rue j.b. stouffs

  • Le vieux cimetière et le Reposoir du Saint-Sacrement

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    Situé sur un coin de parcelle du vieux cimetière qui entourait l’église primitive de Genval, du Mahiermont, le Reposoir du Saint-Sacrement, dit chapelle Corbisier. Destiné à servir de reposoir pour les processions, Lambert Corbisier (1714-1779) le fit édifier au bas de la Grand-Place de Genval, en 1776. En 1853, il quittera cet emplacement suite à la construction d’un puits au même endroit. Il sera alors installé près du mur ouest du presbytère, lieu qu’il devra à nouveau quitter lors de la construction de la nouvelle église et, c’est seulement à ce moment, vers 1873, qu’il rejoindra l’emplacement actuel : à l’extrémité ouest de la rue Jean-Baptiste Stouffs. Cette niche en pierre bleue, d’époque Louis XVI, est propriété communale (1).

    L’église primitive se trouvait en un site escarpé dominant la vallée de la Lasne. Elle est citée déjà au même l'endroit, dès 1218, mais nul ne sait depuis combien de temps ni de quand date sa construction (...). L'église était entourée de son cimetière et le presbytère n'en était séparé que par une petite ruelle qui permettait aux habitants voisins de l'église de descendre à la fontaine en contrebas. La ruelle est à présent disparue et l'endroit est (ndlr. jusqu’en octobre 2016) un bois d'épicéas à l'angle des rues JB Stouffs et Mahiermont que les Genvalois de souche appellent encore 'le vieux cimetière'. Ce site est qualifié par le Schéma de Structure d'élément archéologique d'intérêt, car cette (première) église constitue le cœur du vieux Genval (2), explique Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart.

    Le vieux cimetière de Genval a encore servi jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, avant d’être fermé. A l’époque, les monuments funéraires ont été retirés, certaines tombes ont été vidées à la demande des familles et les corps transférés vers d’autres cimetières de la commune. Mais la plupart des dépouilles sont restées sur place et la végétation a pris le dessus au fil des décennies.

    En octobre 2016, la Commune de Rixensart a entrepris le déboisement de ce terrain pour y aménager un potager collectif. Les arbres ont été coupés et c’est apparemment lors de l’arrachage des souches que les premiers ossements ont été découverts. Les engins sont repartis et le chantier a été interrompu (3). Cette situation désola Jean-Pierre Herpigny, président du Cercle de Généalogie de Rixensart. Natif de Genval, il se souvient très bien de ce cimetière où il venait jouer dans son enfance, et où son arrière-grand-père a été enterré. "C’est un lieu de recueillement où tout le monde venait dans le temps même s’il était désaffecté. Je n’étais pas prévenu qu’on voulait y faire un potager. La façon dont c’est fait me rend un peu triste" (3).

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(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, pp. 18 et 19, 2000
    (2) Schéma de structure, commune de Rixensart, CREAT, 1991
    (3) VAN PEEL Hugues, Genval : des ossements humains sur le lieu d’un futur potager collectif, RTBF, 22 octobre 2016

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    12.2008 © Eric de Séjournet