postes à Rixensart", raconte Philippe Jacquet, ancien Président de l'Espace culturel de la Pommerage asbl.

    Photo légende

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    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Le Verger

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    1914 | Villa Le Verger, rue de l'Augette à Rixensart,
    à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont.
    coll. Francis Broche 

    La rue de l’Augette, très ancienne, relie Froidmont à Bourgeois. Elle a aussi connu de nombreuses vicissitudes orthographiques, chemin de Brame en 1651, Hauzette en 1732, tienne Guéraude et Huigette en 1756, l’Hauzette en 1780, Lauzette en 1784, puis Lozette, Laugette, Logette, chemin de Renipont et, d’après Popp, chemin de Bourgeois. Une logette serait un chemin creux dont les arbres des talus se rejoignaient en formant une voûte de feuillage. Cette définition correspond bien à la rue étroite et sinueuse. L’aquarelliste Guy Bertrand y réside au n° 66 (I, p.61).

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    Collection | BROCHE Francis, CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Motocross des Ardennes brabançonnes

    1680. Motocross des Ardennes Brabançonnes Pré du Château 28 septembre 1969 © Marc Collin 1.jpg

    28 septembre 1969 - Motocross des Ardennes brabançonnes disputé dans le Pré du Château à Rixensart.

    « Avec l’automne et le mois de septembre, nous revient le motocross des Ardennes brabançonnes et sa cohorte de pilotes venant, de tous les pays, en répondant à l’appel des organisateurs. De tous les pays, oui vraiment puisque, cette année, quinze nations délégueront leurs meilleurs pilotes afin de donner la réplique aux plus fines montes belges avec Joël Robert, triple champion du monde des 250 cc à leur tête (...). Outre le champion du monde, il y a Roger De Coster, Sylvain Geboers et Jef Teeuwissen » (1).

    __________
    (1) BURNY Michel, 10ème Motocross International sur le nouveau circuit du Château, in L’Ancre (trimestriel édité par la Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart), septembre 1969.

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    Collection | COLLIN Marc, JANS Jacques Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Accueil de réfugiés français

    2005. Institut Ste Elisabeth Rixensart c Anne-Marie Delvaux.jpg

    L’Institut médico-pédagogique Dr Pierre Borremans de l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE) hébergea en 1917 des réfugiés français (1). Sur cette photo, prise en hiver, observez les enfants dessinant au sol de grandes figures, ornées de drapeaux aux couleurs françaises, britanniques et américaines. A l'arrière-plan, la grande tente blanche laisse supposer une extension pour répondre aux besoins de logement. 

    A la recherche de documents du passage de réfugiés de la commune française de Montigny-en-Gohelle à Rixensart, Rulkin Philippe (2) contacta Rétro Rixensart. En effet, le 16 avril 1917, l'Armée française lança une grande offensive en Picardie sur le ‘Chemin des Dames’. De nombreux réfugiés français furent à leur tour accueillis dans notre région et à Rixensart … en attendant un retour en France par Evian.

    A ce propos, le Cercle d’Histoire de Rixensart publia en 2014 l'information suivante (3) : « Aussi mal lotis que soient nos concitoyens, ils connaîtront plus malheureux encore au printemps de 1917. Des réfugiés issus de municipalités proches de la ligne de front dans les départements français du nord, Hénin-Liétard, St-Vaast, Anzin, Montigny en Gohelle ... seront accueillis chez nous. Certains ne seront que de passage, évacués via la Belgique et la Suisse vers des départements du sud, tels que le Gard. Du fait que les hospices ou hôpitaux de ces localités sont également vidés, on compte parmi les déplacés résidant dans nos communes, des infirmes, aveugles, amputés, grabataires, . . . qui, parfois, trouveront chez nous leur dernière demeure.  

