visite royale

  • 1629 | Le Mwami de l’Urundi visite les Papeteries de Genval

    1630. 1950 juillet Le Mwami de l'Urundi visite les Papeteries de Genval (journal du dimanche 16 juillet 1950) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

    En juillet 1950, le Mwami (1) de l’Urundi effectua une visite des Papeteries de Genval. Il fut accueilli dans la cour d'honneur par Jacques Lannoye, administrateur-directeur des Papeteries (2).

    Certes, la photo extraite du journal Le Soir du 16 juillet 1950 est de qualité 'papier journal', mais l'intérêt réside principalement dans le style journalistique du reportage, propre aux années '50. Le journaliste apporte surtout un témoignage éclairant sur le fonctionnement de l'usine. 

    Cet après-midi, les drapeaux flottent sur les imposantes installations des Papeteries de Genval, et le soleil, ce matin boudeur, a fait une estivale réapparition. Aux abords des usines. un groupe s'est formé pour assister à l'arrivée du Mwami, dont le séjour en Belgique comprend la visite d'importantes réalisations industrielles et agricoles du pays.

    Vers seize heures les voitures, qui ont conduit jusqu’ici le Mwami, sa suite et des personnalités du ministère des Colonies, font sur leur entrée dans la cour d'honneur des Papeteries, accueillies par M. Jacques Lannoye, administrateur-directeur des usines, par M. André de Walque, directeur du Service social. etc. Le Mwami était, par ailleurs, entouré de M. Stubbe, chef de cabinet adjoint au ministère des Colonies, de MM. Krentz, commissaire de district, Masure, secrétaire d'Administration.

    Les présentations faites, la visite des installations industrielles commença, à travers cette ville-usine qui s'étend sur plusieurs hectares. Témoignant du plus vif intérêt pour les multiples aspects de la fabrication du Balatum et du papier-peint le Mwami ne cacha pas son admiration. Un des membres de sa suite nous dira : « Il apparaît clairement que la volonté de réaliser une chose parfaite est au départ de cette entreprise ».

    La visite débute par la salle où se déroule le feutre imprégné. Les immenses rouleaux de deux tonnes et demie dévident les Iarges rubans noirs, partant vers les diverses étapes d'où ils sortiront revêtus de dessins et de couleurs, ayant passé tour à tour par des séchoirs ou ils se développent comme en immenses tentures dans une atmosphère tropicale ...

    On passe ensuite par les machines à enduire et à imprimer où le feutre reçoit son revêtement qui fera le charme des appartements. Mais ce n'est qu'à la sortie d'un dernier séchoir qu'on les voit sous cet aspect, alors que s'achève le long voyage transformateur, sur la table de triage. Le Mwami s'attarde devant ce spectacle qui ne manque pas d'être impressionnant, la machine débitant le Balatum achevé, le découpant en rouleaux destines à la vente. La curiosité des hôtes des Papeteries ne sera pas moins éveillée par le travail minutieux de la gravure et des coloristes, par ces rouleaux artistement et minutieusement garnis de leurs dessins aux reliefs de laiton, grâce auxquels le papier recevra sa garniture. Car vient alors la salle des impressions avec leurs énormes rotatives où couleurs et dessins se mélangent et se joignent pour former une variété inouïe de modèles, répondant aux goûts les plus difficiles. Longuement, le Mwami se fait expliquer le fonctionnement de ces « presses » féeriques, ainsi qu'il en sera devant la gigantesque machine à fabriquer le feutre.

    Comme il en est pour le Balatum, le papier se forme, lui aussi, en draperies pour le séchage. Les grosses bobines de papiers-peints gagnent la salle de gaufrage, et le travail de bobinettage et d'emballage. On longe les magasins de stock qui contiennent des millions de rouleaux. Quand on sait que le contrôle du papier-peint se fait à raison de 300 à 350 rouleaux à l'heure. et par bobineuse, que la quantité de matières premières traitées est de l'ordre de 300.000 kilos par jour, que tout ce qu'utilise l'usine est fabriqué sur place, que les Papeteries de Genval comptent des usines en, Hollande, en Allemagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Irlande, en Suède et aux Etats-Unis, on peut se rendre compte de leur importance dans l'économie du pays .

    Aussi bien, le Mwami, sa suite et les personnalités qui les accompagnaient, allèrent-ils de surprise en émerveillement, ne quittant qu’à regret les vastes usines des Papeteries de Genval.

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    (1) Mwami : titre royal au Rwanda et au Burundi 
    (2) Le Miami Mwambutsa se rendit pour la première fois en Belgique en 1950. L’Europe l’impressionna beaucoup; ils pris conscience de sa forte position vis-à-vis des hautes autorités de la tutelle. Il en retint surtout que l’Europe était un incomparable lieu d’amusements bien fait pour occuper ses nom deux loisirs. Aussi, il se promit d’y revenir souvent (3)(4).
    (3) Le Mwami se trouvait en Belgique au plus fort de la question royale belge, bien que son voyage eut été remis à diverses reprises pour ce motif.
    (4) GHISLAIN Jean (ancien Administrateur de Territoire au Burundi), La féodalité au Burundi, in Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer, Bruxelles 1970

    Collection | FONDS LANNOYE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 405 | Visite royale aux Papeteries de Genval

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    21 février 1962 - André de Walque salue le Roi Baudouin, en visite aux Papeteries de Genval.

    "Mon père était directeur aux Papeteries et a servi de relais entre le Palais et les Papeteries pour l’organisation pratique de la visite. Visite annoncée deux, trois jours avant. Jeunes gamins, mon frère Laurent et moi-même étions dans le bureau de mon père dans l’usine et avons suivi de près cet évènement", raconte Vivien de Walque, fils d'André. "Je reconnais tout à droite Charles Loos, le directeur général de l'époque, père de l'actuel Charles Loos, jazzman bien connu. On retrouve Charles Loos également sur la photo RR670".

    André de Walque est l'auteur du livre "Un siècle à Bourgeois 1877-1977", reconstituant 'une partie de l'histoire d'un petit hameau qui a toujours tenu à garder une certaine distance avec son centre administratif et jadis religieux'.

    DOCUMENT EN LIGNE > Papeteries de Genval, 21 février 1962 (articles La Dernière Heure et Le Soir)

    Collection | de WALQUE Vivien Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • 352 | Visite royale aux Papeteries de Genval

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    21 février 1962 - André Jacquet salue le Roi Baudouin, en visite aux Papeteries de Genval.

    De gauche à droite : Jacques Verbesselt (Direction des exportations du papier), Joseph Pirard (directeur des services techniques), André Jacquet (directeur commercial), Jean-Marie Hanosset (direction division papier peint), S.M. le roi Baudouin, Charles Loos, directeur général.

    « Mon oncle André Jacquet était entré aux papeteries, appelé pour reprendre la direction commerciale exercée jusqu’alors par son père Ernest, décédé inopinément en 1950. André Jacquet y devint ensuite directeur administratif et financier et reprendra en 1966 la direction générale de deux usines du Groupe des Papeteries de Genval, celles de Châlons-sur-Marne (Grantil) et de Nancy. Il quittera le Groupe en 1971, pour reprendre la direction générale de la société Pégard Productis à Andenne (1971-1976) et terminera sa carrière en tant qu'administrateur-délégué de la Société Nationale de Transports par Canalisations pour le compte de la S.N.I. », raconte Philippe Jacquet.

    DOCUMENT EN LIGNE > Papeteries de Genval, 21 février 1962 (articles La Dernière Heure et Le Soir)

    Collection | JACQUET Philippe Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017