    La commune de Genval, déjà "honorée" d'une garnison, n'hébergera pas de réfugiés mais, si l'on en croit une invitation de la ville d'Hénin-Liétard, adressée à Rosières-St-André, 17 communes belges hébergeront près de 8.000 Français. Une seconde lettre précisera que les communes de Nivelles, Waterloo, Genappe, Ittre, Virginal, Bousval, Oisquerc, La Hulpe, Wavre et Rixensart ont promis de se faire représenter à une fête du "Souvenir et de la Reconnaissance franco-belge" qu' Hénin-Liétard*organisera les 28 et 29 juin 1931.  

    Différentes listes, la plupart de 1917, existent dans les archives communales de Rixensart : des 253 rapatriés par la Suisse, des 103 personnes provenant d'un hospice, des 42 malades issus d'un hôpital, des 24 évacués décédés à Rixensart avant le 4 juillet 1917, des 343 titulaires d'une carte de contrôle .... S'y ajoutent des listes de lieux d'hébergement avec, en premiers, l'Institut Ste-Elisabeth et le patronage St-Joseph, qui abriterait 7 religieuses, 6 fillettes, 19 garçons, et 35 femmes dont 11 étrangères. De nombreuses habitations, dans tous les quartiers de la commune, sont également citées.

    Il apparaît, d'autre part, qu'en janvier 1919, 290 évacués auraient quitté l'Institut Ste-Elisabeth ».

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    (1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l'ancienne commune de Rixensart, 1996
    
(2) RULKIN Philippe (responsable du Musée municipal de Montigny-en-Gohelle, Pas-de-Calais, France), Courriel à Rétro Rixensart du 24 juin 2017.
    (3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014, p. 49 et 50.

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    10.2015 © Monique D'haeyere

    Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Café des Quatre Coins

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    1920 | Rue de la Grand’Place
    coll. Francis Broche

    Le café-pension-restaurant des Quatre Coins, tenu par A. Mayné-Delaere, domine ce carrefour de Bourgeois, à l'intersection de la chaussée de Lasne et la rue Saint-Roch. Cette dernière est traversée par la ligne vicinale. Le clocher de l'église Saint-François-Xavier apparaît derrière les maisons.

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    3.2014 © Monique D'haeyere

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    Collection | BROCHE Francis, RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1695 | Route Provinciale

    1694. Route provinciale Un groupe de Villas c Anne-Marie Delvaux.jpg

    Un groupe de villas rixensartoises, le long de la Route Provinciale.

    Paul Buffin relate l'histoire de ce tracé : "Le projet initial prévoyait, vers 1910, de relier La Hulpe à Villers-la-Ville par une route de grande communication. La gestation fut longue. Les hésitations, les délais étaient surtout d’ordre financier. La trésorerie communale espérait limiter son intervention dans un projet provincial, selon une pratique déjà éprouvée dans le passé. En 1914, le conseil communal émettait des réserves sur l’utilité de cette voie. Néanmoins les premiers travaux du tracé commencèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. La route fut déjà subsidiée de 1917 à 1920. En 1919, la commune fit un emprunt de 80.000 francs pour continuer le chantier. Quelques rails et des carcasses de wagonnets Decauville achevèrent de rouiller au fond de la Bruyère pendant les années trente. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante.

    Cependant Genval, vers 1935, avait déjà créé l’avenue Albert Ier, pavée depuis le bas de la rue de la Bruyère (Marie Pouli) jusqu’à Maubroux et les Papeteries. En 1951, le projet est repris et sera mis en oeuvre par tronçons jusqu’à la limite de la commune. La route Provinciale est devenue l’avenue du 9 Mai (1) avant d’être l’avenue John Kennedy" (I, pp. 94 et 95).

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Route Provinciale, un projet de 30 ans

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    (1) Beaucoup de Rixensartois se sont posé la question de savoir ce que représentait ce 9 Mai. Le 8, tout le monde savait qu’il s’agissait de la reddition de l’armée allemande aux alliés occidentaux. Le 10, personne n’avait oublié l’invasion du 10 mai 1940. Moins nombreux étaient ceux qui se souvenaient que la capitulation des Allemands devant les armées soviétiques était datée du 9, jour qui n’avait pas de signification majeure pour l’occident. Croire qu’il s’agissait d’une moyenne arithmétique était simpliste (I, p. 95).

    Collection | DELVAUX Anne-Marie Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1690 | Ravin du Belloy

    1690. Ravin du Belloy à Bourgeois 1921 c JCR Martin.jpg

    1921 - Beloi, Baillois ou Belloy ? Voilà une orthographe bien controversée, écrit Marcel Ginion (1). D’après certaines anciennes cartes postales, on écrivait ‘Beloi’. Pour l’administration communale, c’est ‘Baillois’. Mais d’après les historiens, dont feu M. Monefeld - l’orthographe exacte est ‘Belloy’, c’est aussi l’avis de nombreux anciens du Bourgeois.

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    (1) GINION Marcel, D'un siècle à l'autre, in Les feuillets historiques N°11, mai 1997

    Collection | RENIER Jean-Claude Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1686 | Arrêt Choppe

    Arrêt Shoppe à la limite de Rixensart début années 60 B c CHR.jpg

    1960 - Arrêt Choppe à Bourgeois. 

    Le lieu-dit 'Le tienne choppe' (1) se trouve entre le Quai du Tram et la chaussée de Lasne à Bourgeois. « S’y trouvait un estaminet, chez Choppe, qui permettait aux charretiers de se désaltérer afin, disaient-ils, de laisser souffler les chevaux » (I, p.122)

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    (1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
    (2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

    Collection | CERCLE d'HISTOIRE de RIXENSART Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1683 | Un bombardier Lancaster s'écrase à Rixensart

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    ‘Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), un Lancaster (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasait dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il avait été abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’, l’actuelle agence de la SNCI, place de la Vieille Taille’, écrit Paul Buffin (3) en 1996.

    Un autre membre de l’équipage était ‘tombé sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci avait aidé l’aviateur à descendre de son perchoir et l’avait confié ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin. ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

    ‘Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant AS, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l'avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il est alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans’ (5).

    Equipage : Bruce Cunningham, A. Winterford, Robert John Ramsey, Fred Brown, Bleddyr Roberts, Reginald Brailsford et John Stone (6)

     

    TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

    Roger MELOTTE (7) : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur.

    Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci.

    Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles.

    Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie.

    *

    Marcelle DUPUIS : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises

    *

    Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d'ailleurs été rendu. Des photos ont-elles été prises lors de cette visite ?

     

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    (1) Extrait du journal du Bomber Command : ‘126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost’

    (2) Armstrong Lancaster Mk II, LL739, JI-M

    (3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996

    (4) Reginald Brailsford

    (5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète

    (6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock

    514 Squadron - Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven

    The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo

    (7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

    Collection | PATRIMOINE RIXENSARTOIS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1681 | Léon Brion

    1681. Léon Brion garde du Parc communal devant la sa maison avenue Grimberghe c Liliane Brion 1.jpg 

    Léon Brion et son chien Berger Diane posent devant la maison familiale, sise avenue Grimberghe à Rixensart. A la retraite, cet ancien inspecteur de police à Ixelles, fut le garde du Parc communal et responsable de la conservation de l’étang Gillet. Il succéda à M. Puttevilles et accomplit cette tâche jusqu'en 1964.

    Collection | BRION Liliane Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 1679 | Monument des Fusillés et des Résistants

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    1940-1945 - Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté. Sur cette carte postale commémorative, leurs noms sont publiés par ordre alphabétique, accompagnés d’un portrait.

    Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

    A gauche, les fusillés :

    Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (I, p 74), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

    Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

    Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (I, p.140). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (I, p.134) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

    Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (I, p.144). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

    Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1).

    Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

    Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (I, p.90). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (1)

    A droite, les résistants morts :

    Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

    Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : "Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu'au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi".

    Craps Albert

    Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

    Georis Roger

    Mathy Camille

    Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

    Luyckx Louis

    Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

    Paquet Jules

    Pirsoul Joseph

    La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

    - dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

    - devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

    - autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (« anciennement rue Neuve dans les années trente ») (I, p.134), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

    - dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere

     

    Rétrospectives

    ◼︎ RÉTRO RIXENSART | Monument des Résistants, morts pour la Patrie

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    2012 © Eric de Séjournet

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    (1) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 - 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

    Collection | de SÉJOURNET Eric Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Château des Princes de Merode, intra muros

    20170220. Château de Rixensart Grand Salon 1958 c JCR CCB.jpg

    1958 | Grand salon du château de Rixensart
    coll. Jean-Claude Renier

    Deux grandes tapisseries des Gobelins y évoquent des thèmes mythologiques : l'enlèvement d'Europe, Méléagre et Atalante; un tableau d'enfants de l'époque de Velasquez, une commode en laque du début du XVIIIe siècle, un bureau Mazarin en Boulle, de belles reliures anciennes, des chaises recouvertes de cuir de Malines et différents objets d'art complètent l'ensemble, commente Alessandra Zecchinon (1).

    Variante

    20170220B. Château de Rixensart Grand salon.jpg 

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    (1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990.

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  • 1671 | Laiterie de Rixensart

    1671. Marcelin Dekieper époux Alice Wéry Rixensart avenue de Merode © François DAVID.jpg

    Laiterie de Rixensart, avenue de Merode 19. Mon arrière-grand-père Marcelin Dekieper, époux Alice Wéry, effectue sa tournée. Sur la bâche de sa voiture l'inscription "CL. Wéry-Piron", à savoir les époux Clément Wéry et Marie Piron, explique François David.

    Cette photo illustre parfaitement le parcours de la famille Wéry, tel que décrit par Paul Buffin en 1996 : ‘En 1925, les parents Wéry achètent la maison de l’imprimeur Van Hecke (n° 27 et 29 actuels), conjointement avec une soeur. Lui, le père, ancien paveur est plié en deux, courbé par des années de travail sur les rues des villages environnants. Elle, la mère, Marie, surnommée D’jinleu, est entreprenante. Son surnom vient de son village d’origine, Genleau qui se prononce Ginleu en wallon. En plus de la maison, ils acquièrent les terrains nus qui s’étendent entre le n° 7 et le n° 25 actuels.

    Les parents Wéry ouvrent une laiterie-épicerie dans leur maison et commencent la distribution de lait dans le village, aidés par leurs enfants. Cette boutique, comme toutes celles du village, au cours de ces années là, embaume dans la pénombre. L’épicerie se débite en vrac, dans des sachets, pour le sucre, le café... ou dans le récipient du client, pour la moutarde et l’huile. Le savon noir, stocké dans un seau, est servi dans un morceau de papier brun. On trouve de tout dans ces magasins. De la confiserie: un caramel coûte 5 centimes, un bâton sûr ou un chocolat diable 25 centimes, un bâton de chocolat 1 franc. En plus, il y a des sabots, des brosses, du tabac, du fil à coudre, des aiguilles, de la laine, quelques vêtements ... Ce sont de très, très petits supermarchés avant la lettre.

    Dans les années qui suivent, cinq des huit enfants occupent le terrain familial.

    - Le premier, Henri, qui a un tas de briques dans le ventre, construit une maison au n° 11 qu’il revend à Ginion, cordonnier et marchand de chaussures. Henri bâtit ensuite son salon de coiffure au n° 13.
    - Son frère Jules ouvre sa boucherie au n° 15 (Adriaans actuellement).
    - Une soeur, Julie, épouse le boulanger Delpierre qui s’installe au n° 17 (aujourd’hui Jasmine).
    - En 1941, Robert, le cadet, pharmacien, ouvre une officine dans une pièce de la maison familiale qu’il occupe et agrandit en 1962.
    - Albert reprend le commerce de laiterie-crèmerie peu avant guerre et s’installe au n° 23 (le Baluchon actuel). Sa soeur Alice et son mari reprendront le commerce et se fixeront au n° 21. La laiterie-crèmerie est devenue la fromagerie Rossi.

    Collection | DAVID François Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017